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Volley/Handball : les clubs rennais veulent un arrêt pur et simple de la saison

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Par , France Bleu Armorique

Leur situation est quasiment la même : à l'arrêt depuis début mars, le Rennes Volley 35 et le Cesson - Rennes Métropole handball ne se voient pas terminer la saison. Sans date de reprise, leurs président pensent qu'il vaut mieux s'arrêter là. Points de vue croisés.

Il n'y aura peut-être plus de volley ni de handball sur les parquets cette année.
Il n'y aura peut-être plus de volley ni de handball sur les parquets cette année. © Maxppp - Maxppp

A l'arrêt respectivement depuis le 7 et le 6 mars, le Rennes Volley (troisième de Ligue A), et le Cesson - Rennes Métropole Handball (leader de ProLigue) ne savent pas quand il vont pouvoir remonter sur les parquets. Dans les deux cas, leurs Ligues ont décidé de suspendre provisoirement les compétitions. Et dans les deux cas, les présidents Brice Chambourg (Rennes Volley) et Stéphane Clemenceau (Cesson - Rennes Métropole Handball) plaident pour que la saison ne reprennent pas. 

L'issue de la saison

Brice Chambourg (Rennes Volley 35)

Situation actuelle : 3e de Ligue A, virtuellement qualifié en play-offs. Demi-finaliste de la Challenge Cup européenne.

"Mon sentiment, c'est que le championnat en France et les coupes européennes vont être totalement suspendues et que la saison est terminée. Il n'y aurait pas de titre décerné. Plusieurs solutions étaient envisagées pour les relégations : une montée/une descente, aucune montée ni aucune descente. D'autres sont pour qu'il n'y ait pas de descente et deux montées". 

"Ce ne serait pas gérable de faire revenir les gens. S'entraîner n'est pas possible, a priori jusqu'à mi-mai. Cela n'aurait aucun sens de dire : "Vous n'avez pas joué ensemble depuis je ne sais combien de semaines, on reprend le championnat"

"Troisième, on ferait une meilleure saison que la saison dernière, on rejouerait la même coupe d'Europe que cette année. Malgré tout, le bilan serait plutôt bon. Et puis, vu tout ce qu'il se passe, il serait déplacé de se plaindre. Il y a des problèmes bien plus importants." 

Stéphane Clemenceau (Cesson - Rennes Métropole Handball)

Situation actuelle : 1er de ProLigue, virtuellement directement promu en StarLigue 

"Pour le moment, le mot d’ordre, c'est que le championnat est suspendu jusqu’au 22 avril. Il paraît évident que cette date ne tiendra pas. Et puis, des joueurs arrêtés pendant un mois ou un mois et demi ne vont pas reprendre du jour au lendemain. Il y a une période de préparation, à minima de 15 jours. Je pense qu'on ne remettra pas les pieds sur le parquet." 

"Notre position serait un passage à 16 clubs dès l'an prochain en Lidl StarLigue (première division). C'est déjà acté pour 2021/2022, on anticiperait d'un an. Les deux premiers de D2 (Cesson - Rennes et Limoges) monteraient. Il n'y aurait pas de relégation de D1 en D2, ni de D2 en N1. Je pense qu'il y a une forme de légitimité et de logique à cela." 

"Je fais partie de ces gens qui considèrent qu'on ne doit relancer les matchs que si on peut accueillir du public. Le huis clos n'a aucun sens. On doit assurer l'avenir de l'entreprise. Donc, il y a deux solutions. Soit on est à l'arrêt, mais les joueurs sont au chômage. Soit on repart, mais dans des conditions normales, avec 3 000 - 3 500 personnes dans les tribunes, des entreprises dans les salons privés.... "

Les discussions entre clubs

Stéphane Clemenceau (Cesson - Rennes Métropole Handball) 

"Les discussions sont un peu au point mort avec la Ligue. Mais, si on va vers un gel du championnat, plus tôt on a une décision, mieux ce sera pour tout le monde. Cela laisse du temps aux clubs pour s'organiser, aux joueurs en fin de contrat pour retrouver un point de chute, au club pour retourner vers les partenaires et les collectivités".

Brice Chambourg (Rennes Volley 35)

"13 des 14 clubs de Ligue A se sont prononcés pour un arrêt total de la saison. Le seul qui ne l'a pas fait, c'est Nice, parce que son président est aussi celui de la Ligue. Donc il n'y a aucune raison que la Ligue n'aille pas dans ce sens là, elle se réunissait jeudi en comité directeur." 

La gestion actuelle

Stéphane Clemenceau (Cesson - Rennes Métropole Handball)

"On a une vingtaine de salariés, entre les joueurs, les entraîneurs et les administratifs. Et aujourd'hui personne ne travaille, on a cessé l'activité. Tout le monde est chez lui, en chômage partiel. On ne se complaît évidemment pas dans cette inactivité, c'est complètement inédit, et ça interroge beaucoup, les garçons sont avides de réponses à des questions. Et on ne peut pas apporter toutes les réponses".

Brice Chambourg (Rennes Volley 35)

"Tout le monde est au chômage partiel. Il n'y a plus de joueurs, les billetteries, les gymnases sont fermés, donc la gestion du club est quasi-nulle, on ne peut pas se permettre de garder quelqu'un. Nos joueurs Brésiliens sont repartis mercredi, les Français sont rentrés dans leur famille. Mais d'autres sont restés à Rennes, ils considèrent que Rennes, c'est chez eux. Tout le monde est parti assez convaincu qu'on ne se reverrait pas cette saison". 

Le volet économique

Stéphane Clemenceau (Cesson - Rennes Métropole Handball)

"On fonctionne à plus de 70% avec des aides privés. On sera forcément en difficulté sur les six mois à venir. Pour les entreprises, la priorité ne sera pas vers les partenariats sportifs". 

"Le club vit avec l'activité qu'il a eue pendant neuf mois. On a signé des partenariats, reçu de la billetterie, et une partie des subventions. Mais, sur les quatre matchs qu'il restait, entre la billetterie et les événements entreprises, c'est un chiffre d'affaires de 140 -150 000 euros qui ne vont pas rentrer. Dans un budget, ce n'est juste pas possible."

Brice Chambourg (Rennes Volley 35)

"L’exercice était quasiment bouclé. Une des demandes des clubs, c'est que la DNACG, le gendarme financier du sport, accepte, exceptionnellement, un déficit de 10%. Après, certes, on n'a plus de billetterie, mais on n'a plus de dépenses non plus. Globalement, on avait un budget de 1,6 million, on sera peut être à 1,4, mais en ayant dépensé beaucoup moins, donc ça va s’équilibrer. La fin de saison sans match, à vu de nez, va nous coûter environ 200 000 euros, parce qu'entre la Coupe d'Europe et les play-offs, ce sont des matchs qui étaient très attendus."

"La vraie problématique, c'est l'an prochain. Sur toutes les entreprises qui vont avoir du manque à gagner, combien vont continuer d'être partenaires de clubs sportifs ? Et dans des sports comme le volley qui n'ont pas de droit TV, si les partenaires ne viennent plus ou veinent moins, et qu'il n'y a pas de solution des collectivités, la question, c'est de savoir combien de club vont pouvoir repartir. Est-ce qu'il y aura encore un championnat l'an prochain ?"

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