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Dossier : Confinement - Coronavirus : se cultiver et se divertir chez soi

Coronavirus Covid-19 : Julian Alaphilippe tente de rester motivé

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Le coureur bourbonnais a répondu, ce mercredi, à un Facebook live organisé par le fabricant de pièces de vélo Shimano. Il est forcément frustré par l'annulation des courses, mais pour lui, dans ce contexte de crise sanitaire, la santé passe avant tout.

Julian Alaphilippe s'entraîne désormais en intérieur, à défaut de pouvoir le faire en extérieur
Julian Alaphilippe s'entraîne désormais en intérieur, à défaut de pouvoir le faire en extérieur © Radio France - Mathieu Ferri

Confiné en Andorre, où il réside, Julian Alaphilippe gardait le sourire au moment de répondre aux questions des fans (dans un anglais impeccable), ce mercredi 8 avril. "J'essaie de rester tranquille. Je suis à la maison, comme tout le monde, je fais mon entraînement en intérieur, sur mon home trainer. J'aime bien être à la maison, avoir du temps libre, mais forcément, je préférerais être à l'extérieur. S'entraîner tous les jours à la maison, ce n'est pas très drôle. J'espère que la situation va vite s'améliorer et qu'on reprendra vite une vie normale", témoigne-t-il.

Il avait déjà bien préparé Liège-Bastogne-Liège

Une période forcément frustrante et contraignante, et Julian Alaphilippe regrette notamment de ne pas pouvoir concourir sur Liège-Bastogne-Liège, course qu'il souhaiterait accrocher à son tableau de chasse (il avait terminé 16e l'an dernier). "J'étais très bien, en bonne condition physique. J'avais même déjà réservé des hôtels en Belgique, et fait des reconnaissances de terrain. Mais il est arrivé ce qui est arrivé. C'est un problème historique, les courses cyclistes ne sont pas importantes face à cela. _Mon objectif, c'est que tout le monde aille bien_, que tout reparte à la normale, et qu'on puisse refaire des entraînements normaux ensuite."

Aujourd'hui, on ne sait pas quand on va recourir, et on ne peut pas s'entraîner normalement, donc c'est dur de se motiver, de garder la forme, c'est comme ça, je ne suis pas en colère, je souhaite le meilleur à tout le monde - Julian Alaphilippe

Son équipe, Deceuninck-Quick Step les a laissés libres de leur programme. "Certains sont très à fond, très attentifs à leur poids, à ce qu'ils mangent, et d'autres sont un peu plus relax. Moi je suis assez tranquille, je fais attention, j'essaie de garder la forme, je m'entraîne tous les jours." L'occasion pour Julian Alaphilippe de témoigner de son amour pour la bière ("je fais partie d'une équipe belge, alors forcément...") et la nourriture italienne ("un bon plat de pâtes à l'italienne me suffit, je ne suis pas très difficile").

Gagner Milan-San Remo reste un de mes meilleurs souvenirs cyclistes - Julian Alaphilippe

Julian Alaphilippe en a profité pour revenir sur son année 2019 exceptionnelle (deux semaines en jaune et 5e place finale sur le Tour de France, victoire sur la Flèche Wallonne, les Strade Bianche et Milan-San Remo). "L'année dernière a été excellente, c'était très important pour ma carrière. _Gagner Milan-San Remo reste un des meilleurs souvenirs de ma carrière_. Mais maintenant que c'est fait, je préfère gagner Liège-Bastogne-Liège, car je ne l'ai pas encore remportée", sourit-il. 

Julian Alaphilippe en jaune, le tube de l'été
Julian Alaphilippe en jaune, le tube de l'été © Radio France - Yoan Valat

Il est aussi revenu sur son épopée sur le Tour de France, et notamment le premier jour où il a enfilé le maillot jaune de leader. "C'était beaucoup d'émotions. Tu ne t'en rends compte qu'une fois sur le podium, quand on te le donne. Et puis il y a l'après-podium, avec tous les journalistes, la fierté des gens, il fallait vraiment garder son sang-froid pour ne pas céder à l'exaltation. Ma première descente du bus avec le maillot jaune, c'était fou ! J'entendais mon nom de partout, j'en avais mal aux oreilles. Je remercie d'ailleurs tout le monde : je n'étais pas seulement fier, j'étais surtout très touché par ce soutien, qui m'a poussé jusqu'au bout", se remémore-t-il en souriant. Alaphilippe a également glissé qu'il voyait bien Thibaut Pinot en potentiel vainqueur du Tour de France, à terme. "Si on regarde le dernier Tour de France, il est le plus à même de l'emporter, il a une grosse équipe autour de lui. Mais depuis le temps qu'on lui en parle, il a la pression. L'an dernier, il a été énorme, et sa déception n'en a été que plus grande à la fin, quand il a dû abandonner."

En revanche, il garde un souvenir terrible des championnats du monde sur route, en septembre dernier. "Un des pires jours sur mon vélo. Je veux oublier cette journée, pas tellement à cause de la performance, mais à cause des conditions. C'était un calvaire."

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