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Tour de France : Benoît Cosnefroy raconté par son premier entraîneur

Benoît Cosnefroy s'élance ce samedi de Nice pour son deuxième Tour de France. L'histoire du champion du Monde espoir a débuté dans la Manche. Alain Leclerc, son premier entraîneur, revient sur le parcours du coureur de 24 ans qui s'est rapidement fait une place dans le peloton.

Le cycliste manchois Benoit Cosnefroy raconté par son premier entraîneur Alain Leclerc
Le cycliste manchois Benoit Cosnefroy raconté par son premier entraîneur Alain Leclerc © Maxppp - Philippe VACHER

Alain Leclerc n'est jamais loin de son poulain. Comme Benoît Cosnefroy, le manchois prendra le départ du Tour de France ce samedi à Nice... au volant d'une ambulance de la course. "Parler de Benoît, c'est un bonheur", nous répond avec délice Alain Leclerc lorsqu'on lui demande revenir sur le parcours de "Beubeu". Il a été son entraîneur pendant près de 10 ans à Bricquebec-en-Cotentin et les deux hommes sont restés très proches. 

Comment l'histoire a-t-elle commencé ? 

Je m’occupais de l’école de cyclisme à Bricquebec. Benoît s’est mis au cyclisme vers 7-8 ans. C'était un gamin attachant. Il était doué pour le vélo, mais pas plus que ça. Je n’avais rien décelé à ce moment-là. Au fil des années, il a continué de progresser. J’ai compris qu’il avait quelque chose de plus. Il est hyper attentif, hyper respectueux des plans d’entrainement et du travail que je faisais pour lui. C’était le gars dont on rêve pouvoir s’occuper.

Vous l’avez entraîné jusqu’à quel âge ? 

Jusqu’à ses 15 ans. J’ai appelé l’entraîneur du comité de Normandie en lui disant que j’avais quelqu’un qui n’est pas ordinaire. Benoît est donc parti sur Caen pour entrer dans l’équipe Normandie. Très vite, l’entraîneur me rappelle en me disant « je ne sais pas ce que tu lui trouves, moi je ne lui ai rien trouvé ». Trois semaines après, il me rappelle « c’est bon Alain, j’ai trouvé » ! 

Il est tellement gentil que je me demande comment il a fait sa place dans le peloton des pros

Et vous n’avez jamais perdu le contact… 

Il a continué à avoir l’habitude de m’appeler. Quand il était à Chambéry, j’avais un coup de fil tous les soirs après les courses. Il n’a surtout pas besoin de moi, il est grand maintenant, mais on a lié une amitié particulière. C’est un mec en or. Il a été très bien élevé. Il est tellement gentil que je me demande comment il a fait sa place dans le peloton des pros. Il est gentil, mais il sait s’imposer. 

Êtes-vous étonné par son ascension dans le monde professionnel ? 

Je ne connais pas ses limites, et je ne sais pas si quelqu’un connait ses limites. Je ne sais pas jusqu’où il peut aller. Il a une telle hargne, il a une belle vision de la course. Quand il prend ses responsabilités, il se rate rarement. Et quand il se rate, ça arrive aussi, il le dit ouvertement. C’est tellement rare aujourd’hui chez les grands sportifs d’accepter de ne pas avoir été bon. 

Je ne sais pas si quelqu'un connait ses limites

Benoît Cosnefroy ambitionne de remporter une étape sur le Tour. Pensez-vous qu’il peut le faire cette année ? 

J’ai coché quelques étapes et je crois que lui aussi. Après, le Tour c’est le haut du panier. On doit avoir une ou deux opportunités sur le Tour de France. Il ne faut pas les rater. Il faut être bien ce jour-là et avoir un peu de chance.

Si Benoît gagne une étape du Tour ses copains passent à la tondeuse. Ils feraient bien d’aller acheter un bonnet

Est-ce qu’il arrive encore à vous surprendre ? 

Ce qui me surprend, c’est la façon dont il gère sa carrière. Il n’y a rien qui est laissé au hasard. Tout est calculé. Là où il est fort, c’est qu’avec lui c’est 100% plaisir. C’est un fanatique de vélo. Il y a de nombreux pros qui n’ont plus envie d’aller s’entraîner. Pour le moment Benoît, il s’éclate. 

Qu’est-ce que vous allez lui dire avant le départ du Tour ? 

Je ne peux que l’encourager. Il n’aura pas cinquante opportunités sur ce Tour. Quand il aura les cartes en mains, il ne faudra pas se rater, mais ça il le sait déjà. Il y a un petit challenge dans le nord-Cotentin. Quand il a été champion du Monde (champion du monde espoir en 2018), on a rasé la tête de son papa lors d’une fête mémorable. Il a été écrit ce jour-là sur papier que toute sa bande de copains, si Benoît gagne une étape du Tour, passe à la tondeuse aussi. J’attends ça avec impatience. Et par précaution, ils feraient bien d’aller acheter un bonnet (rire). 

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