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Cyclisme - David Gaudu : "Dire que je vais gagner le Tour de France cette année serait trop ambitieux"

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

David Gaudu reprend la compétition à partir de ce vendredi sur le Tour des Alpes Maritimes. Le coureur de Landivisiau, qui sera leader de son équipe Groupama-FDJ sur le Tour de France au départ de Brest cet été, se sait attendu cette année après une fin de saison dernière épatante.

Vainqueur de deux étapes sur la Vuelta en fin de saison dernière, David Gaudu se sait attendu cette année
Vainqueur de deux étapes sur la Vuelta en fin de saison dernière, David Gaudu se sait attendu cette année © Maxppp - Kiko Huesca / EPA / Newscom

Une saison très différente débute à partir de ce vendredi pour David Gaudu. Il est aligné sur le Tour des Alpes-Maritimes et du Var jusqu'à ce dimanche avec son équipe Groupama-FDJ au sein de laquelle on trouve aussi Thibaut Pinot et le Brestois Valentin Madouas. Après avoir explosé en fin de saison dernière avec deux victoires d'étape sur le Tour d'Espagne où il était intronisé leader de sa formation pour la première fois, le coureur finistérien monte encore en grade cette saison. Il sera leader de son équipe sur Paris-Nice (7 au 14 mars) mais surtout sur le Tour de France (26 juin au 18 juillet) qui s'élancera de Bretagne. Il a répondu aux questions de France Bleu Breizh Izel à la veille de sa première compétition de la saison.

Je vais être attendu un peu plus par tout le monde

France Bleu Breizh Izel : David, comment abordez-vous cette première course ?

David Gaudu : "Ca va ! Je suis impatient de remettre un dossard. Les heures s'égrainent au fur et à mesure. Ce jeudi, on est allé faire la reconnaissance de la première étape avec une belle première arrivée, assez dure. J'ai hâte d'y être car tous les hivers sont longs. La dernière course, c'était la Vuelta. Ce sont des bons souvenirs mais il ne faut pas rester bloqué là dessus. C'est une nouvelle saison, différente, avec une nouvelle approche et des sensations différentes. J'espère que la forme sera là, même si c'est une reprise et que mes reprises sont toujours un peu compliquées. J'ai besoin de quelques jours pour me mettre dedans".

FBBI : 2021, une année particulière après vos performances de fin de saison dernière ?

DG : "Chaque année est différente. Il faut toujours se remettre en question pour aller de l'avant. Cette année va être encore différente, je vais être sûrement plus attendu par l'équipe, encore un peu plus".

Ce n'est pas la pression extérieure qui va m'atteindre le plus

FBBI : Sans doute aussi par les autres coureurs, le public, vos supporters, la presse ?

DG : "C'est sûr, c'est un tout. Je vais être attendu un peu plus par tout le monde"

FBBI : De la pression ?

DG : "A la base, je ne fais pas du vélo pour les journalistes, j'en fais pour moi (rires) ! En soit, je suis plus déçu de voir que je n'ai pas réussi à faire quelque chose sur une course qui me tenait à coeur, plutôt que de voir que ça me descend, entre guillemets, sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas la pression extérieure qui va m'atteindre le plus, même s'il n'est pas toujours plaisant de voir certaines choses écrites sur nous. Il faut passer outre et ne pas y faire attention".

FBBI : Il y a aussi des bonnes choses quand on gagne deux étapes sur la Vuelta...

DG : "C'est vrai, c'est plaisant de voir des beaux papiers sur soi. Mais c'est un peu la même chose que quand il y en a des mauvais. Il faut prendre du recul là dessus, se dire que c'est bien ce qui a été fait mais repartir sur un nouveau schéma".

Un grand départ à la maison, beaucoup de coureurs aimeraient l'avoir

FBBI : Vous allez être leader sur Paris-Nice et le Tour. Ca fait quoi ?

DG : "Ca va être un nouveau rôle. Il y aura aussi Arnaud Démare pour jouer les sprints. Il faudra réussir à créer un groupe homogène, c'est la raison pour laquelle on sera aligné dès Paris-Nice. Ce sera fait pour être en rodage et poser les bases".

FBBI : Le grand départ à Brest et les quatre jours en Bretagne, vous les attendez ?

DG : "Un grand départ à la maison, beaucoup de coureurs aimeraient l'avoir. Quand on part de chez soi, c'est différent. On connait tout par coeur, on connaît les routes, on sait exactement presque où sera le moindre gravillon. Les deux premières arrivées sont de très très belles arrivées pour puncheurs. Je connais pas celle de la Fosse aux loups (à Landerneau), je n'y suis jamais allé. J'en ai entendu parler en très bien. Après, celle de Mûr-de-Bretagne, je la monte souvent à l'entraînement".

Je suis focalisé sur le début de saison et le rôle qui m'attend à Paris-Nice.

FBBI : Vous vous projetez déjà ?

DG : "Imaginez des choses sur le Tour, pfff. Le Tour, ce sera une grande partie de la saison mais, personnellement, le Tour c'est en juillet. La préparation commencera dès le mois de mai, alors pour l'instant il n'y a pas de Tour de France qui compte dans ma tête. Je suis à ma course de reprise, je suis focalisé sur le début de saison et le rôle qui m'attend à Paris-Nice. Il faudra découvrir Paris-Nice avec ambition, y aller pour jouer le classement général et on verra où ça nous mènera".

On ne peut pas dire qu'un top 15, 10 ou 5 est possible sur le Tour

FBBI : Et le Tour ?

DG : "Ce qu'on peut espérer au Tour, c'est d'essayer de rester sur la même lancée que la Vuelta qui était mon premier grand tour comme leader. Même si je n'aurai pas sept coureurs à mon service, j'en aurai un petit peu moins mais il faudra profiter du train d'Arnaud. De toute façon, en montagne, ça se fera à la pédale. On verra au jour le jour comment on adaptera notre tactique pour aller chercher le meilleur classement général possible".

FBBI : La concurrence ?

DG : "Dire que je vais gagner le Tour cette année, ce serait beaucoup trop ambitieux. On va y aller concentré, motivé et déterminé. Mais on ne connaît pas exactement l'adversité qu'il y aura. On ne peut pas dire qu'un top 15, 10 ou 5 est possible. Se jauger, c'est très difficile".

Tokyo serait un bel objectif réussi de carrière

FBBI : Juste après, il y aura les Jeux Olympiques à Tokyo (23 juillet - 8 août). C'est dans un coin de la tête ?

DG : "Être sélectionné pour les JO, c'est un objectif de carrière. Participer une fois aux JO, beaucoup de coureurs en rêvent. Ce sont LES Jeux Olympiques, ça n'arrive que tous les quatre ans. Sur une carrière, il y a entre trois et quatre chances de faire les JO. En 2024, ça risque d'être compliqué à Paris sur un tracé peut-être plus dessiné pour les puncheurs ou sprinteurs. Cette année, Tokyo serait un bel objectif réussi de carrière que d'y aller".

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