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Cyclisme

Cyclisme : "un Top 5 au Tour de France 2020" ambitionne Cédric Vasseur, manager de l'équipe nordiste Cofidis

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Le recrutement de trois grands coureurs, le retour dans le World Tour, les objectifs pour la Vuelta et la Grande Boucle 2020, le divorce avec Nacer Bouhanni ... Cédric Vasseur, le manager de Cofidis, détaille pour France Bleu Nord les ambitions de l'équipe cycliste nordiste.

Le Nordiste Cédric Vasseur, manager de l'équipe Cofidis dont le siège est à Villeneuve-d'Ascq, près de Lille
Le Nordiste Cédric Vasseur, manager de l'équipe Cofidis dont le siège est à Villeneuve-d'Ascq, près de Lille © Maxppp - Alexandre MARCHI

Lille, France

Ancien coureur, maillot jaune sur le Tour de France en 1997, Cédric Vasseur, originaire d'Hazebrouck, est désormais manager de l'équipe nordiste Cofidis. Trois semaines après la Grande Boucle et à cinq jours du départ de la Vuelta en Espagne, il détaille les projets de l'équipe au micro de France Bleu Nord. 

Avant de parler de votre avenir, un mot du Tour de France. Vous n'avez pas remporté d'étape mais ce que l'on retient pour Cofidis c'est cette très belle prestation au contre-la-montre par équipes : vous êtes passé de la 22e à la 13e place. Elle monte en puissance votre équipe cette année ?

Oui je crois que l'on a vu un nouveau visage pour l'équipe Cofidis durant le mois de juillet avec ce bon contre-la-montre par équipes et puis surtout une omniprésence aux avant-postes. Le Tour de France c'est la course la plus difficile de l'année, on sait que pour aller gagner il faut des coureurs qui appartiennent aux 30 meilleurs mondiaux. On n'a pas démérité, on n'a pas gagné non plus sur les routes du Tour de France, mais on a initié une nouvelle dynamique.

Et à cela s'ajoute trois recrutements majeurs ces derniers jours : le sprinter italien Elia Viviani, tout juste sacré champion d'Europe, son poisson-pilote Fabio Sabbatini et le grimpeur français Guillaume Martin. Vous êtes un peu le Real Madrid du cyclisme pour ce mercato ?

Nous avions besoin de nous renforcer bien-sûr. Elia Viviani est un coureur constant qui appartient aux dix meilleurs mondiaux et qui se loupe très rarement quand il y a une ligne d'arrivée qui se présente à lui. Il sera accompagné de son lanceur : c'était très important de ne pas changer ses habitudes parce qu'on sait qu'un sprint ça se prépare avant les 200 derniers mètres donc Sabbatini aura un rôle important. Et puis on avait besoin de renforcer notre présence dès que la route s'élève, en montagne, et Guillaume Martin est selon moi le coureur français de demain sur la Grande Boucle. Il a terminé 12e mais quand on regarde sa progression il était 21e l'an dernier sur le Tour et notre objectif l'an prochain c'est de viser un Top 5 avec lui.

Un sprinter, Elia Vivani, et un grimpeur, Guillaume Martin : autour duquel allez-vous construire votre équipe, lequel sera votre leader ?

Patrick Lefevere, avec son équipe Deceuninck-Quick step qui est la meilleure du monde, a prouvé qu'on pouvait à la fois jouer sur les sprints et à la fois avoir un rôle à jouer sur le classement général. Donc il n'y aura pas un coureur privilégié. Nous aurons des coureurs qui auront pour mission d'amener Elia Viviani à la victoire et ce dès Milan-San Rémo la saison prochaine. Et nous aurons aussi des coureurs qui seront articulés autour de Guillaume Martin pour l'amener dans les meilleurs dispositions en montagne. Sur le Tour 2020 par exemple, nous aurons trois coureurs autour de Viviani et autant autour de Martin. Et puis pour l'instant nous avons 22 coureurs sous contrat en 2020 donc nous avons encore 5 à 8 places à aller chercher et les recrutements futurs seront évidement orientés autour d'Elia Viviani et de Guillaume Martin.

Tout cela pour vous permettre de réaliser votre principale ambition à savoir réintégrer le World Tour - l'élite du cyclisme mondial - la saison prochaine. Et gagner un Tour ?

