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Dossier : Tour de France 2020

Tour de France : "On en ressort en ayant fait le maximum et sans regrets" dit le Basque Romain Sicard

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Par , France Bleu Pays Basque

Il s'est classé 31e d'un des Tour de France les plus durs : Romain Sicard n'envisage pas encore d'arrêter le cyclisme à 32 ans. Il dit vouloir prendre du plaisir et viser une étape dans la Vuelta qui débute dans un mois chez lui, au Pays Basque.

Romain Sicard, en 2018 dans l'étape du Tour St Pée - Espelette
Romain Sicard, en 2018 dans l'étape du Tour St Pée - Espelette © Radio France - Frédéric Fleurot

Au lendemain de l'arrivée du Tour de France 2020, c'est l'heure des bilans pour les coureurs basques. L'Hazpandar Romain Sicard (Total Direct Energie) était l'invité de France Bleu Pays Basque ce mardi matin. Il est le meilleur coureur d'Iparralde : 31e du classement général. C'est sa meilleure performance en sept grandes boucles. Toutefois, il refuse de s'arrêter à ça. "Mon classement est relatif à cause d'un Tour particulier mais j'en sors satisfait", explique-t-il.  Il concède que cette édition 2020 était "très relevée, de très haut niveau".  

Un Tour de France "pas trop dur sur le papier"

Ce Tour de France était-il plus dur que les précédents ? On peut le penser quand on se souvient que certains coureurs ont pleuré au sommet du col de Loze. Romain Sicard tempère : "sur le papier, le relief n'est pas trop dur. _Il y a une règle dans le vélo : ce sont les coureurs qui font la course_. Je dirais plutôt que c'est le rythme des coureurs qui a été exigeant, et le fait qu'il n'y a pas eu d'étape de transition avec l'équipe Bora qui a poussé le peloton même des étapes destinées au sprint comme à Lyon ou à Lavaur. Il y a eu de la grosse bataille".

A la tête d'une petite équipe

Après l'abandon de Lilian Calmejane, Romain Sicard s'est retrouvé à la tête d'une des plus petites équipes du peloton. "Nous, on est là pour essayer de briller sur des étapes. On s'est battu avec nos moyens. On en ressort en ayant fait le maximum et sans regret. Pour moi, c'est l'essentiel". 

Le coureur basque ne fait pas chorus avec les accusations de dopage qui visent les équipes et les coureurs qui ont survolé cette édition. Il signale plutôt que "il y a toujours des gens qui cherchent la polémique, mais on n'a pas de preuves . Ils ont été plus forts tout simplement. _Il faut pas se trouver des excuses, quand les coureurs sont plus performants_. Quand vous regardez la composition de la Jumbo Visma, tous les coureurs sont de classe mondiale. Pogacar, estime Romain Sicard, c'est un sur-talent. Il faut accepter qu'il y ait des coureurs plus fort que soi et qui travaillent aussi dur! C'est le Real Madrid du peloton! Tom Dumoulin il a gagné un Tour, Tony Martin il a écrasé les meilleurs contre-la-montre pendant des années, George Benett a fait des Top 10, Primoz Roglic c'est que des top 5 donc c'est ça: c'est le Real Madrid du peloton".

Une étape dans la Vuelta

La suite du programme pour Romain Sicard, c'est la Vuelta, qui part d'Irun, "quasiment à la maison", le 20 octobre prochain avec trois étapes en Pays Basque. C'est une compétition très dure mais ouverte aux échappées et le cycliste n'exclut pas "de briller dans les échappées et de remporter une étape". 

En revanche, le sportif de 32 ans ne veut pas se projeter plus loin et penser à sa retraite. "_J'ai bien compris que le sport de haut niveau et la vie en général, ça se vit au jour le jour_. On voit des coureurs qui vont jusqu'à 40 ans et plus, et même si je suis conscient que je suis plutôt dans mes dernières années, je vis au jour le jour et je tente de prendre du plaisir et le reste suit".  La motivation pour poursuivre aussi, c'est l'extraordinaire aficion basque, avec une étape du Tour de France 2021 au sommet d'Iraty l'an prochain, une étape entièrement basque en préparation des perspectives qui font rêver le professionnel. 

Réécoutez l'interview de Romain Sicard en intégralité

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