Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Fusillade dans les rues de Strasbourg : l'hypercentre bouclé par la police.

Attaque mortelle à Strasbourg : ce que l'on sait

Cyclisme

Pour son 10e Tour de France, le Loirétain Pierre Rolland veut "briller dans la montagne"

samedi 7 juillet 2018 à 0:49 Par Guillaume Drechsler, France Bleu Orléans

La Grande Boucle s'élance ce samedi à Noirmoutiers (Vendée), la dixième pour le Loirétain Pierre Rolland. A bientôt 32 ans, il veut se faire plaisir.

A la présentation des coureurs, jeudi soir, Pierre Rolland a pu retrouver le public vendéen qui l'a vu grandir avec les Bouygues Télécom et Europcar.
A la présentation des coureurs, jeudi soir, Pierre Rolland a pu retrouver le public vendéen qui l'a vu grandir avec les Bouygues Télécom et Europcar. © Maxppp - Stéphane Geufroi

Loiret, France

Cette année encore, le Tour de France ne passera pas dans le Loiret, même la ville voisine de Chartres accueille l'arrivée de la septième étape, vendredi 13 juillet. Le plateau de l'édition 2018 est relevé: Christopher Froome, Tom Dumoulin, Richie Porte, Romain Bardet mais aussi Rigoberto Uran à la tête de l'équipe Education First, celle de Pierre Rolland.

Gagner une étape et briller dans la montagne - Pierre Rolland

Le Loirétain est au départ de son dixième Tour de France. "Dans un premier temps, je veux passer les neuf premières étapes sans encombres" explique Pierre Rolland. "Ça va être compliqué en Vendée, en Bretagne et puis après dans le nord de la France avec l'étape des pavés. Le but c'est d'arriver dans la montagne en bonne forme pour essayer de gagner une étape et briller dans la montagne". Il aura un rôle d'électron libre, aussi bien au service de son leader s'il y a besoin qu'affranchi de ce rôle pour prendre sa chance dans les échappés.

Après un critérium du Dauphiné conclu à une belle huitième place, l'ancien meilleur jeune du Tour 2011 s'est rendu une dizaine de jours, mi-juin, en stage dans les Alpes. "Je me présente au Tour avec un capital confiance parce que je sais que j'ai énormément travaillé et que je n'ai négligé aucun détail depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois". Suffisant pour le retrouver le 29 juillet, sur les Champs-Elysées, avec le maillot à pois? "J'espère" avec un grand sourire qui en dit long sur ses ambitions.

Un nouveau Pierre Rolland

Depuis l'année dernière et sa victoire, notamment, sur le Tour d'Italie, son nouveau tempérament n'est pas passé inaperçu. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #AttaquedePierreRolland est carrément devenu en mème. Il est surtout le symbole d'un coureur offensif et libéré. "Je préfère cent fois remporter une étape que de terminer sixième ou septième du Tour, par exemple, parce que ça me procure des émotions supérieures. Je m'épanouis beaucoup plus dans l'attaque que dans les courses au classement général où l'on attend toujours le dernier kilomètre ou le dernier contre-la-montre. Ce n'est pas une façon de courir qui est vraiment dans mon tempérament."

Dixième du Tour 2011 et meilleur jeune, huitième en 2012 avec une victoire à l'Alpe d'Huez, le grimpeur chasse désormais les victoires d'étapes et les émotions... à l'image de Warren Barguil, l'an dernier, maillot à pois du Tour. "Si je peux faire la même chose, je signe de suite. C'est le Tour idéal avec des étapes, le maillot à pois et le prix de la combativité. La course sera tellement dure que si je suis en bonne forme, avec mes qualités de grimpeur, il y a forcément un moment où je pourrai m'exprimer."

A bientôt 32 ans (le 10 octobre), Pierre Rolland est en fin de contrat avec l'équipe Education First à la fin de saison 2018. Il espère signer un nouveau bail de trois ans avant, pourquoi pas, des petits contrats d'un an jusqu'à la fin de sa carrière. Peut-être même dans des équipes françaises.

Les principales difficultés du Tour selon Pierre Rolland

L'étape des pavés (9ème étape, le 15 juillet, entre Arras et Roubaix)

«Avec 15 secteurs, c’est un Paris-Roubaix. Sauf qu’au départ de Paris-Roubaix, il n’y a que des spécialistes, que des mecs qui veulent disputer la course. Là, tu as cette étape des pavés et il y a des coureurs obligés de la faire pour aller à l’étape suivante. C’est une journée qui peut tout briser, notre matériel, notre corps, nos ambitions, donc c’est vraiment une étape que je vais prendre avec beaucoup d’appréhension et beaucoup de concentration. A n’importe quel moment, on peut perdre six mois de préparation.»

Le Plateau des Glières (10ème étape, le 17 juillet, entre Annecy et Le Grand Bornand)

«Ça n’a rien à avoir avec un secteur pavé où l’on arrive lancé à 60 km/h. Là, on va arriver à 10 km/h. C'est un chemin empierré, deux à trois kilomètres, en montée et assez loin de l’arrivée. Je pense qu'il n'y aura pas d’incidences sur la course sauf si un leader crève et qu'une équipe se met à rouler mais je n’y crois pas.»

L'Alpe d’Huez où il a gagné en 2011 (12ème étape, le 19 juillet, entre Bourg Saint Maurice et l'Alpe d'Huez)

«C’est toujours agréable de revenir sur des terrains qu’on a déjà conquis. J’ai pu reconnaître la montée avec de bonnes sensations. Les images sont revenues tout de suite. Ça aide à rendre sympa les reconnaissances.»

L'ultime contre-la-montre (20ème étape, le 28 juillet, entre Saint-Pée sur Nivelle et Espelette)

«C’est un chrono de 30 kilomètres où il n’y a pas un mètre de plat. Je pense que ce sera pour les hommes forts du classement général qui seront dans le feu de l’action. Ce n’est pas un chrono comme entre Chartres et Bonneval, il y a quelques années, où c’était tout plat, pour les rouleurs.»

La sécurité autour de Christopher Froome

«Nous, les coureurs, on a peur de la réaction de public parce qu’il est au milieu du peloton avec nous. S’il y a 1 imbécile sur 1000 qui veut manifester son mécontentement, on est tous derrière. J’espère qu’il n’y aura pas de geste imbécile d’un spectateur un peu énervé qui serait présent. Je veux juste que tout se passe bien et que la fête soit belle.»