Cyclisme DOSSIER : Le Tour de France 2017

Tour de France 2017 : ce qu'il faut savoir avant le départ de la 104e édition

Par Germain Arrigoni, France Bleu samedi 1 juillet 2017 à 3:30

Le peloton du Tour de France (illustration)
Le peloton du Tour de France (illustration) © Maxppp -

Coup d'envoi à Düsseldorf en Allemagne ce samedi et dénouement attendu à Marseille avant l'arrivée le 23 juillet sur les Champs-Elysées : le Tour de France 2017 s'annonce ouvert malgré la présence du vainqueur sortant, Chris Froome, candidat à une quatrième victoire au départ des 3540 kilomètres.

Un chrono pour débuter ce Tour de France 2017 ! Les 198 coureurs s''élanceront les uns après les autres pour un contre-la-montre individuel de 14km dans les rues de Düsseldorf, en Allemagne, ce samedi après-midi à partir de 15h15.

C'est l'événement de l'année cycliste convoité par les grands noms (Froome, Porte, Quintana, Contador, Bardet) d'une course très indécise et placée sous haute sécurité dès sa première journée.

Course indécise

Le favori de cette 104e édition ? "Froome vient en premier lieu mais il n'a pas encore gagné cette année", répond le directeur du Tour Christian Prudhomme. A 32 ans, le Britannique a certes élargi son registre et gommé ses points faibles (descente, sens tactique). Mais il a perdu sa supériorité en montagne au vu de ces derniers mois, notamment par rapport à son ancien lieutenant, l'Australien Richie Porte.

Romain Bardet, qui porte les espérances françaises après sa deuxième place de l'année passée, se refuse à trancher dans la hiérarchie : "Physiquement, c'est Porte qui m'a fait la plus grosse impression. Mais comment avoir des doutes sur le niveau d'un coureur qui a gagné trois fois le Tour ?"

Tous s'accordent à étendre à huit-neuf noms les prétendants au podium, voire mieux. En premier lieu, Nairo Quintana, un habitué qui attend la consécration qu'aucun Colombien n'a encore connue. Le "condor", deuxième du Giro, représente un grand point d'interrogation. Peut-on enchaîner, en tentant de les gagner, les deux grands tours ? L'Espagnol Alberto Contador, qui espère un retour de flamme - dix ans après le premier de ses deux succès -, le nouveau champion d'Italie Fabio Aru, en doublette avec le Danois Jakob Fuglsang, vainqueur du Dauphiné, ont le maillot jaune dans un coin de la tête. Et pourquoi pas Alejandro Valverde, le vétéran espagnol dans l'ombre de Quintana ? Ou le néophyte colombien Esteban Chaves, qui découvre avec des yeux d'enfant le Tour, son stress, son ambiance survoltée à cause du public venu en foule et de la cohorte de médias ?

Retrouvailles allemandes

Trente ans après son précédent départ d'Allemagne, à Berlin-Ouest avant la chute du mur et la réunification, la plus grande épreuve du monde retrouve le pays qui s'était détaché d'elle voici dix ans à cause des affaires de dopage à répétition. "Il y a eu une période d'amour fou, puis de désamour tout aussi fou. On est dans des relations plus sereines, plus adultes peut-être", résume le directeur du Tour.

Vingt ans après la victoire de Jan Ullrich, la seule d'un coureur du pays en plus d'un siècle, l'Allemagne a repris goût au cyclisme de compétition. Ses équipes se renforcent, telle Bora qui a recruté le champion du monde, le Slovaque Peter Sagan. Ses coureurs monopolisent les victoires d'étape au sprint avec Marcel Kittel et André Greipel, mais aussi dans les contre-la-montre. Tony Martin, champion du monde de la discipline, a d'ailleurs annoncé la couleur avant la première étape, un chrono de 14 kilomètres: "Je veux le maillot jaune !"

La grande foule est annoncée à Düsseldorf dans un contexte sécuritaire devenu habituel en raison des risques d'attentat. Pour la deuxième année, l'unité spécialisée du GIGN opèrera sur le Tour de France. Le dispositif, quelque 23.000 gendarmes et policiers mobilisés l'an passé sur le territoire, intègre une nouveauté. Une brigade avec des chiens dressés pour détecter des explosifs en mouvement interviendra près des podiums au départ et à l'arrivée des étapes.

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Tony Martin en jaune à Düsseldorf ?

Les coureurs allemands monopolisent les victoires d'étape au sprint avec Marcel Kittel et André Greipel, mais aussi dans les contre-la-montre. Tony Martin, champion du monde de la discipline, a d'ailleurs annoncé la couleur avant la première étape, un chrono de 14 kilomètres: "Je veux le maillot jaune !"

Parcours moderne

Dessiné pour que la course ne soit pas verrouillée par une ou deux équipes, le Tour 2017 est un peu moins montagneux que l'édition précédente (23 cols tout de même !). Mais il multiplie les occasions de confrontations. Pour la première fois depuis vingt-cinq ans, les cinq massifs montagneux de la France continentale sont visités. Dans l'ordre, les Vosges avec la Planche des Belles Filles dès le cinquième jour, le Jura, les Pyrénées (Peyragudes et l'Ariège en concentré), le Massif central et enfin les Alpes limitées à deux étapes : Croix-de-Fer et Galibier le premier jour, Vars et ensuite à l'Izoard le second, escaladé par le versant mythique de la Casse déserte, qui accueillera - une nouveauté - une arrivée d'étape et sera le dernier col de l'épreuve.

Deux jours plus tard, le classement sera déterminé par le contre-la-montre de Marseille, le second de ce Tour qui comporte 36,5 kilomètres de "chrono" pour contrebalancer les pentes raides cherchées par les organisateurs (Grand Colombier, Péguère, Peyra Taillade) avant l'arrivée finale sur les Champs-Elysées.

(avec AFP)

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