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Mondial 2017 de handball en France : les Bleus, les enjeux, le calendrier... ce qu'il faut savoir sur la compétition

Par Germain Arrigoni, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu mercredi 11 janvier 2017 à 3:00 Mis à jour le mercredi 11 janvier 2017 à 8:22

Nikola Karabatic avec le maillot de l'équipe de France en août 2016 à Rio
Nikola Karabatic avec le maillot de l'équipe de France en août 2016 à Rio © AFP - Matthias Schrader

Seize ans après le sacre des "Costauds", les Bleus se lancent un grand défi de remporter un nouveau titre de champion du monde à domicile, lors de la 25e édition qui s'ouvre mercredi à Paris avec France-Brésil (20h45) et doit faire basculer le handball hexagonal dans une autre dimension.

Les Bleus et les dirigeants de la Fédération française (FFHB) jouent gros. Car il est autant question de suprématie sportive que de développement de la discipline dans un contexte marqué par la candidature de Paris pour l'organisation des JO 2024. Sur les parquets, Nikola Karabatic et sa bande, détenteurs de tous les titres (Euro, Mondial, JO) il y a encore un an, batailleront pour conserver la dernière couronne en leur possession et prouver qu'ils restent les rois.

En coulisses, dirigeants et membres du comité d'organisation du Mondial 2017 s'activent depuis bientôt deux ans pour faire de cet événement "une grande fête populaire" en attirant des passionnés mais aussi un public plus large dont les jeunes gens viendraient gonfler le nombre de licenciés. L'objectif ? Franchir la barre des 600.000 licenciés, à l'instar du basket-ball l'an passé. Comme le souligne Philippe Bana, directeur technique national depuis 1999, "la médaille crée l'enfant qui joue". Depuis le premier titre tricolore, lors du Mondial en Islande en 1995, la Fédération a triplé les rangs de ses pratiquants selon le DTN.

Les Bleus aux quatre coins de la France

Celle-ci peut compter sur deux locomotives "qui tirent le wagon du développement" : l'équipe masculine, une vraie machine à titres (10 au total - 5 Mondiaux, 3 Euros, 2 JO, dont huit glanés lors des dix dernières années) mais aussi la sélection féminine, médaillée de bronze lors de l'Euro en décembre et d'argent lors des Jeux de Rio en août. Au Brésil, la France a réussi la prouesse de placer ses deux équipes sur le podium puisque les "Experts" ont eux aussi décroché l'argent après l'or en 2008 et 2012.

L'événement débute ce mercredi soir à Paris (AccorHotels Arena) avec un match inaugural opposant la France, tenante du titre, au Brésil. Sept autres villes accueilleront également la compétition : Montpellier, Villeneuve d'Ascq, Brest, Metz, Rouen, Albertville ainsi que Nantes où les Français disputeront leurs quatre autres matches du tour préliminaire.

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Les matches retransmis sur Radio France

Comme à Rio ou lors du Mondial 2015 au Qatar, les Bleus auront droit à un coup de projecteur. En qualité de radio officielle de la compétition, dans le cadre de sa coopération avec beIN Media Group, Radio France déploiera à l’occasion des matchs de l’Equipe de France un dispositif à la hauteur de l’événement. Les matchs des Bleus seront retransmis en direct sur franceinfo. Les journalistes du réseau France Bleu couvriront également cette compétition sur l’ensemble des sites en région.

TF1, qui a racheté des droits à BeInSports, compte diffuser trois matches - quart de finale, demi-finale, finale - en partenariat avec sa filiale TMC s'ils vont au bout. Il y a deux ans, lors de la retransmission de la finale de Doha, la Une avait connu un pic d'audience de 12,6 millions de téléspectateurs.

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Vers un record d'affluence pour un Mondial ?

