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Cyclisme

"Mon objectif ? Être champion olympique", Rayan Helal, jeune pistard grenoblois ambitieux

lundi 30 octobre 2017 à 19:30 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère

Rayan Helal a tout gagné ces douze derniers mois. Triple champion de France, champion d'Europe, puis champion du monde junior sur piste, il a récemment intégré le Pôle France Olympique. Interview avec un Grenoblois ambitieux et sûr de ses cuisses, à seulement 18 ans.

Maillot et breloque de champion du monde, Rayan se prête au jeu des photos, pas encore très à l'aise.
Maillot et breloque de champion du monde, Rayan se prête au jeu des photos, pas encore très à l'aise. © Radio France - Alexandre Berthaud

Grenoble, France

Bonjour Rayan, vous êtes champion du monde junior, vous avez fait une grande année sur la piste, mais les Isérois vous connaissent encore très peu. Pouvez-vous vous présenter ?

Rayan Helal : Je m'appelle Rayan Helal, j'ai 18 ans. Je suis né à Saint-Martin-d'Hères, j'habite Grenoble, et ça fait douze ans que je fais du cyclisme, route et piste. J'ai touché un peu à tout, j'ai fait mes débuts sur la piste à Eybens, et j'ai été formé au club de Seyssins-Seyssinet. Je me suis mis à fond sur la piste il y a un an, et en junior j'ai été triple champion de France, champion d'Europe, et champion du monde en avril.

Cela m'a permis d'avancer dans mon projet, d'intégrer le Pôle France Olympique, donc j'ai une nouvelle vie, donc maintenant je travaille à fond la piste et j'ai comme objectif d'être champion olympique."

Grosse ambition ! Magali Imbert-Perret, cadre technique au comité régional de cyclisme, vous a suivi pendant plusieurs années, et elle disait "heureusement qu'il a choisi la piste".

RH : (Il sourit). J'avais des capacités sur piste, que sans doute je refusais de voir ("véloce, explosif, de grosses cuisses", nous disait Magali Imbert-Perret). Quand j'étais petit, comme tous les gamins, je voulais briller sur la route, tenter de percer, aller gagner des classiques, des étapes du Tour de France. Puis j'ai pris ma chance sur la piste, je me suis éclaté. Ça a confirmé ce que certains pensaient depuis plusieurs années, concernant mes capacités.

Votre spécialité c'est surtout la vitesse ? L'objectif c'est quoi, Paris 2024 ?

RH : Oui la vitesse individuelle et par équipe, c'est l'épreuve reine et c'est vraiment ce que je préfère. Cet objectif olympique, oui pourquoi pas Paris 2024 ce serait beau à la maison, mais on ne va pas griller les étapes. Je mets ça dans un coin de ma tête, d'abord il faut progresser, se fixer des objectifs intermédiaires. La vitesse c'est une discipline ingrate, on peut s'entraîner des années pour gagner des centièmes, mais c'est ça qui fait la beauté de cette discipline.

Le talent vos entraîneurs disent que vous l'avez, mais pour arriver au plus haut niveau il faut une énorme capacité de travail. Est-ce que vous pensez avoir le mental pour cela ?

RH : Je travaille autant que mes concurrents je pense ! J'essaie vraiment de me faire mal, réaliser toujours une série de plus à l’entraînement plutôt qu'une série de moins. Il faut travailler pour garder la tête sur les épaules. J'ai peut-être été champion du monde junior, mais j'ai tout de suite rangé ça dans un tiroir, et je pense au futur.

"Qu'est ce que je dois faire ?", demande Rayan, pas habitué à jouer au mannequin. - Radio France
"Qu'est ce que je dois faire ?", demande Rayan, pas habitué à jouer au mannequin. © Radio France - Alexandre Berthaud

Qui sont vos exemples sur la piste ?

RH : Toute la belle équipe d'avant, Arnaud Tournant, Florian Rousseau, puis plus récemment Grégory Baugé qui est un grand champion. Comme maintenant je suis au Pôle j'ai l'occasion de tous les voir, ils sont avec moi, c'est super !

Et la concurrence ? Comment ça se passe au Pôle ?

RH : On se tire tous vers le haut au Pôle, les jeunes poussent derrière. Mais je m'y sens très bien comme chez moi. On s'entraîne au moins une fois par jour, parfois deux, et puis il ne faut pas négliger les études, là je suis en Terminale S (scientifique), petit à petit je trouve le juste milieu.

Justement, une carrière ça ne dure qu'un temps, vous avez déjà pensé à l'après ?

RH : Pour une après carrière, il faut déjà faire la carrière ! Personnellement j'adore le sport, je me vois pas sortir de ce milieu même une fois que j'aurais quitté (le vélo). Donc pourquoi pas devenir préparateur physique, ou bien mental.

Vous avez assez peu de temps libre, qu'est ce que vous aimez faire ?

RH : Je reviens beaucoup à Grenoble, je vois des anciens copains. Après j'ai plein de petits passe-temps, j'aime bien profiter du plein air, par exemple faire un peu de motocross avec mon frère (il a deux grands frères et une petite sœur). Je profite beaucoup de la famille évidemment quand j'ai le temps de revenir, et puis surtout je me repose et je pense à autre chose.