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Dossier : 100% PSG sur France Bleu Paris

"J'aimerais laisser une trace de mon passage au PSG" confie Olivier Echouafni dans 100% PSG

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Par , France Bleu Paris

Il est l'heureux entraîneur d'une équipe qui marche sur l'eau depuis le début de la saison. Olivier Echouafni, qui coache les Féminines du PSG, était l'invité de 100% PSG, le Mag.

Olivier Echouafni en octobre 2019
Olivier Echouafni en octobre 2019 © Getty - Aurélien Meunier

Seize victoires, un match nul et... zéro défaites. C'est le bilan du début de saison exceptionnel des Féminines du Paris Saint-Germain. C'est donc un coach rayonnant et fier de "ses" filles qui a passé la porte du studio de 100% PSG Le Mag. 

EXTRAITS

Sur les huis-clos dans les stades

Ouvrez les stades ! Ouvrez les stades une fois pour toutes ! Mettez 10, 20, 30% de la capacité. Mais ce n'est plus possible. Tout à l'heure, dans votre générique, on a entendu le bruit des supporters. Quel plaisir ! Ça fait du bien ! Et je pense qu'à travers tout ce qui se passe, on a besoin de retrouver un peu de vie dans les stades. Qu’ils se débrouillent sur la partie sanitaire. Mais bon, si vous vous mettez 10 ou 15 000 supporters au Parc des Princes, ça ne va rien changer. C’est largement jouable. On a besoin de retrouver un peu de vie dans nos stades. On a besoin de retrouver nos supporters parce que ça leur manque, mais ça nous manque aussi cruellement. 

Sur la régularité impressionnante des Féminines du PSG

Actuellement, c'est vrai qu'on réalise une très, très belle saison. Peut-être "parfaite", mais j'aimerais qu'on entende exactement les mêmes mots dans trois mois. Ça voudra dire qu’on aura gagné des titres puisqu'en restant invaincus, obligatoirement, on gagnera un titre. Et c'est l'objectif. Après, l'idée, c'est d'avoir une certaine régularité. On est sur une troisième saison, en toute cas moi, avec elles. Et aujourd'hui, on commence à sentir une équipe qui a une certaine maturité et qui prend beaucoup de plaisir. Beaucoup de plaisir à se retrouver, beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Et ça, c'est quelque chose. Une cohésion de groupe à avoir au quotidien en sachant qu'on a quand même 60% d’étrangères et 40% de Françaises. Mais beaucoup de Titis parisiennes, aussi. Et ça, c'est la base pour le succès.

Sur le statut de challengers des Parisiennes vis-à-vis des Lyonnaises

C'est vrai qu’il faut à un moment donné faire comprendre aussi à nos filles qu’elles ont aussi des capacités, qu'elles sont capables d'aller battre toutes les équipes. Après, il faut en prendre conscience. Peut-être qu'il y a deux ans, c'était encore un petit peu compliqué. Là, aujourd'hui, je pense qu'il y a eu un véritable déclic. C'est ce match match aller. Ce match aller face à cette équipe de Lyon, au Parc des Princes. C'était assez incroyable. Mais [cette victoire], finalement, quelque part, on l’avait un petit peu préparée. On avait joué le Trophée des Championnes il y a un an et demi : on avait perdu aux penalties. On joue la finale de Coupe de France : on la perd aux penalties. On joue une demi-finale de Ligue des Champions : on perd avec un but d'écart, donc c'est très serré. 

C'est vrai qu'à ce moment-là, le discours de l'ensemble de l'effectif et de certaines filles, c'était : « On n'y arrive pas. On n'y arrivera jamais. On n'a pas de chance. »  L'objectif, après tout ça, c'est quoi ? C'est de remobiliser tout le monde et ensuite, c'est de leur dire que dans le football, tout reste possible. Mais continuez à travailler, et surtout persévérez. Persévérez ! Le haut niveau, c'est ça. Et en fait, ce match au Parc des Princes a été un vrai révélateur pour le groupe et ça leur a donné confiance. Et puis surtout, ça leur a fait comprendre que rien n'était impossible, notamment dans le sport de haut niveau et dans le football. Donc maintenant, on est encore loin du compte. Il reste encore un certain nombre de matchs. Et puis le match retour à Lyon dans trois semaines. Mais croyez-moi, je pense que les filles ont dans un coin de leur tête cette envie d’aller faire un grand résultat à Lyon.

