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Dossier : Le Tour de France 2017

Amaël Moinard : "Le Tour de France ? C'est notre Coupe du monde !"

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Par , France Bleu Azur, France Bleu Cotentin

Avant le départ du Tour de France 2017, Amaël Moinard se confie à France Bleu. Installé sur la Côte d'Azur depuis huit ans, le cycliste normand va disputer sa neuvième Grande Boucle. Moinard a un objectif conduire Richie Porte le leader de la BMC sur le podium. Entretien avec cet équipier modèle.

Il manque deux Tour de France à Amaël Moinard pour atteindre les dix participations.
Il manque deux Tour de France à Amaël Moinard pour atteindre les dix participations. © Maxppp - .

Amaël Moinard a reçu France Bleu cinq jours avant le départ du Tour de France 2017. Le cycliste né à Cherbourg dans la Manche, nous accueilli chez lui sur la Côte d'Azur où il vit depuis huit ans. Le coureur de la BMC va prendre le départ de son neuvième Tour. La motivation du Normand est intacte. D'ailleurs, il espère bien disputer une dixième Grande Boucle. Amaël Moinard se confie.

Amaël Moinard va prendre le départ de son neuvième Tour de France. Interview.

Amaël, vous allez prendre le départ de votre neuvième Tour de France. Ça vous inspire quoi ?

"Tout petit je rêvais simplement de participer à un Tour de France. Là, c'est mon neuvième. Je vais faire partie de ceux qui en ont pas mal fait. Bon, ça ne me rajeunit pas mais c'est super. A chaque fois c'est toujours une grande excitation. Je suis heureux d'y participer. Je me bat chaque année pour être sur le Tour. Je fais du cyclisme pour ça !"

"C'est toujours une grande excitation de participer au Tour."

Comment vous avez appris que vous seriez au départ de la Grande Boucle. Vous devez avoir l'habitude, non ?

"Oui, j'ai l'habitude mais ce n'est jamais simple à vivre. Même si je me considère comme expérimenté, je savais que j'étais susceptible d'y aller. Mais on a de nombreux coureurs complets à la BMC. C'est difficile de faire sa place et de la revendiquer. Je ne l'ai appris qu'une dizaine de jours avant le départ. Après la défaite au Dauphiné (le leader de la BMC Richie Porte a raté la victoire finale pour dix secondes le dernier jour de course, ndlr), j'imagine que pas mal de choses ont été remises en cause. L'expérience de ces dernières années et la confiance que l'on m'accorde par rapport à mes derniers Tour où j'ai été solide pour l'équipe, notamment en deuxième partie de course, ont joué en ma faveur pour être au départ à Düsseldorf."

Votre histoire avec le Tour a bien démarré en 2008...

"Le premier a été une réussite. Tout a joué en ma faveur. Je termine 14e du Tour. Après, je me suis sans doute fixé des objectifs trop haut pour essayer de rentre dans le Top 10. Mais j'ai vite vu que ma place était aux environs de la quinzième, quand tout se passe à merveille pour moi. Après il a fallu faire des choix. J'ai plutôt penser à une victoire d'étape. Ça ne s'est pas fait. Parfois il ne m'a pas manqué grand chose. Une victoire d'étape aurait vraiment couronné ma carrière. Attention, ce n'est pas encore fini !"

Amaël Moinard se désaltère entre Lannemezan et Foix lors de la 11e étape du Tour 2008.
Amaël Moinard se désaltère entre Lannemezan et Foix lors de la 11e étape du Tour 2008. © Maxppp - .

En 2011, avant le début de règne de la Sky, vous aviez remporté le Tour avec la BMC...

"Je me suis dis : si je ne suis pas capable de faire un Top 10 sur le Tour, autant aller le gagner avec une équipe parce que le cyclisme est un sport d'équipe. En 2011, Cadel Evans faisait figure de grand favoris. On était hyper soudé, solidaire et tous animés par le même objectif. Aujourd'hui, on a peut-être une équipe plus forte que cette année là, mais l'expérience me fait dire que l'état d'esprit et le collectif font la différence. Il ne suffit pas d'avoir les neufs meilleurs hommes sur le papier pour gagner le Tour."

"Le Tour de France ? C'est notre Coupe du monde !"

Justement, la BMC a fière allure au départ de ce 104e Tour de France !

"On a une équipe très très forte cette année avec Richie Porte comme leader qui a démontré dernièrement qu'il allait certainement jouer les premiers rôles. C'est un sacré challenge de faire partie de ce groupe et de se dire : on est là pour gagner le Tour. C'est notre Coupe du monde à nous. Tout le monde se bat pour y participer. On veut être en forme et y briller."

Est-ce possible malgré ce rôle de lieutenant d'aller gagner une étape du tour ?

"On peut toujours y croire et je veux toujours y croire ! Dans le vélo, des opportunités existent. On ne sait jamais ce qu'il peut se passer et puis il faut conserver la flamme. On s'entraîne dur pour ça, pour avoir un peu de retour, de gloire personnelle. Le cyclisme est un sport exigeant. On se fait mal pour essayer de gagner une étape. Evidemment c'est très compliqué pour moi, encore plus dans mon rôle au sein de la BMC. Mais je ne fais pas une croix sur une victoire d'étape. Après, mon objectif c'est de faire monter Richie sur le podium. Mais je garde cette étincelle au fond de moi."

Amaël Moinard sur le Tour 2016 lors de la 8e étape entre Pau et Bagnères-de-Luchon.
Amaël Moinard sur le Tour 2016 lors de la 8e étape entre Pau et Bagnères-de-Luchon. © Maxppp - .

Vous avez rejoint la Côte d'Azur pour vous y entraîner. Aujourd'hui, vous êtes azuréen ou normand ?

"Les deux (rires). J'ai grandi dans la Manche, je suis venu ici pour faire du vélo. Mes enfants sont nés ici, je suis installé avec ma femme. Ma vie de tous les jours est dans la région niçoise. Mais je n'oublie pas mes racines. Je me considère comme un habitant de la Côte d'Azur (il vit à Saint-Jeannet, ndlr). Après c'est très compliqué. Le plus dur ce n'est pas de partir de chez soi, mais c'est de se convaincre que l'on a fait le bon choix. On a un confort d'entraînement mais on perd un socle, une base. L'arrivée de mes enfants a permis de tisser du lien ici. Après, c'est un cheminement normal. Dans la vie professionnelle on est parfois amené à quitter sa famille. Mais je ne regrette pas d'être venu dans les Alpes-Maritimes. C'est aussi ce qui me fait tenir et durer dans le milieu car je prend beaucoup de plaisir à m'entraîner dans la région."

Un dixième Tour de France, vous y pensez ?

"C'est compliqué de se projeter dans le futur. C'est ma treizième année en professionnel. Tant que j'aime ça et que j'ai l'opportunité de continuer je pédalerai. Mais c'est sûr qu'un dixième tour de France ça serait symbolique."

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