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Basket – Handball – Volley

US Orthez - Paco Laulhé : « Le combat face à plus lourd, plus rapide, c'est leur came ! »

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Par , France Bleu Béarn

L'US Orthez a remporté ce vendredi soir le trophée Coupe de France face à Voiron (52-45), le coach des "magiciennes" revient sur ce match intense, jusqu'à la délivrance finale.

Paco Laulhé à propos de ses joueuses : « Des questions elles ne s'en posent pas, elles ont tout compris ! »
Paco Laulhé à propos de ses joueuses : « Des questions elles ne s'en posent pas, elles ont tout compris ! » © Maxppp - Fred Mazéas

France Bleu Béarn : À voir votre joie, c'est plus qu'un simple trophée que vous venez de décrocher...

Paco Laulhé : C'est Orthez qui reste dans nos veines, moi j'y suis né et tu te dois quand tu es de là de laisser venir, parce qu'il y a quelque chose qui te parle et qui te dit : "Ici il s'est passé quelque chose"... Des mecs se sont agrégés, ont fait en sorte de partager avec le public, et on sait ce que ça a donné ! On sait que Madrid, Milan, Tel-Aviv, Kaunas sont venus à l'époque... Et ça quand tu l'as ressenti, tu sais qu'il y a une attente, à nouveau, à Orthez. Quand tu te prépares tu dois te dire : "On se doit de tout y mettre". Tout y mettre, tout repenser, tout affiner pour se donner une chance encore de faire vivre à Orthez non seulement la flamme basket mais la gagne !

Comment arriver à autant de générosité de la part de votre groupe, pour le faire gagner ?

C'est un "supra-compromis" entre générosité et cran. Ce groupe depuis trois ans – et elles l'avaient fait avant avec Franck (Franck Ginestet, son prédécesseur, NDLR) – c'est quand même des nanas qui ont un "bide" rare. J'ai coaché des mecs, mais des courageuses comme ça... Elles savent s'abîmer pour, des fois, le bien du collectif, et avoir peu de scrupules pour se rassembler, pour tirer alors qu'il y a de l'enjeu, que le ballon compte énormément... Des questions elles ne s'en posent pas, parce qu'elles sont là pour ça. Elles ont tout compris !

Il y a eu peu de réussite au tir dans cette finale mais vos joueuses n'ont jamais rien lâché...

Quand vous avez Élodie Guillenteguy comme capitaine, Margaux Lagardère derrière dans la trace ou encore Émilienne Vidal, vous savez, le combat face à plus lourd, plus rapide, c'est leur came ! Et sur ce match à Bercy, tout le monde s'aligne sur un parquet qui est particulier dans le ressenti du rebond, un panneau tout neuf avec un cercle très dur qui renvoie la balle, donc inévitablement la réussite si tu en as ici c'est que tu es un joueur de très très grande classe. Quand tu n'as pas tout ces moyens, oui il y a du déchet, mais il y en a eu des deux côtés alors qu'elles s'entraînent bien plus que nous, il y a de quoi être fiers.

Très tôt on voit qu'on peut le faire, que ça va être compliqué mais que c'est possible. Je me dis : "purée elles sont encore là les garces !"        
— Paco Laulhé

Vous avez eu des mots pour les galvaniser ?

On est parti de loin, avec des petites touchettes, des choses qui font vibrer le bide, des "transcendements" qui sont faciles quand vous avez ce genre de programmation et d'intérêt pour le projet. C'est vrai aussi qu'elles ont une part d'autonomie de dingue, moi quand je rajoute ce qui me parait susceptible de les embarquer, on va loin parce qu'elles sont concernées comme personne !

À quel moment vous sentez qu'elle est gagnée cette finale ?

Très tôt on voit qu'on peut, que ça va être compliqué mais que c'est possible. Je me dis : "purée elles sont encore là les garces !" On n'a pas joué depuis le 13 avril, on a entretenu la forme comme on pouvait, en jouant aussi des garçons... Les autres elles sont en playoffs ! Et on se pointe, on s'aligne, qu'est-ce que tu veux de plus... Quand tu es coach, tu essayes avec ton petit gonfleur de gonfler certains petits bateaux, mais quand c'est percé, c'est percé. Là, il y a à peine besoin de mettre un coup d'air dans le pneumatique, c'est tonique, ça veut, c'est mobilisé... Je souhaite ça à beaucoup de coachs !

Quelle importance a ce trophée pour le club ?

C'est énorme ! On a le plus petit budget de Nationale 1 Féminine, les deux poules réunies. On veut y rester et on veut développer, et pour ça il faut montre qu'on est digne de confiance. Avec les playoffs l'an dernier, ce trophée là, on montre qu'on mérite un peu de soutien, de considération pour construire quelque chose d'encore plus abouti avec de la formation... Quand tu y as goûté, tu as envie de le cultiver, de le propager.

Propos recueillis par Frédéric Mazéas