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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : fin juillet, mi-août ou septembre, le Tour de France va devoir trouver une nouvelle date

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Par , France Bleu

Le Tour de France, qui devait s'élancer le 27 juin prochain à Nice pour arriver le 19 juillet à Paris, ne pourra pas avoir lieu à ces dates. Emmanuel Macron a en effet annoncé ce lundi que les grands rassemblements seraient suspendus jusqu'à la mi-juillet. Plusieurs hypothèses sont sur la table.

Le Tour de France à Epernay, dans la Marne, l'an dernier.
Le Tour de France à Epernay, dans la Marne, l'an dernier. © AFP - KEI TSUJI/BettiniPhoto

Un Tour de France reporté fin juillet, en août, ou en septembre ? Une course sans public par endroits, ou avec très peu de public et des mesures drastiques ? Pour le moment, les organisateurs du Tour ne se sont pas exprimés sur les modalités du Tour 2020. La grande fête du cyclisme ne pourra en tout cas pas se tenir du 27 juin au 19 juillet, comme initialement prévu. Ce lundi soir, en même temps que la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai,  Emmanuel Macron a annoncé que les grands événements qui rassemblent du public ne pourraient pas se tenir au moins jusqu'à la mi-juillet. 

Une date encore incertaine 

Même si le Tour avait pu partir le 27 juin, les coureurs, qui doivent encore rester confinés jusqu'au 11 mai au moins, n'auraient de toute façon pas pu se préparer à temps pour un Grand départ fixé moins de deux mois après leur première sortie, le délai fixé par le directeur du Tour Christian Prudhomme.

Interrogé sur le sujet mardi matin, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a parlé d'"incertitude". "Il appartient aux organisateurs d'analyser leur capacité à organiser cela, à le reporter", a-t-il déclaré sur France Inter. Il renvoie ainsi la balle à ASO, l'organisateur de l'épreuve.

Pour l'heure, Amaury sport organisation n'a pas encore pris position. En coulisses, les organisateurs ont consulté les élus locaux, confirme l'AFP. Si aucune date n'a été fixée pour l'annonce d'une décision sur le sujet, d'après Le Parisien, ASO devrait trancher d'ici à la fin du mois d'avril, peut-être même dans les prochains jours. 

Un départ le 25 juillet, à la mi-août ou en septembre ? 

Un départ de la grande boucle fin juillet a souvent été évoqué. Le Parisien affirmait ce lundi soir, après l'intervention d'Emmanuel Macron, que l'organisateur ASO travaillait activement sur un report du 25 juillet au 16 août. Une hypothèse qui parait évidente, mais qui serait peut-être trop proche de la mi-juillet, délai minimum donné lundi soir par Emmanuel Macron pour la reprise des grands rassemblements. De plus, placer une course de préparation comme le Dauphiné avant le Tour serait impossible. Autre problème, la capacité hôtelière limitée dans des endroits touristiques, comme la Charente-Maritime, durant la première quinzaine d'août.

L'autre hypothèse serait un départ à la mi-août pour une arrivée à la fin de la première semaine de septembre. Mais ces dates sont déjà celles de la Vuelta, le Tour d'Espagne également organisé par ASO. Cependant, les spécialistes s'accordent tous pour dire que le Tour est la pierre angulaire du calendrier.

Une autre possibilité serait un report en septembre. A ce moment-là, la situation sanitaire serait probablement améliorée, mais l'aspect "grande fête populaire" du Tour serait renié. C'est d'ailleurs parce que cette fête est indissociable du public que l'hypothèse du huis clos, un temps envisagée par la ministre des Sports, a été récusée par les organisateurs. 

Un poids lourd économique 

Le Tour, sommet de la saison cycliste, est surtout indispensable à l'équilibre économique de son sport. "C'est très simple. Si le Tour n'a pas lieu, des équipes pourraient disparaître, des coureurs et des membres d'encadrement se retrouveraient sans travail", a résumé à l'AFP Marc Madiot, le manager de l'équipe Groupama-FDJ qui est aussi le président de la Ligue nationale de cyclisme.

Sans compter que les villes-étapes, qui ont investi de grosses sommes pour accueillir le Tour, espèrent bien des retombées touristiques avec le passage de la Grande Boucle dans leur secteur.

Les coureurs sont les premiers convaincus. "J'espère évidemment que nous pourrons courir sur le Tour : pour moi, mon équipe, le sport et tous les fans", a réagi le vainqueur 2019, le Colombien Egan Bernal. "Evidemment, il y a des choses plus importantes à régler d'abord mais dès qu'il n'y aura plus de danger et que nous serons prêts à passer à autre chose, on adorerait que le Tour ait lieu", a déclaré son prédécesseur au palmarès, le Gallois Geraint Thomas.

Quels sont les risques  ? 

Le problème est bien de savoir à quel moment un tel rassemblement ne sera plus dangereux en termes de contamination du virus, sachant que le Tour attire chaque été 10 à 12 millions de spectateurs sur le bord des routes. Il génère aussi le déplacement quotidien de quelque 4.500 personnes. 

"Ce serait un retour symbolique de la France"  - Patrick Pelloux

Certaines voix se sont fait entendre dans le milieu médical pour une tenue du Tour pendant l'été. "Les gens qui restent sur le bord des routes pour voir passer les coureurs ne représentent pas un danger", a estimé le virologue belge Marc Van Ranst, samedi à la chaîne de télévision flamande Sporza. "En revanche, la distanciation sociale est plus problématique aux départs et aux arrivées d'étapes, dans les tentes VIP".

Pour l'urgentiste français Patrick Pelloux, qui s'est exprimé à Francetvsport, "il est envisageable que le Tour de France ait lieu". Il estime que l'événement signerait  "un retour symbolique de la France."

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