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Tour de France : "Lever les bras", l'ambition du Libournais Quentin Pacher

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu Périgord

Sélectionné pour son deuxième Tour de France, le coureur né à Libourne Quentin Pacher est au départ de Brest, ce samedi, dans le peloton de la Grande Boucle. Mais lui attend des étapes plus vallonnées, notamment dans les Pyrénées, pour ramener une victoire après un premier Tour réussi l'an dernier.

Quentin Pacher tout sourire à Brest, avant le départ du Tour de France, samedi.
Quentin Pacher tout sourire à Brest, avant le départ du Tour de France, samedi. © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Le Tour de France 2021, qui s'élance ce samedi de Brest, pour une première étape 100% finistérienne qui emmènera les coureurs à Landerneau. Une Grande Boucle dans laquelle on trouve un peu de Gironde. D’abord sur le parcours, qui s'arrête dans notre département pour la première fois depuis 2010, avec une étape en ligne qui arrive à Libourne, le 16 juillet, puis un contre-la-montre Libourne - Saint-Émilion, le lendemain, à la veille de l'arrivée. Et puis, la Gironde sera aussi représentée dans le peloton, avec le coureur né à Libourne, Quentin Pacher, sélectionné avec l'équipe B&B Hotels p/b KTM. Interview. 

C'est votre deuxième Tour de France cette année, l'aborde-t-on différemment du premier ?

Oui et non. D'un côté, il y a le fait d'en avoir fait un premier, donc forcément, ça rassure sur certains aspects, sur la course, sur son niveau à soi, sur la capacité de pouvoir faire trois semaines de compétition à haut niveau. Et en même temps, il y a toujours ce petit stress de la compétition. Savoir si on est dans notre meilleure condition, passer au travers des aléas et pouvoir tout donner, pour faire de bons résultats. 

Il y a eu du soulagement de voir, cette semaine, son nom dans la liste des coureurs sélectionnés ?

Je pars du principe que rien n'est écrit à l'avance. Il faut gagner sa place dans l'équipe et montrer qu'on a le niveau au moment où il faut l'avoir. Donc forcément, quand la liste est sortie, c'était un grand soulagement. C'est une première étape mais ça n'est pas une fin en soi. Le plus important c'est arriver à être performant sur le Tour, même si la première étape c'est d'être au départ.

Ce sera le deuxième Tour de Quentin Pacher, après 2020, où il participe ici à l'avant-dernière étape à La-Planche-des-Belles-Filles.
Ce sera le deuxième Tour de Quentin Pacher, après 2020, où il participe ici à l'avant-dernière étape à La-Planche-des-Belles-Filles. © Maxppp - MAXPPP

En plus, le Tour part de Brest, dans une équipe bretonne... C'est la fête ? 

C'est sûr. L'équipe a un ancrage en Bretagne, le centre de performance est à côté de Vannes, on est 100% Bretons. C'st un sentiment particulier, ça arrive un an plus tôt que prévu. On a aussi beaucoup de Bretons dans l'équipe, ils connaissent ces routes par cœur. Après, ça reste le Tour. Quelque soit l'endroit d'où il part, c'est un sentiment exceptionnel. 

Quel rôle allez-vous avoir dans cette  équipe ?  

Je pense que ça va être un petit peu comme l'année passée. Les deux leaders  ce sont Bryan [Coquard] et Pierre [Rolland]. Moi, j'aurais peut-être un rôle d'électron libre et des possibilités de m'échapper sur les étapes vallonnées, voire montagneuses, pour voir ce qu'il est possible de faire. Et le reste du temps, je serai auprès de ces coureurs-là. 

Il y a des étapes que vous avez particulièrement cochées ? 

Oui, il y a des étapes que j'ai reconnues, auxquelles je pense, mais je préfère les garder pour moi (rire). Après, il y a une grande part de la course dans l es Pyrénées. C'est mon massif préféré, celui qui est le plus près de chez moi, ce sont des étapes que je connais quasiment par cœur. Donc, forcément, ce sont des étapes où j'aurais à cœur de briller. 

Quentin Pacher avait été plusieurs fois à l'attaque sur le Tour 2020, comme ici sur la route de Villard-de-Lans, où il avait terminé 9e de la 16e étape. © AFP - Marco Bertorello
Quentin Pacher avait été plusieurs fois à l'attaque sur le Tour 2020, comme ici sur la route de Villard-de-Lans, où il avait terminé 9e de la 16e étape. © AFP - Marco Bertorello © AFP - Marco Bertorello

Plusieurs fois l'année dernière, vous avez été dans la bonne échappée, trois fois dans les 10 premiers... Ca vous a appris ces expériences là, à jouer la gagner sur une étape du Tour de France ? 

Déjà en soi, quand on est dans la bonne échappée, un jour ou l'échappée va au bout, c'est une première victoire. Parce que ce sont des échappées pas faciles à prendre, où il y a énormément de mouvement en début de course. Il faut être attentif, flairer le bon coup et surtout être en capacité de pouvoir y aller, parce que souvent, ça sort à la pédale dans les difficultés. 

Après, il n'y a pas de recette miracle, mais il y a toujours des circonstances de course qui font que en fonction du leader, en fonction  l'équipe qui a le maillot jaune... On peut arriver à sentir que ça va passer le lendemain ou le surlendemain, et cocher des étapes. Mais ça se fait un peu au jour le jour. 

Gagner une étape, ce sera votre objectif ? 

Oui, oui, forcément. Même pour l’équipe, c'est l'objectif ultime de ce Tour. Après un premier Tour où on était placés, l'objectif, c'est de franchir ce dernier cap qui nous manque. L'an dernier, on a fait toutes les les places dans le top 10, sauf la première. Peut-être que cette année, on ne fera pas de Top 10, mais on aura une victoire. 

Vous avez changé de statut, après ce Tour réussi, cette sélection en équipe de France pour les championnats du monde ? 

Je sais pas, ce n'est pas vraiment u ne question que je me pose. Moi, la seule chose que je veux, c'est faire du vélo, progresser, faire des résultats. Après, on me donne des responsabilités grâce à mes performances. C'est l'essentiel, on me fait confiance. Ça n'est pas quelque chose que je vais réclamer, mais maintenant que c'est là, j'en profite. 

Et avec cette petite carotte, en plus d'une fin de Tour à Libourne et Saint-Émilion ? 

Complètement, ça fera plaisir de passer sur des routes que je connais. Après, ce seront des parcours moins favorables à mes qualités, donc je n'aurai pas forcément d'ambitions personnelles si ce n'est d'aider l'équipe sur l'étape qui arrive à Libourne. Après, le dernier contre-la-montre, il n'y aura pas d'objectif sportif, mais ce sera un plaisir de passer, j'espère, sur les routes que je connais depuis petit.

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