Insolite

Il n'a que neuf ans et il grimpe le Ventoux à vélo !

Par Jérémy Marillier et France Bleu, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Vaucluse et France Bleu vendredi 28 octobre 2016 à 19:08 Mis à jour le vendredi 28 octobre 2016 à 19:53

Alfie Earl pendant l'ascension du Ventoux
Alfie Earl pendant l'ascension du Ventoux © Radio France - Steve Earl

S'agit-il d'un record ? Malgré le vent et le froid, un jeune Anglais de neuf ans est parvenu à grimper le Ventoux à vélo. Après le Tourmalet l'an dernier, Alfie voulait se mesurer à un col plus difficile. Et pour la bonne cause.

Les cyclistes qui, en ce samedi 22 octobre, voulaient défier le Ventoux n'ont pas dû en croire leurs yeux. Tout juste arrivé de Grande-Bretagne avec ses parents, un petit Anglais sort son vélo de la voiture et s'attaque à cette légende du Tour de France. Qui plus est par Bédoin, la montée la plus difficile.

Quatre heures plus tard, Alfie arrive au sommet et pose fièrement avec son vélo.

Alfie Earl au sommet du Ventoux - Radio France
Alfie Earl au sommet du Ventoux © Radio France - Steve Earl

"Pendant les premiers kilomètres, c'était assez facile d'avancer, confie le jeune anglais. C'est devenu plus dur dans la forêt et j'avoue, je me suis arrêté un peu avant le sommet, dans ce paysage que tout le monde surnomme 'la Lune'. Je dois dire, honnêtement, que c'était vraiment dur. Il y avait du vent, des températures presque négatives. En plus, je n'avais pas mes gants, j'ai pris ceux de mon frère, ils étaient trop petits. Je suis extrêmement fier de moi car la plupart des enfants de mon âge se serait écroulé en pleurant dès le début."

Le Tour des Flandres à 7 ans, le Tourmalet à 8, le Ventoux à 9

Alfie a grimpé le Ventoux avec son père, lui aussi mordu de vélo. Si tous les deux se lancent de tels défis, c'est surtout pour récolter des fonds pour un hôpital anglais où le petit frère d'Alfie a été sauvé grâce à une opération du cœur.

Mais Alfie est aussi un sacré sportif qui veut tout renverser sur son passage : le parcours du Tour des Flandres (Belgique) à l'âge de 7 ans, le Tourmalet à 8, le Ventoux à 9. Sans compter le Stelvio, un col italien de 21 kilomètres qu'il a monté seulement 48 heures après le Ventoux.

Prochain défi : Londres - Paris à vélo

Le Ventoux à 9 ans, une folie ? Pas vraiment, aux yeux de Steve, le père d'Alfie. "En tant que parents, on y a beaucoup réfléchi, assure-t-il, car ce n’est quand même pas rien de réaliser une telle performance. Il voulait le faire pour son petit frère qui a failli mourir quand il était très jeune. Après le Tour des Flandres, il a voulu grimper le Tourmalet à l’âge de huit ans. Je ne savais pas s’il avait la force nécessaire, mais il a réussi à atteindre le sommet. Après ça, il a voulu en faire plus. Un autre garçon anglais avait prévu de monter le Tourmalet, alors Alfie m’a demandé quel col était encore plus dur que celui-là. Je lui ai dit le Mont Ventoux. Il m’a répondu "Génial, c’est parti pour le Ventoux".

Vous savez qu’en Angleterre, il n’y a pas de montagnes comme en France. On ne peut pas vraiment se préparer de la même manière. Il y a quelques collines compliquées autour de chez nous, à Londres. Alors il a grimpé, descendu, grimpé, descendu pendant des heures pour s’entraîner. Il s’est amélioré et il est devenu plus fort. On en a donc déduit qu’il était prêt pour le Ventoux et il l’a fait, c’est incroyable."

Après quelques jours de vacances en Italie, Alfie et sa famille rentreront chez eux, près de Londres.

Alfie ne compte pas s'arrêter là. Son prochain défi sera de rallier Londres à Paris. À vélo bien sûr et avant ses 10 ans, espère-t-il.

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