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Dossier : Les 40 ans de l'épopée des Verts

1976, mémoire de supporters : et si les poteaux n'avaient pas été carrés ?

1976-2016. Quarante ans déjà que l'ASSE a perdu contre le Bayern Munich en finale de la Coupe d'Europe des Clubs champions. Quarante ans, et toujours ce regret, cette défaite 1 à 0 que les supporters des Verts continuent de disséquer. Cette défaite et cette légende : celle des poteaux carrés.

Les supporters des Verts se souviennent de 1976 - Alexandre Czuczman
Les supporters des Verts se souviennent de 1976 - Alexandre Czuczman © Radio France -

Et si ces fameux poteaux avaient été ronds ?

C'est une question qu'on se transmet de génération en génération, comme on transmet l'amour d'un maillot : et si les poteaux avaient été ronds, au lieu d'être carrés comme ceux d'Hampden Park ? Peut-être que le tir de Dominique Bathenay serait rentré ? Peut-être aussi que la reprise de la tête de Santini aurait rebondi à l'intérieur du but ?

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Ces poteaux carrés sont devenus mythiques. Et pourtant, "le jour du match, on n'évoquait pas la géométrie des poteaux" se souvient Jacques Garonnaire, le fils de Pierre Garonnaire, le recruteur historique de l'ASSE. Plus que les poteaux, ce sont les deux occasions manquées qui l'ont marqué : "le centre de Christian Sarramagna et le tir de Dominique Bathenay, c'était deux actions qui auraient dû se transformer en but et qui se sont transformées en rien du tout".

Ces actions manquées, ce sont depuis transformées en un regret, qui, encore aujourd'hui, paraît éternel. Marco, fervent supporter, était à Hampden Park. "Quand la balle a tapé deux fois, on a hurlé deux fois". Et Marco d'invoquer "le bon dieu, la malchance" et les poteaux carrés, tous mélangés. "C'est la légende, donc ça fait partie du truc qu'il faut entretenir" s'amuse-t-il. En 2013, le musée de l'ASSE a d'ailleurs acheté ses poteaux, -en piètre état (voir photo ci-dessous)- pour les exposer à Saint-Étienne.

Les poteaux carrés ont été rachetés par le musée de l'ASSE en 2013.
Les poteaux carrés ont été rachetés par le musée de l'ASSE en 2013. © Maxppp
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En 1976, si, dans les tribunes, on ne pense pas à ces fameux poteaux sur le coup, mais seulement après le match, au poste de commentateur, déjà, le concept de poteau carré fait parler, comme en témoigne cette archive sonore de France Inter.

La frappe de Bathenay et les poteaux carrés - Archive de France Inter.

Entre fatalité et pragmatisme

Et qui dit carré, dit angle de rebond différent de celui qui aurait pu se produire sur une barre ronde. Dès le lendemain de la finale, schéma mathématique à l'appui, on explique aux supporters dépités que leurs larmes sont peut-être dues à la géométrie. Pour ceux, comme Jean-Jacques qui étaient au stade, ça n'est pas l'explication de la défaite. "C'est l'histoire, les poteaux carrés, c'est venu par la suite. C'est ces deux ballons qui ne rentrent pas, (...) c'était écrit comme ça" résume Jean-Jacques Fradin.

Les supporters de Verts se souviennent de 1976 - Alexandre Czuczm
Les supporters de Verts se souviennent de 1976 - Alexandre Czuczm © Radio France

La fatalité, c'est aussi une explication. Ou bien on est pragmatique comme Michel Teil. Il était à Glasgow, Aujourd'hui, il est entraîneur à Feurs. "Quand on ne marque pas les occasions que l'on se créé, on ne peut pas gagner un match. Donc, les poteaux, je veux bien, mais si les balles étaient allées au fond, on ne serait pas là" tacle-t-il, logique. Mais c'est tellement rare de trouver une raison solide et concrète à une défaite. Napoléon a-t-il perdu à Waterloo parce qu'il était affaibli physiquement et donc moins attentif aux détails ? Personne ne le saura jamais. Personne ne saura non plus si avec des poteaux ronds, le ballon serait entré dans les buts. Après 40 ans -et pour des décennies encore sans doute- c'est LA question sans réponse la plus entêtante de l'histoire foot français.

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