Sur la fluidité dans le jeu de son équipe

On veut toujours gagner les matchs. Si on peut les gagner en y mettant la manière, c'est exceptionnel quand on est entraîneur. Voilà. On aime les deux. C'est vrai que les contenus sont très intéressants. Il y a des automatismes qui se sont créés et puis elles ont du plaisir à se retrouver et ça, c'est important. Bien sûr, c'est un travail du quotidien. Ce n'est pas un travail que depuis deux ou trois mois. C'est un travail depuis déjà plus de deux ans avec un groupe qu'on a mis en place, un groupe qu'on a fait évoluer par petites touches. Il ne s'agissait pas chaque fois de remettre de la nouveauté en recrutant 5, 6, 7 ou 8 joueuses. Très souvent, on nous parle de mercato dans les périodes d'été, au mois de décembre. On demande « Qui va arriver, qui va arriver, qui va arriver ? » Quand vous avez ce qu'il faut dans votre effectif et que vous apportez une ou deux joueuses en plus qui apportent une vraie plus-value au groupe, ça suffit. 

Et puis, on a aujourd'hui un vrai bon centre de formation qui existe depuis un certain nombre d'années, avec des joueuses qui se montrent, qui se mettent en valeur. Sur le nombre de joueuses issues du centre de formation dans notre effectif, on fait certainement partie d'un des plus gros viviers en France, voire en Europe, voire peut-être même au niveau mondial. On vient de faire encore signer deux jeunes joueuses. Très régulièrement, il y en a qui sont avec nous. J'en ai discuté avec une de nos jeunes, Océane Hurtré, qui vient tout juste d'avoir 17 ans. Je lui expliquais que quelque part, le Covid donnait aux jeunes des possibilités de s'entraîner un peu plus avec nous et c'est peut être une chance. Il faut savoir la saisir. C'est ce qui s'est passé pour certaines filles.

Sur l’importance d’avoir le temps

Est ce qu'on a réellement le temps ? Tout est lié aux résultats. Vous savez, si vous faites deux ou trois défaites consécutives, on sait que dans le football, tout peut aller très, très vite. Chez les filles, comme chez les garçons, même quand vous êtes en tête du championnat, maintenant il arrive qu'il y ait des changements. Donc je pense que le club a vraiment envie de s'investir de plus en plus avec l'équipe féminine. Et puis on a aussi un énorme défi : aller chercher la meilleure équipe du monde [les Lyonnaises]. Le mot « monde » est vraiment adapté. Quand vous avez cette équipe qui gagne le championnat quatorze fois consécutivement, qui est sur cinq Ligue des champions d'affilée… Elles ont bien sûr les meilleures joueuses au monde. Mais bon, nous, on fait notre petit bonhomme de chemin. Et puis un jour, vous savez, les séries sont faites pour s'arrêter.

Sur le potentiel renouvellement de son contrat en juin

Déjà, je ne me pose même pas la question. Je suis tellement pris par la performance de mon groupe, de mon staff. On vit une aventure humaine. Et on a envie. Et là, je n’ai qu’une hâte : c’est de retrouver mes filles qui sont parties aux quatre coins du globe pendant la trêve internationale et de les remettre dans le droit chemin tout de suite pour qu'on aille chercher ces titres. Après, mon avenir personnel s'inscrira peut-être, je l'espère, avec le Paris Saint-Germain. En tout cas, j'aimerais laisser aussi une trace de mon passage.

Sur le match des Parisiens à Barcelone

C'est une très belle et très grande performance sur le plan collectif et je pense que c'est déjà une belle base en vue de cette Ligue des champions, d’aller battre Barcelone à Barcelone. Je me rappelle que la dernière fois qu'une équipe française avait gagné 4-1, c'était le Football Club de Metz dans les années 80. Ca m'a rappelé un peu cette période-là, même si j'étais très jeune. Mais je trouve que les Parisiens ont fait vraiment une très, très belle prestation. Alors, c'est sûr, on parlera certainement de l'après Ligue des Champions, avec ce match face à Monaco. Ce n'est jamais facile après un match de Coupe d'Europe, de se remettre derrière.

Sur ses souvenirs au Parc des Princes en tant que joueur 

J’ai aussi de très, très bons souvenirs au Parc des Princes avec mes équipes [l'OM, le RC Strasbourg, le Stade Rennais et l'OGC Nice]. Dans les confrontations, c’étaient toujours de grands matchs face à de grands joueurs. A l'époque, c'était Rai, c'était Jay-Jay Okocha… De formidables joueurs… Et Rabé aussi [Eric Rabesandratana, consultant à France Bleu Paris et ancien capitaine du PSG] !

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