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Tour de France 2021 : le Loirétain Pierre Rolland veut "remporter une étape" et faire des coups

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Le Loirétain Pierre Rolland débute son 12e Tour de France ce samedi de Brest, en Bretagne. Il avait terminé 18e du classement général lors de la précédente édition et ne veut pas viser un Top 10 cette année. Lui rêve de "remporter une étape", comme sur les pentes de l'Alpe d'Huez en 2011. Entretien.

Pierre Rolland lors de la dernière édition entre Bourg en Bresse - Champagnole le 18 septembre dernier. Pierre Rolland lors de la dernière édition entre Bourg en Bresse - Champagnole le 18 septembre dernier.
Pierre Rolland lors de la dernière édition entre Bourg en Bresse - Champagnole le 18 septembre dernier. © Radio France - Laurent Lairys/ Maxppp

La 108e édition du Tour de France démarre ce samedi de Brest , dans le Finistère et ralliera Paris et les Champs-Elysées le 18 juillet prochain. Un total de 21 étapes pour un tracé long de plus de 3.400 kilomètres et parmi les cyclistes engagés, le Loirétain Pierre Rolland , qui disputera sa 12e Grande Boucle. À 34 ans, le vainqueur notamment à l'Alpe d'Huez en 2011 et 18e du classement général l'an dernier, ne vise pas forcément le classement général cette année mais veut faire de bons coups. On l'a rencontré avant son départ pour la Bretagne. Interview.

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France Bleu Orléans : Pierre, dans quel état d'esprit vous vous trouvez juste avant de commencer ce nouveau Tour ?

Bien, un peu excité, forcément, c'est toujours des journées un peu longues, un peu particulières avec l'attente dans les derniers jours. L'état d'esprit est très bon et conquérant. Le Tour est la course qui me correspond mieux de l'année, c'est la course que j'attends et j'espère être à la hauteur de l'événement en tout cas j'ai tout fait pour dans ma préparation et dans l'approche. Maintenant, c'est la partie la plus sympa de tout ça, de toute cette préparation en amont. Maintenant, c'est la course et c'est le moment de profiter et de prendre du plaisir.

Quels sont vos objectifs pour ce tour ? Une victoire d'étape ? Un Top 10 ? 

Oui de lever les bras, essayer de remporter une étape mais j'ai envie de dire un peu comme les 200 coureurs qui sont au départ. Je veux trouver l'ouverture, le bon moment, avoir les planètes alignées, le bon jour pour attaquer. L'année deuxième, cinquième d'étape, ce n'est pas loin, mais ce n'est pas gagné. On va tout faire et donner le maximum pour réussir à remplir cet objectif. Moi, personnellement et l'ensemble de mes coéquipiers.

Il y a des étapes que vous avez cochées sur ce Tour ?

Il y a beaucoup d'étapes qui sont difficiles étapes, dont une en Corrèze qui est très escarpée et très longue. Voilà, ce sont des journées qui peuvent me convenir mais avant tout ça, il y a la Bretagne à traverser, le centre de la France aussi. On est sur un parcours de Tour un peu plus traditionnel, avec des étapes de sprint, de punch pendant presque une semaine donc il faudra réussir à être patient et passer ces étapes sans encombre pour arriver avec une intégrité intacte quand les étapes me correspondront davantage.

Vous aviez fini 18e l'année dernière, vous vous sentez capable d'accrocher un Top 10 ? 

Non, ce n'est pas du tout l'objectif. Honnêtement, en Bretagne ou ailleurs c'est compliqué. Si je perds 20 minutes à la sortie de la Bretagne, pour moi, ce n'est pas un problème, bien au contraire. En plus, cette année, il y a le retour de deux grands contre-la-montre. Au mieux, je vais terminer dixième, douzième mais je ne veux pas faire trois semaines à m'accrocher tous les jours pour un Top 10. Ce n'est pas là ou je veux aller, ce n'est pas la façon dont j'ai envie de courir, d'être attentiste et d'attente juste de sauter sur toutes les attaques parce que finalement, quand on fait le général, c'est un peu ça.

Vous avez peut-être aussi un maillot en tête, comme le maillot à pois ?

Le maillot à pois avec le barème, c'est quand-même souvent un des deux ou trois premiers du général qui récupère ce maillot. L'année dernière, Pogacar a ramené trois maillots. Donc voilà, tout ça, ce sont des circonstances de course. On a plein d'ambition au départ mais c'est la course qui donnera le fil conducteur.

Et puis, cette année, c'est aussi le retour du public, dans les montées, dans les cols, ça peut vous motiver un peu plus ?

Complètement, on a vu par exemple le week-end dernier lors des Championnats de France (à Epinal, ndlr), il y avait du monde sur le bord des routes, ça faisait plaisir. Il y avait de l'ambiance, on retrouve cette ferveur du public et j'espère qu'il sera au rendez-vous. Le public est très important, ça fait partie du Tour et puis, pour moi, c'est vraiment un élément en plus qui me permet de vraiment me dépasser. Pour moi, c'est vraiment important qu'il y ait du public au bord des routes.

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