Pour 2020 c'est peut-être un peu prématuré. L'objectif vraiment c'est d'abord de réintégrer le World Tour et d'y jouer un rôle. C'est tout simplement la Ligue 1 du cyclisme et je crois que les amateurs de football font bien la différence entre la Ligue 1 et la Ligue 2. Donc nous avons vraiment besoin d'attirer ces talents. Et nous mettrons la saison 2020 à profit pour construire un groupe capable d'aller chercher un podium sur les routes du Tour de France au plus vite. On peut se fixer trois ans comme limite et on sait que l'équipe Sky notamment a mis moins de trois ans pour aller gagner le Tour.

Avant cela il y a la Vuelta, le tour d'Espagne, qui commence samedi (24 août) et vous n'aurez pas encore avec vous vos recrues. Quelles sont vos ambitions : une victoire d'étape ?

Oui l'an dernier l'équipe Cofidis a vraiment performé sur la Vuelta avec David Moncoutié et Nicolas Edet. C'est une course qui nous sourit toujours donc notre objectif c'est d'aller gagner une étape avec Jesus Herrada qui revient et s'est reposé après le Tour de France. Il est en pleine forme et a envie de briller sur les routes de la Vuelta.

Le contrat de Nacer Bouhanni arrive à expiration à la fin de l'année.  Il a eu des déclarations un peu sévères à votre égard en juillet en expliquant que ça avait été "l'enfer" depuis votre arrivée à la tête de Cofidis. Le divorce est consommé ?

Je ne pense pas qu'il faille parler de divorce. Dans le monde du cyclisme et du sport professionnel, les athlètes ont des CDD qui, pour Nacer Bouhanni, arrive à expiration fin 2019. Je pense que ça n'est pas judicieux ni pour lui ni pour nous de renouveler et repartir dans un contrat parce que l'on voit bien que Nacer Bouhanni ne cesse de diminuer au niveau physique. Pas une seule victoire cette année ce qui n'est pas normal pour un leader d'équipe. Cofidis affiche quand même 13 victoires et on a la chance non seulement de participer aux épreuves majeures mais aussi de pouvoir aligner nos coureurs dans des épreuves de moindre importance où normalement un leader doit être capable de gagner cinq ou six courses par an. Donc je pense que nous avons compris que la nouvelle philosophie et stratégie de Cofidis ne convenaient pas à Nacer Bouhanni et nous lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs.

Cette Vuelta, elle devrait être suivie par beaucoup de Français cette année puisque le Tour de France a relancé la ferveur autour du cyclisme grâce notamment à Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe. Vous vous en réjouissez ?

C'est vrai qu'on a eu un moment difficile parce qu'on a aussi été dominés par d'autres sports où les sportifs réussissaient à performer. Je crois que pour qu'il y ait une vraie effervescence, il faut des locomotives. Et aujourd'hui en France on a de belles locomotives avec Alaphilippe avec Barguil avec Pinot avec Bardet et avec Guillaume Martin qui portera les couleurs de Cofidis l'année prochaine. Et je pense que ces cinq coureurs vont redonner à la France un éclat et surtout une possibilité d'aller chercher des résultats au plus haut niveau.

Justement en terme de ferveur, de notoriété, quelles sont les ambitions de Cofidis dans le Nord-Pas-de-Calais ? Être par exemple aussi connue et soutenue que le LOSC ou le RC Lens en football ?

Oui c'est un objectif. C'est vrai qu'on identifie par forcément Cofidis à une équipe de la région Hauts-de-France alors que le LOSC et le RC Lens sont des clubs historiques de la région. Notre objectif c'est d'identifier l'équipe Cofidis à notre territoire. On a déjà commencé l'an dernier avec un rassemblement dans la région. Et on va renouveler cette expérience à Lille au mois d'octobre avec Elia Viviani et Guillaume Martin pour notre stage administratif. Nous essayerons de communiquer sur leur présence. Dans la région Hauts-de-France, nous avons des champions qui gagnent et qui portent haut les couleurs de la région. On a la chance d'avoir le Paris-Roubaix chez nous et c'est aussi un objectif à moyen terme avec Christophe Laporte qui a des rêves de pavés. Si on arrive à briller au plus haut niveau que ce soit au Tour de France ou à Paris-Roubaix, on pourra associer l'équipe Cofidis à la région Hauts-de-France dans la victoire.

Réécoutez en intégralité l'interview de Cédric Vasseur, le manager de l'équipe nordiste Cofidis

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