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Basket – Handball – Volley

Philippe Durst, président du Sluc Nancy Basket : "ne jetons pas tout"

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Quelques jours après l'élimination du Sluc Nancy Basket en quart de finale de playoffs de Pro B, le président du club nancéien sort de son silence. Il ne veut pas prendre de décision à chaud et ne veut pas tout jeter de cette saison terminée par un échec. Entretien.

Philippe Durst, président du Sluc Nancy Basket , le 29 septembre 2018
Philippe Durst, président du Sluc Nancy Basket , le 29 septembre 2018 © Maxppp - Alexandre MARCHI

Nancy, France

On l'avait quitté terriblement déçu après la défaite du Sluc Nancy Basket mardi dernier en quart de finale de playoffs de Pro B, le président du club lorrain, Philippe Durst sort de son silence ce dimanche. Il dresse un premier bilan de cette saison terminée loin de l'objectif fixé, à savoir la montée en Jeep Elite. Philippe Durst, demande du temps avant de prendre d'éventuelles décisions, le temps de la réflexion. Entretien.

France Bleu Lorraine : "Vous avez été relativement discret jusque là, dans quel état êtes-vous ?"

Philippe Durst : "On se remet difficilement de l'émotion suscitée par cette défaite. C'est très très lourd. On n'arrête pas de refaire la fin de match. J'exprime ma compréhension de l'insatisfaction de l'ensemble des gens autour du Sluc, qui ont du mal, comme moi, à digérer cette élimination largement trop tôt."

"Est-ce que cette saison est un échec ?"

"Très clairement, c'est trop tôt pour le dire. Je veux conserver la semaine prochaine pour poursuivre mes réflexions, rencontrer tout le monde et bénéficier de l'analyse de chacun d'entre nous. Cependant, ce temps, il faut le réduire au maximum parce qu'il y a des décisions à prendre et nous avons comme objectif de terminer à la fin de la semaine cette analyse."

Est-ce qu'on a fait le mieux possible ?"

"Enfin, ce n'est pas une réussite..."

"Je ne veux pas de langue de bois. Oui, c'est un échec par rapport à la non-atteinte de l'objectif. Est-ce qu'on a fait le mieux possible avec les aléas inédits que nous avons subis ? La chute d'un panneau LED sur un joueur qui s'est avéré être l'un de nos meilleurs joueurs. Une succession de blessures, trois joueurs blessés au même poste. On a eu Solo Diabaté  qui est arrivé, n'a pas pu jouer parce qu'un examen lui interdisait de jouer. Puis d'un seul coup, le même médecin dit qu'il n'y a pas de problème. Il est revenu, il a fallu le mettre en condition physique. Avec cette configuration, on a fait huit matchs sans défaite. Nous étions 80% du temps entre la première et la deuxième place."

"Vous vous expliquez ce qu'il s'est passé ?"

"C'est trop tôt. On est resté meilleure défense. On a perdu peu de balles. Il y a des statistiques qui montrent que ce n'était pas si mal. Est-ce qu'on n'aurait pu faire mieux ? Est-ce qu'on a fait des erreurs ? Certainement que Boukichou, c'est une erreur. Une erreur qui est arrivée à l'intérieur de circonstances puisque la décision a été prise au moment où Houmounou s'est blessé."

Ne jetons pas tout"

"Vous dites qu'il ne faut pas tout jeter ?"

"Ne jetons pas tout. Mais il est compréhensible que notre entourage ait envie de tout jeter et de dire que c'était nul. Je le comprends. Cependant, l'analyse doit être froide, technique, qui donne la parole à chacun ."

"Est-ce que la question de la présence sur le banc de Christian Monschau se pose ?"

"La présence du président, la présence du coach, la présence de chacun d'entre nous dans la gouvernance, se pose. On a fauté ou on n'a pas fauté ? On va regarder ça froidement. J'ai passé plusieurs heures avec Christian, dans une ambiance de collaboration, de respect. Sa déception est immense. La déception des joueurs est immense. Certains joueurs ont fait leur dernier match. J'ai reçu beaucoup d'excuses des joueurs. Chacun a été exemplaire dans son attitude."

Le supporter, "ça lui fait une belle jambe que vous soyez performant sur le plan économique"

"Votre mandat de président arrive à échéance à la fin du mois. Est-ce qu'il y a une hésitation de votre part ?"

"Bien sûr qu'on remet tout à plat, y compris l'existence du futur mandat. Bien sûr que je souhaite poursuivre mais je ne le ferai qu'en toute connaissance de cause et en ayant pris conscience des erreurs que nous avons faites, des risques que nous avons pris mais aussi des choses qui ont été bien menées."

"On vous reproche parfois d'avoir davantage développé l'activité économique du club mais sans résultats sportifs. Qu'en pensez-vous ?"

"Chaque personne dans cette salle dira que ça lui fait une belle jambe que vous soyez performant sur le plan économique, que vous ayez structuré la comptabilité, que vous ayez amélioré la gouvernance. Cependant, je réponds à votre question. On est au plus haut historique en matière de revenus, en matière d'événements créés, d'affluence avec 4.800 spectateurs de moyenne, un record en Pro B. En tant que chef d'entreprise, on dit qu'il faut poursuivre, indépendamment de l'aléa sportif."

"Vous venez d'embaucher un directeur général, Youri Verieras. Ne manque-t-il pas un directeur sportif, capable d'apporter une aide, ou d'être un contre-pouvoir vis-à-vis du coach, quel qu'il soit ?"

"Ce qui est prévu, c'est un triumvirat coach-directeur général-président pour chacun des décisions importantes. Ce triumvirat a bien fonctionné donc le coach n'est pas laissé seul à son initiative. Le coach est quelqu'un qui respecte le président et le directeur général. Est-ce qu'on a les moyens d'avoir, en plus, un directeur sportif ? Là, je dirais qu'il vaut mieux mettre de l'argent sur un joueur que sur un directeur sportif."