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Benoît Cosnefroy (AG2R La Mondiale) : "Une nouvelle saison qui commence"

A moins d'un mois du départ du Tour de France, le cycliste originaire de Rauville-La-Bigot Benoît Cosnefroy peaufine sa préparation. Le coureur de la formation AG2R La Mondiale est au départ ce samedi de la Route d'Occitanie.

Trois ou quatre courses attendent le coureur manchois Benoît Cosnefroy avant le départ du Tour de France le 29 août
Trois ou quatre courses attendent le coureur manchois Benoît Cosnefroy avant le départ du Tour de France le 29 août © Maxppp - Philippe VACHER

Benoît Cosnefroy, on est à moins d'un mois désormais du départ du Tour de France. Un départ décalé en raison de la crise sanitaire. Comment vous sentez-vous ?

C'est vrai que ça va arriver vite maintenant. Je reprends la compétition dès samedi avec la Route d'Occitanie. Mon bloc d'entraînement s'est bien passé. On ressort d'un stage en altitude de quasiment vingt jours pour la part. On était logés à 2550 mètres d'altitude, pour essayer de trouver des bénéfices sur le manque d'oxygène en altitude. J'espère que mes courses vont bien se passer pour me permettre d'arriver avec un bon niveau de forme au Tour de France. D'ici la Grande Boucle, j'ai trois à quatre courses, dont deux à étapes : la Route d'Occitanie (quatre jours) et le Dauphiné (six jours). Et puis il y aura le Championnat de France. 

Avoir une saison totalement décalée comme ça, ça change quoi ? 

ça change énormément de choses. On n'a pas l'habitude d'avoir des périodes aussi longues de préparation et sans courses. ça change aussi même sur nos repères météorologiques : là, on se retrouve à faire beaucoup d'entraînements sous la chaleur, alors que d'habitude on est en courses. On a un autre rythme. On n'a pas trop de repères, d'expérience, mais on s'adapte plutôt bien. 

Pour ces premières courses, il va y avoir une grosse tension

Vous avez réalisé un très bon début de saison avec vos victoires sur le Grand Prix La Marseillaise et L'Etoile de Bessèges. Est-ce frustrant de se retrouver coupé dans son élan ? 

Mon début de saison a été très bon, et j'espérais continuer sur les classiques ardennaises. Là, c'est une nouvelle saison qui commence. Je sais qu'il me faut peu de courses pour arriver en forme, et ça peut être un avantage face à mes adversaires. Mes deux victoires du début de saison me paraissent très loin. Mis à part Paris-Nice, il n'y a pas eu de grandes courses majeures. 

Justement, tout le monde l'attend ce "début" de saison. Le peloton risque d'être nerveux...

Il va y avoir une grosse tension. On ne sait pas combien de temps va tenir le restant de la saison, entre le risque d'une deuxième vague dont on entend parler et les cas de covid qui se multiplient. On est tous dans l'optique de prendre tout ce qu'il y a à prendre. Il y a des enjeux pour les sponsors. Et ça va amener de la nervosité, de la pression. Je vais essayer de m'en tirer le mieux possible et surtout ne pas chuter. C'est ce qui m'a coûté un bon Tour de France l'an passé. 

Je rêve de gagner une étape sur la Grande Boucle

Ces trois ou quatre courses avant le Tour, ça va ressembler à quoi ? 

La Route d'Occitanie, course à étapes, avec des profils à mon avantage. J'ai des ambitions personnelles de résultat. Le Dauphiné est clairement une course de montagne. C'est travailler pour le collectif et préparer le Tour de France. Et puis après, le Championnat de France : forcément, c'est un objectif pour moi, même si le scénario est toujours improbable. Je ne me mets pas plus de pression que ça. 

Sur le Tour de France, quels sont vos objectifs ? 

Gagner une étape. Tout du moins, me mettre en position pour gagner une étape. C'est le plus haut niveau de mon sport, et je rêve de gagner une étape sur la Grande Boucle. Je ne sais pas si c'est pour cette année, mais c'est pour ça que je m'entraîne. Je n'ai pas encore trop regardé les étapes, et puis on verra la condition physique au jour le jour. 

Votre statut a changé également, comment l'abordez-vous ? 

Je suis plus regardé par le grand public, les médias et le peloton. Mais c'est une pression positive pour moi. Et ça me donne encore plus d'envie et de rage pour essayer d'aller chercher les meilleurs résultats possibles. Depuis quelques mois, c'est vrai que je sens une pression qui monte petit à petit. Et j'en suis le plus ravi. Il faut bien le gérer, mais je suis bien entouré dan l'équipe. C'est une force. 

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