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Football DOSSIER : À l'école de l'AJA

À L'ÉCOLE DE L'AJA - La scolarité en petit comité

dimanche 21 octobre 2018 à 18:11 Par Bruno Blanzat, France Bleu Auxerre

ÉPISODE 3 - France Bleu Auxerre vous fait vivre de l'intérieur la vie dans la prestigieuse académie de l'AJ Auxerre pendant une saison. Place à la scolarité, essentielle en complément de l'apprentissage du football. L'AJA a son propre lycée au centre de formation pour des cours bien particuliers

C'est par petits groupes que les apprentis footballeurs de l'AJA suivent leurs cours
C'est par petits groupes que les apprentis footballeurs de l'AJA suivent leurs cours © Radio France - Bruno Blanzat

Auxerre, France

L'enseignement scolaire se déroule dans de petites salles au deuxième étage du centre de formation de l'AJ Auxerre. Maud Antoni fait partie des 27 professeurs, qui officient chaque semaines et pour quelques heures, auprès des jeunes joueurs, en plus de leur poste au sein de l'Éducation nationale. Elle enseigne le management dans le lycée privé du club. Face à elle ? Trois élèves.

Un suivi personnalisé

Des apprentis footballeurs qui suivent 19 à 21 heures de cours par semaine, soit près de deux fois moins que dans un quelconque lycée public. 

"On avance beaucoup plus vite quand on est trois ou quatre ou cinq par classe, que quand on est 30 ou 35 selon François Viaud, qui dirige le lycée de l'AJA. C'est ce qui nous permet de couvrir sur le même nombre de mois l'ensemble du programmes."

"C'est plus familial, les professeurs sont plus proches avec nous que dans un lycée normal. On apprend vite et on comprend mieux." — Théo Robert, 17 ans, en 1ère STMG

Ces adolescents, aux journées rythmées et partagées entre foot et scolarité, suivent presque des cours particuliers. A 17 ans, Théo Robert découvre l'académie auxerroise : "C'est plus familial, les professeurs sont plus proches avec nous que dans un lycée normal. On apprend vite et on comprend mieux."

François Viaud, directeur du lycée privé de l'AJ Auxerre - Radio France
François Viaud, directeur du lycée privé de l'AJ Auxerre © Radio France - Bruno Blanzat

La mise en pratique

Le centre de formation de l'AJA propose des formations pour trois bacs, STMG, Pro et ES, trois filières qui mènent aux métiers de la gestion, de commerce, de l'économie. Et la tactique de jeu, en cours, est particulière. On va droit au but. 

Maud Antoni est l'un des professeurs. "Sur les cas de gestion par exemple, plutôt que d'être ébéniste et vendre des armoires ou des fauteuils, il vaut mieux être à la boutique de l'AJA et vendre des ballons et des maillots. C'est plus parlant." 

"Il n'y a pas, ici, de cours magistral. Il y a plus un échange et à à la fin de cet échange, on va faire des fiches poursuit François Viaud. Le but est de leur permettre de passer le moins de temps possible le soir... car ils sont fatigués le soir. Ils ont eu deux entraînements, puis deux-trois, quatre heures de cours. C'est compliqué !".

"C'est primordial car on sait très bien que peu d'entre eux vont devenir professionnel." — Bernard David, directeur du centre de formation de l'AJA

A l'école de l'AJA: la scolarité

La ballon n'est jamais loin

Si ces jeunes sont là pour apprendre à jouer au football et atteindre le professionnalisme, la scolarité reste essentielle. "C'est primordial car on sait très bien que peu d'entre eux vont devenir professionnel" argumente Bernard David, directeur du centre de formation de l'AJA. 

"Et même ceux qui vont le devenir, ils ont besoin de savoir bien parler, de savoir écrire et de connaître une langue étrangère, anglais espagnol ou les deux. Et c'est un équilibre aussi. _La carrière d'un football est courte et le bac est le minimum désormais._"

Ces ados rêvent plus de ballon que de leçon... Mais Théo Robert connaît aussi les règles : "L'école, ce n'est pas mon truc. Mais il faut que j'ai au moins mon bac, car si j'ai une blessure grave, que je ne peux plus continuer le foot, et que je n'ai pas bien travaillé à l'école, je n'aurais rien !"

"Un joueur hyper talentueux et qui n'est pas très bon à l'école, on le prend quand même." — Bernard David, directeur du centre de formation de l'AJA

Des bons résultats

En 2018, dix-huit des vingt candidats de l'AJA au baccalauréat ont obtenu l'examen, dont un avec mention bien. Une fierté pour le club qui tourne, en moyenne, autour de 85% à 90% de taux de réussite. 

Même si... "Il faut appeler un chat un chat" ne se cache pas Bernard David. "Un joueur hyper talentueux et qui n'est pas très bon à l'école, on le prend quand même. Après, c'est dans les annotations, dans le comportement, l'attitude, que l'on peut changer d'avis."

Pour assurer la scolarité de ses apprentis, l'AJ Auxerre, qui est en partenariat avec Acadomia, dépense 300.000 euros chaque année.

À L'ÉCOLE DE L'AJA - les autres épisodes

1 - La vie au centre de formation de l'AJ Auxerre

2 - Le déracinement familial

4 - L'île de La Réunion, nouvelle terre de recrutement pour l'AJ Auxerre

5 - Apprentis footballeurs et amoureux, est-ce possible ?

6 - L'alimentation, bien réglementée

7 - Dans les pas du responsable du recrutement des futures pépites

8 - L'importance de la Coupe Gambardella