Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Cyclisme DOSSIER : Tour de France 2019

Tour de France 2019 : père et fils, deux motards bourbonnais au cœur de la course

-
Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Dans le Tour de France il y a les vélos, mais aussi une trentaine de motos qui accompagnent la course. Originaire de Louchy-Montfand, dans l'Allier, Philippe Cluzel participe cette année à son 10e et dernier Tour en tant que motard. Pour son fils Benoît, c'est une première.

Philippe Cluzel, en est à son 10e Tour de France comme motard de l'organisation. Pour son fils Benoît c'est une première.
Philippe Cluzel, en est à son 10e Tour de France comme motard de l'organisation. Pour son fils Benoît c'est une première. © Radio France - Juliette Micheneau

Louchy-Montfand, France

Ce Tour 2019 a forcément une saveur particulière pour Philippe Cluzel. A bientôt 61 ans, il a atteint la limite d'âge fixée par l'organisation pour conduire une des motos de la course. C'est donc sa 10e et dernière grande boucle, mais pour la première fois en compagnie de son fils Benoît. "J'en ai rêvé, je l'ai espéré, je ne pensais pas que ça arriverait un jour", reconnaît Philippe avec émotion. 

"C'est génial, c'est un rêve aussi" ajoute Benoît qui partage les passions de son père pour la moto et le cyclisme. "J'ai roulé avec Florian Vachon plus jeune, mais il a mieux réussi que moi !" plaisante-t-il. Benoît se réjouit notamment d'être motard presse sur l'étape réputée de la Planche des belles filles. "C'est vrai que ça va être un stress particulier. On sait qu'il va y avoir des coureurs partout, le photographe va vouloir aller partout..." "Et il y a des choses que je ne pourrai pas faire", précise le papa, plus expérimenté. "Prendre un coureur en aspiration quand la course commence un peu à s'agiter, pas le droit de doubler dans les zones de ravitaillement, etc. La première heure, je vous assure que quelqu'un qui n'a jamais fait ça se demande où il est."

Philippe Cluzel et son fils Benoît sont motards sur le Tour de France 2019. Reportage de Juliette Micheneau.

Une formation exigeante

Pour Philippe Cluzel, l'aventure a commencé par hasard quand France 3 Auvergne lui demande au pied levé d'emmener son cameraman en moto pour suivre une course sur le circuit de Charade. Il se forme sur le tas et finit par intégrer le circuit des courses ASO, dont le prestigieux Tour de France. Le motard bourbonnais officie à différents postes, dont "commissaire", la moto des arbitres de la course. Une mission de trois semaines qui impose une formation exigeante : "Tous les deux ans, on est _formé à Fontainebleau avec la garde républicaine_. Le Graal quoi, y a pas au-dessus !" assure Philippe. "On a ensuite quatre ateliers de sécurité à passer : secourisme, sécurité terrorisme, des consignes incendies...

Philippe Cluzel raconte la formation des motards du Tour de France.

La peur de l'accident

Une fois en course, le pilote reconnaît que la pression est intense : "Priorité absolue aux coureurs et à leurs directeurs sportifs. On ne doit gêner personne". Philippe se méfie aussi du public : "Le Tour de France, c'est des millions de personnes sur la route, le bruit. _Faut pas se laisser prendre par la ferveur, faut rester zen_. Faire aussi attention aux enfants, souvent les parents ne se rendent pas compte du danger." Sa hantise, c'est évidemment l'accident : "Renverser un coureur ou un spectateur, pour moi ce serait la pire des choses."

10 ans de souvenirs

Un accident fait d'ailleurs parti des pires souvenirs du motard. "La chute en 2011, l'étape de Saint-Flour avec Hoogerland et Flecha, renversés par une voiture de France Télévision. L'ambiance était vraiment pesante" se souvient Philippe Cluzel qui garde aussi de très belles images des victoires françaises sur le Tour. Autre très bon souvenir : "_L'arrivée sur les Champs-Elysées, la première fois. Je vous assure qu'on a des frissons partout_. J'ai versé ma larme !"

Le sous-sol de Philippe Cluzel est rempli de souvenirs du Tour, notamment celui du 100e, en 2013, qui faisait étape près de chez lui à Saint-Pourçain-sur-Sioule - Radio France
Le sous-sol de Philippe Cluzel est rempli de souvenirs du Tour, notamment celui du 100e, en 2013, qui faisait étape près de chez lui à Saint-Pourçain-sur-Sioule © Radio France - Juliette Micheneau