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Football DOSSIER : À l'école de l'AJA

À L'ÉCOLE DE l'AJA - Les anciens restent "marqués au fer rouge"

lundi 11 mars 2019 à 23:18 Par Bruno Blanzat, France Bleu Auxerre

ÉPISODE 11 - Nouvel épisode de notre série consacrée au centre de formation de l'AJ Auxerre, une académie prestigieuse qui a vu passer des centaines de jeunes marqués à vie par les souvenirs de leurs années d'adolescence à Auxerre. C'est notamment le cas de la première génération, arrivée en 1982.

La fameuse "Pyramide" de laquelle William Prunier et ses amis s'échappaient la nuit durant leur formation à l'AJA
La fameuse "Pyramide" de laquelle William Prunier et ses amis s'échappaient la nuit durant leur formation à l'AJA © Radio France - Bruno Blanzat

Auxerre, France

C'était il y a 37 ans, près de quatre décennies, mais Raphaël Guerreiro se rappelle du moment comme s'il avait eut lieu la semaine dernière. À leur arrivée au centre, les jeunes transpirent pour façonner leur terrain d’entraînement. "C'était celui-ci" nous indique l'actuel entraîneur des 17 ans de l'AJA, interrogé alors qu'il se trouve sur les installations du centre de formation de l'AJA. "C'était un terrain vague et il a fallu récupérer toutes les pierres qui étaient à la surface. On se mettait en ligne et pendant toute une matinée, on faisait le nécessaire pour que l'herbe puisse pousser." Un moment qui peut paraître anodin mais qui a marqué cette génération.

A l'école de l'AJA: souvenirs, souvenirs...

William Prunier se rappelle "des sorties par les fenêtres de la Pyramide"

Les Boli, Cantona, Ferreri, Dutuel, Messager, Khirat vivent leur adolescence dans la "Pyramide", le bâtiment du centre de formation, une structure de base carré et au toit très pentu... Et de cette "Pyramide", les apprentis auxerrois tentent souvent de s'échapper. "Les meilleurs souvenirs, ce sont les sorties par les fenêtres, les Vélux" se rappelle avec joie William Prunier. 

"Et cette pyramide, elle était très dangereuse, mine de rien, pour sortir". L'ancien défenseur, aujourd'hui entraîneur à Canet en Roussillon (National 3), de dévoiler la tactique de l'époque. "On longeait les gouttières pour aller jusqu'aux poutres et on descendait en rappel un petit peu." Pour se diriger vers le Paradisier? "(sourire), je ne sais pas qui a eu l'idée de construire un centre de formation à côté d'une discothèque".

Parmi les souvenirs marquants de Raphaël Guerreiro durant sa formation à l'AJA, il y a les moments passés à façonner ce terrain d'entrainement - Radio France
Parmi les souvenirs marquants de Raphaël Guerreiro durant sa formation à l'AJA, il y a les moments passés à façonner ce terrain d'entrainement © Radio France - Bruno Blanzat

"Avant chaque sortie, on avait réunion dans la chambre des frères Boli" - William Prunier

Des sorties toujours préparées avec minutie quelques heures plus tôt. "On était bien organisé" explique William Prunier. "On avait une bande et à chaque sortie, on avait une réunion dans une chambre. La chambre très connue des frères Boli. Comment on allait s'échapper, à quelle heure, à quel moment (il éclate de rire). On avait vraiment établi des plans. Je m'en souviens comme si c"était hier. c'était vraiment merveilleux."

Cette envie de passer des moments ensemble créé une formidable cohésion entre ces jeunes. "C'est difficile de dire qu'ils étaient des frères" nuance Daniel Rolland, leur entraîneur et le patron de la formation auxerroise. "Ils étaient ensembles et quand on vit dans un internat, il y a forcément des moments, en dehors du foot, qui les reliaient. Des histoires qu'ils ont eues. Entre eux, avec des filles etc. C'est normal, ils vivaient leur adolescence. C'était déjà assez difficile car cela fait un milieu fermé quand même."

"On était toujours capable d'assumer" - Raphaël Guerreiro

La première génération est amplie de jeunes au fort caractère. Elle travaille dur et aime prendre des risques. "Ce qui avait de bien c'est qu'on était toujours capables d'assumer" se rappelle l'ancien milieu de terrain Raphaël Guerreiro. "Il y avait des petites conneries qui pouvaient êtres faites, donc on se faisait prendre ou pas. _Mais il y avait toujours ce coté combatif, ce côté où on avait besoin de se faire pardonner. Et c'est ce qui faisait notre force_."

"On a tous été marqué au fer, au fer rouge. C'est incroyable !" - William Prunier

D'ailleurs, les titres pleuvent. Champion de France cadet, titre national de troisième division, deux coupes Gambardella etc... Des succès qui se construisent aussi lors des soirées devant la télé. S'ils jouent ensuite pour de très grands clubs, Manchester United, Naples, Marseille ou d'autres, ces anciens gardent leur passage au centre de formation auxerrois comme les moments les plus forts de leur vie. 

"On a tous été marqué au fer, au fer rouge. C'est incroyable, incroyable" répète William Prunier. "Cela a été vraiment des années bénéfiques, qui nous ont permis de grandir et de devenir des hommes" surenchéri Raphaël Guerreiro. De la première génération de 20 joueurs, 18 sont passés professionnels, un pourcentage exceptionnel !