Cyclisme

Les cyclistes de la FDJ pédalent au CHU de Besançon pour valider leur licence

Par Julien Laurent, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon jeudi 20 octobre 2016 à 17:01

Le Franc-Comtois Arthur Vichot, champion de France 2016 de cyclisme sur route, en plein test d'effort au CHU de Besançon
Le Franc-Comtois Arthur Vichot, champion de France 2016 de cyclisme sur route, en plein test d'effort au CHU de Besançon © Radio France - Julien Laurent

Les 25 coureurs de l'équipe cycliste FDJ, dont les Francs-Comtois Thibaut Pinot et Arthur Vichot, sont au CHU de Besançon toute cette semaine. Objectif : valider leur licence pour la saison 2017 en passant des tests médicaux obligatoires. Et c'est tout sauf une banale visite médicale.

On est très loin de la visite médicale, basique et assez rapide, que l'on vient passer chez son médecin traitant pour faire tamponner un certificat médical de "non contre-indication à la pratique du sport". Non, là, au CHU de Besançon, on ne se contente pas de quelques génuflexions et prises de pouls pour déterminer l'aptitude à la pratique du sport de haut niveau des cyclistes professionnels de l'équipe FDJ.

Au programme, toute cette semaine, des 25 coureurs de la formation française : échocardiographie, électrocardiogramme, épreuve d'effort d'intensité maximale et prise de sang encadrés par le service de Physiologie - Explorations fonctionnelles du Pôle Coeur-Poumons de l'hôpital bisontin, c'est-à-dire médecins du sport, cardiologues, pneumologues et infirmiers.

Et l'examen le plus marquant, à tous points de vue, de ce protocole obligatoire défini par la Fédération Française de Cyclisme en collaboration avec des médecins du sport afin de valider annuellement la licence des cyclistes de haut niveau, c'est ce test d'effort d’intensité maximale !

Des électrodes sur la poitrine et un masque sur le visage

Une grande salle, des écrans de contrôle, une dizaine de blouses blanches qui observent le rythme cardiaque et effectuent des prélèvements sanguins sur le cycliste en train de pédaler sur une sorte de vélo d’appartement. Mais attention, ’’high tech’’, ce prototype de vélo fourni par l’équipe FDJ ! Et rien à voir non plus, avec un échauffement classique d’avant-course… C’est torse nu, avec un tas d’électrodes collées sur la poitrine et avec un imposant masque (comprenant également des capteurs) qui recouvre tout le bas du visage qu’il faut pédaler et pédaler encore, de plus en plus vite et de plus en plus fort.

C'est pour ma santé, c'est pour ma vie. Donc c'est quelque chose d'important, on ne va pas rigoler avec ça » - Arthur Vichot

Et ça doit durer 20 minutes, au minimum, pour être valider. « La dureté de l'effort augmente progressivement et automatiquement de minute en minute, et c'est le sportif lui-même qui arrête quand il ne peut plus avancer, précise le Professeur Bruno Degano, chef du service Physiologie - Explorations fonctionnelles du Pôle Coeur-Poumons au CHU de Besançon. Cela nous permet notamment de mesurer la fameuse VO2max, c’est-à-dire la quantité d'oxygène que leur organisme est capable de véhiculer et de consommer, pour être certains que, quand ils font des efforts maximaux, ils ne sont pas en danger".

Le Franc-Comtois Arthur Vichot, champion de France 2016 de cyclisme sur route - Maxppp
Le Franc-Comtois Arthur Vichot, champion de France 2016 de cyclisme sur route © Maxppp - Photo Francis Nicolas

Pas très drôle, cet intense test d’effort, comme en convient par exemple Arthur Vichot, le champion de France 2016 de cyclisme sur route. Mais c’est obligatoire. « Et aussi une protection, finalement, confirme l’autre star franc-comtoise de l’équipe FDJ avec Thibaut Pinot. Si on m'apprend que je ne peux plus faire de vélo, qu'on ne peut pas me donner la licence parce que j'ai un problème : c'est sûr que je ne vais pas être ravi... Mais bon, c'est pour ma santé, c'est pour ma vie. Donc c'est quelque chose d'important, on ne va pas rigoler avec ça ».

Arthur Vichot, qui réside à Besançon, est un habitué de ces examens médicaux annuels et obligatoires au CHU de Besançon où, pour la première fois cette année, les dirigeants de l’équipe FDJ ont décidé de faire contrôler l’ensemble de leurs coureurs sur une même semaine dans ce laboratoire bisontin qui est le seul de ce type en Bourgogne Franche-Comté. Auparavant, c’était en fonction des calendriers de courses et des lieux de résidence des cyclistes de la FDJ.

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