En tribunes, 431.000 spectateurs sont attendus selon le comité d'organisation qui a dressé un nouveau bilan de sa billetterie lundi à deux jours du coup d'envoi. L'objectif du comité d'organisation est d'atteindre la barre des 500.000 billets sur les 656.000 disponibles, condition essentielle pour équilibrer le budget qui se chiffre à 30 millions d'euros. A titre de comparaison, le précédent Mondial messieurs organisé dans l'Hexagone en 2001 - remporté par les Français - avait attiré environ 200.000 personnes, rappelle Joël Delplanque président du comité et de la Fédération française de handball (FFHB).

A Lille, les organisateurs veulent battre le record d'affluence pour un match du Mondial (25.000 personnes en 1999 au Caire) en remplissant le stade Pierre-Mauroy (27.500 places en configuration hand) censé accueillir le huitième et le quart de la France si celle-ci se qualifie.

Le rêve de la FFHB ? Retrouver la même ambiance que lors du Mondial 2007 de rugby qui avait dopé la cote de popularité de l'Ovalie. Mais pour que la réussite soit totale, les Bleus sont condamnés à gagner. Ils en ont l'étoffe et l'expérience au regard de leur flopée de stars dont Nikola Karabatic, Daniel Narcisse et Thierry Omeyer - les deux derniers rescapés du Mondial-2001 - mais les jeunes, plutôt discrets à Rio, devront apporter leur pierre à l'édifice.

La tâche s'annonce périlleuse pour la troupe française, dirigée désormais par deux sélectionneurs, Didier Dinart et Guillaume Gille, titrés en 2001, Claude Onesta étant devenu manager général. Premiers éléments de réponse ce mercredi soir avec le match d'ouverture des Bleus face au Brésil (20h45).

La liste des 16 Bleus

  • Gardiens : Thierry Omeyer (40 ans, Paris SG), Vincent Gérard (30 ans, Montpellier) Arrières gauche: William Accambray (28 ans, Paris SG), Timothey Nguessan (24 ans, Barcelone/ESP), Olivier Nyokas (30 ans, Nantes)
  • Demi-centre : Nikola Karabatic (32 ans, Paris SG), Daniel Narcisse (37 ans, Paris SG)
  • Arrières droit : Nedim Remili (21 ans, Paris SG), Valentin Porte (26 ans, Montpellier), Adrien Dipanda (28 ans, Saint-Raphaël)
  • Ailiers gauche : Michaël Guigou (34 ans, Montpellier), Kentin Mahé (25 ans, Flensburg/GER)
  • Ailier droit : Luc Abalo (32 ans, Paris SG)
  • Pivots : Luka Karabatic (28 ans, Paris SG), Cédric Sorhaindo (32 ans, Barcelone/ESP), Ludovic Fabregas (20 ans, Montpellier)
  • Réserviste : Yanis Lenne (20 ans, Sélestat, ailier droit)

Les matches des Bleus lors des poules

  • mercredi 11 janvier : France-Brésil (20h45)
  • vendredi 13 janvier : Japon-France (17h45)
  • dimanche 15 janvier : France-Norvège (17h45)
  • mardi 17 janvier : Russie-France (20h45)
  • jeudi 19 janvier : France-Pologne (17h45)
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La formule

Les 24 équipes sont réparties en quatre groupes de six lors de la phase de poules. Les quatre premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale. Les 5e et 6e de chaque poule sont éliminés et joueront la "Coupe du président" (consolante). Les équipes issues du groupe A croisent avec celles du groupe B selon le modèle 1A-4B, 2A-3B, 3A-2B, 4A-1B. Idem pour les équipes des groupes C et D, qui seront opposées.

Lors de la phase de poule, les équipes à égalité de points sont départagées aux matches particuliers entre elles (points, puis différence de buts, puis meilleure attaque dans ces rencontres), puis à la différence de buts générale.

Le palmarès tricolore

La France détient le record du nombre de titres mondiaux de handball masculin avec cinq sacres. La France a remporté quatre autres médailles mondiales : une en argent (1993) et trois en bronze (1997, 2003, 2005).

Elles comptent par ailleurs trois trophées européens (2006, 2010, 2014) et deux médailles d'or olympique (2008, 2012), ce qui fait d'elle la nation la plus titrée de l'histoire chez les messieurs.

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