Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Daniel Mangeas : "Benoît Cosnefroy est entré dans tous les foyers français sur ce tour!"

Le Tour de France 2020 s'achève ce dimanche sur les Champs-Elysées et couronne un coureur Slovène, Tadej Pogacar, plus jeune vainqueur, à 22 ans moins 1 jour ! Le tour aura été marqué par les coureurs Normands cette année. Bilan avec le Manchois Daniel Mangeas, ex speaker de l'épreuve.

Une voix de légende : Daniel Mangeas
Une voix de légende : Daniel Mangeas © Radio France - Philippe Guitton

Daniel Mangeas, ce tour 2020 vous a-t-il plu?

Daniel Mangeas : Disons que le final a été somptueux avec un bouquet final totalement réussi grâce à Tadej Pogacar. Ce qui m'a beaucoup plus, c'est Benoît Cosnefroy avec le maillot à pois durant 2 semaines. C'était la Normandie et la Manche à l'honneur! J'ai aimé aussi la performance du futur vainqueur de l'épreuve, Pogacar, capable de revenir au classement après avoir perdu plus d'une minute dans une bordure. Le bilan, c'est un tour de bonne tenue, mais pas un grand tour.

Qu'est ce qui a manqué pour en faire une grande édition?

DM : Il a manqué que les Français soient à la hauteur. Ils ont été moyens avec seulement deux victoires d'étapes, et malgré le bon classement final du Normand Guillaume Martin (11e), les Français n'étaient pas en mesure de jouer les premiers rôles.

Il faudrait mettre plus rapidement les jeunes coureurs français dans le grand bain.

Comment expliquez-vous que les couleurs tricolores ne parviennent pas à jouer la victoire finale ou le podium?

DM : Je me pose la question comme beaucoup. On voit que les nations étrangères ont leurs jeunes de 21, 22 ou 23 ans qui sont déjà sur les routes du tour de France. Il y avait Egan Bernal l'an dernier, Richard Carapaz ou Tadej Pogacar cette année. Les plus talentueux intègrent déjà les équipes "World tour" et les courses de classe 1. Je me demande si la catégorie espoir est encore adaptée aujourd'hui et s'il ne faudrait pas mettre plus rapidement les jeunes coureurs français dans le grand bain.

Que pensez vous de la performance du vainqueur Tadej Pogacar?

DM : Il ne vient pas de nul part! Il a gagné le tour de l'Avenir, le tour de Californie, il a été 3e de la Vuelta. C'est un grand talent, mais évidemment, avec ce que l'on a connu par le passé, il y a toujours un petit zeste de prudence qui nous invite à un peu de recul. Je souhaite que rien ne vienne assombrir la performance qu'il a réalisé.

Je regrette que le port du masque ait privé les Français du sourire et du regard lumineux de Benoît!

Que va changer la performance de Benoît Cosnefroy dans sa carrière?

DM : Il a été égal à lui même. J'ai même l'impression qu'il n'était pas au mieux de sa forme et il a pourtant réussi à en tirer des moments très forts car ce n'est pas rien de monter 15 fois sur le podium pour revêtir le maillot si convoité de meilleur grimpeur! Il va en retirer une confiance accrue. Certes, il n'est pas suffisamment bon grimpeur pour gagner le tour, mais il peut briller dans les classiques comme les Ardennaises. Je pense que du statut de jeune espoir connu des passionnés de vélo, il est désormais entré dans tous les foyers. Et puis ce qui me rassure, c'est qu'il gère cette nouvelle notoriété. Il est lucide en course comme il l'est dans la vie. Il a tous les ingrédients pour réussir.

Il s'est désormais fait un nom?

DM : Oui, car les initiés le connaissaient à travers ses différentes victoires, mais grâce au Tour, tous les Français l'ont découvert. Je regrette juste que le port du masque ait privé les français du sourire et du regard lumineux de Benoît!

Quel regard portez-vous sur le tour de Mickaël Chérel?

DM : Evidemment il a pris un peu d'âge, mais il a "la caisse" pour faire de bons tours. Il a eu quelques difficultés à intégrer des échappées, mais globalement, il réalise un très bon tour. Evidemment, la chute de Romain Bardet son leader a perturbé sa fin de course.

Guillaume Martin jouera les premiers rôles. Le top 10 ce sera pour l'année prochaine!

Le premier Français sur ce Tour 2020 est un Normand, l'Ornais Guillaume Martin. Que vous inspire son résultat? 

DM : Il y a un côté Raymond Martin chez Guillaume. Raymond avait été meilleur grimpeur en 1980, il était régulièrement autour de la 15e place. Moi J'aime la progression régulière de Guillaume Martin sur le Tour. C'est rassurant. Il ne fait pas parti de ces coureurs qui font 140e d'une édition et qui gagnent l'année suivante puis qu'on ne revoit plus. Guillaume et parti pour une longue et belle carrière où il jouera les premiers rôles. Le top 10 lui a échappé de peu cette année. Je pense que ce sera pour l'année prochaine!

Choix de la station

À venir dansDanssecondess