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Basket – Handball – Volley

Volley - Ligue B : "Saint-Jean-d'Illac a le niveau" assure son président

samedi 1 décembre 2018 à 7:01 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

Avant d'accueillir Mende ce samedi (18h) dans un duel de promus, Stéphane Hassoun estime que, malgré une dixième place au classement, son équipe a tout pour se maintenir même si elle doit maintenant passer la vitesse supérieure. Interview.

Dans sa salle, Saint-Jean-d'Illac a poussé le Paris Volley au tie-break.
Dans sa salle, Saint-Jean-d'Illac a poussé le Paris Volley au tie-break. - @ASIVolley

Bordeaux, France

France Bleu : Quel premier diagnostic faites-vous de ce début de championnat ?

Stéphane Hassoun : C’est un début de saison qui peut paraître compliqué comme on peut le lire bêtement sur le classement puisque sur sept matches, on a six défaites. En revanche, on a joué plutôt le haut du tableau avec des équipes de Ligue B bien ancrées dans ce championnat dont les deux gros favoris. Malgré cela, on a réussi à faire cinq tie-breaks. Ça veut dire qu’on a pris des points quasiment à chaque fois. C’est plutôt positif au niveau de l’aspect du jeu et de l’engagement de l’équipe. Mais c’est vrai que sur un plan purement mathématique, on ne peut pas s’en satisfaire.

Vous recevez Mende, un de vos concurrents désignés pour le maintien. Victoire obligatoire ?

Mende fait partie des équipes qu’on se doit de battre à domicile. C’est un promu avec qui on a été habitué à batailler déjà l’an dernier. Ça fait clairement partie des équipes qui sont à notre portée. L’impératif c’est de finir par une victoire 3-1 ou 3-0 sans laisser de point à l’adversaire sur cette confrontation.

On ne doit pas au hasard notre présence en Ligue B. Maintenant il va falloir passer un cap physique, technique et mental pour engranger les points.

Vous estimez aujourd’hui que le temps d’adaptation est terminé ?

On est au premier tiers de la saison régulière qu’on a envisagé comme un temps d’apprentissage. Il y a des informations importantes qui sont ressorties de ces sept premières journées. On a une équipe qui a le niveau puisque elle a rivalisé avec les meilleures équipes voir les a fait trembler en parlant du Paris Volley par exemple. On ne doit pas au hasard notre présence en Ligue B. Maintenant il va falloir passer un cap physique, technique et mental pour engranger les points. Et dans le deuxième tiers, on récoltera de manière significative les investissements qu’on a faits jusqu’à présent.

Psychologiquement, c’est dur pour votre groupe d’apprendre à perdre après une saison quasi-parfaite ?

C’est effectivement une des questions qu’on peut se poser. Je pense que les garçons connaissent bien le fossé entre l’Elite et cette Ligue B puisque certains l’avait déjà côtoyée. Cette année, c’est encore très homogène et, sur un match, tout le monde peut battre tout le monde même si sur une saison Paris Volley et Saint-Nazaire survoleront certainement le championnat. Quand il y avait des petits détails qui manquaient l’an dernier, ça passait quand même. Cette année, on n’arrive pas à conclure. 

Le club attire 600 personnes par match depuis le début de saison. - Aucun(e)
Le club attire 600 personnes par match depuis le début de saison. - @ASIVolley

Au-delà du bilan comptable, comment votre club vit-il la découverte du volley professionnel ?

Les partenaires ont répondu présents et sont en nette augmentation cette année et ça dure depuis trois ans. La fréquentation de la salle est importante les soirs de match. On est passé d’une jauge de 2-300 personnes à 600. C’est vraiment une satisfaction pour le club d’avoir su amener la commune de Saint-Jean-d’Illac et les passionnés de volley en Gironde à venir voir ce qui se passait à 20 kilomètres de Bordeaux. On ressent aussi positivement les effets auprès des licenciés puisqu'on a des effectifs en hausse importante. 

Un tas de petits signaux qu'on n'avait pas l'an dernier

Vous sentez une attente voir une frustration des amateurs de volley de haut niveau ?

On revoit d’anciens volleyeurs à la salle qu’on ne voyait pas avant. Vingt ans d’abstinence de volley professionnel sur Bordeaux font que les gens sont curieux, viennent et reviennent voir. Surtout qu’il y a beaucoup de spectacles avec notamment des matches en cinq sets, même si on aimerait les boucler plus vite. Il y a de l’ambiance, les gens prennent du plaisir. D’autres clubs nous appellent pour savoir comment venir en groupe. Tout ça, c’est un tas de petits signaux qu’on n’avait pas l’an dernier et qui montrent qu’on est un peu plus en lumière. Les fondations sont bonnes, on est en train de travailler sur un centre de formation pour attirer de jeunes talents. Ça ne s’est pas bâti en une saison, c’est la construction d’un projet débuté il y a trois ans. Il n’y a pas de raisons que ça s’arrête du jour au lendemain.