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À L'ÉCOLE DE L'AJA - Un jour de match (presque) comme les pros

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Par , France Bleu Auxerre

ÉPISODE 11 - France Bleu Auxerre vous fait vivre de l'intérieur la vie dans la prestigieuse académie de l'AJ Auxerre. Les jeunes joueurs évoluent en championnat national des moins de 19 ans. Et ils s'y préparent quasiment comme des professionnels.

Les matchs des moins de 19 ans de l'AJA se jouent sur l'annexe du stade Abbé-Deschamps.
Les matchs des moins de 19 ans de l'AJA se jouent sur l'annexe du stade Abbé-Deschamps. © Radio France - Kevin Dufrêche

Même si les matchs se déroulent le dernier jour de la semaine, on ne peut pas vraiment dire que les joueurs du centre de formation de l'AJA soient des sportifs du dimanche. Le match, il commence bien avant le coup d'envoi, puisque le programme d'une journée est bien chargé.

À l'école de l'AJA, épisode 11 : jour de match

Se préparer au monde pro

"C'est différent d'un club amateur, où l'on se retrouve juste pour l'heure du match", explique le capitaine de l'équipe Tavio Kouakou. En effet, alors que le match se déroule le plus souvent en début d'après-midi, les joueurs se retrouvent (lorsqu'ils jouent à domicile bien sûr) dès 10h30 pour manger ensemble. Un "repas sportif" : féculents, viande, poisson... "Le repas dure 30 minutes, ensuite on va voir le terrain, on pose nos affaires. Et là on a 40 minutes pour nous, pour se reposer, écouter de la musique, jouer à la console...", détaille Tavio Kouakou.

"S'il y a victoire, on est contents. Si en plus on a été meilleurs qu'eux, on est encore plus contents !" - Tavio Kouakou, capitaine de l'équipe

Puis vient bien sûr le match en lui-même. La moitié des clubs que l'on trouve dans le groupe de l'AJA en championnat de France des moins de 19 ans sont en fait d'autres centres de formations de clubs pros : Metz, Strasbourg, Sochaux, ou l'Olympique lyonnais affrontent les Icaunais cette saison. 

L'objectif, c'est bien sûr de rejoindre les play-off, pour tenter de remporter le titre de champion de France U19. Affronter des clubs pro, ça ajoute de l'enjeu, et c'est aussi un moyen de se jauger selon Tavio Kouakou : "cela permet de _se comparer un peu aux autres joueurs_. Et s'il y a victoire, on est contents. Si en plus on a été meilleurs qu'eux, on est encore plus contents !", sourit le capitaine. 

"Il y a l'adrénaline qui monte quand ce sont de gros matchs. C'est un avant-goût dans ce qui peut suivre plus tard", autrement dit, un avant-goût de la vie de footballeur professionnel. 

Culture de la gagne

Le match, un moment particulier dans la semaine. Car comme le dit le directeur du centre de formation Bernard David : "la semaine, on travaille tout. La technique, la tactique, le physique... mais on ne pense pas au match, explique-t-il. "Par contre, le jour du match évidemment, on joue pour le gagner.

Une vraie culture de la gagne dont s'imprègnent les jeunes joueurs, qui ne fait cependant pas tout, tient à préciser Bernard David : "la semaine est consacrée au développement du joueur sur tous les plans. Le jour du match, c'est l'évaluation", explique-t-il, précisant tout de même "qu'à cet âge là, il n'est pas question de leur couper la tête s'ils ne sont pas bons, ou à l'inverse de leur donner une couronne s'ils sont très bons sur un match".

"On veut des compétiteurs sur le terrain. Tous les grands joueurs haïssent la défaite." - Bernard David, directeur du centre de formation de l'AJA

Le match, c'est l'occasion pour les jeunes de se montrer, de gagner sa place, car il faut rappeler tous ne passeront pas professionnels. Mais ils ont bien conscience que le terrain, la seule performance sportive le dimanche ne fait pas tout. "On se donne vraiment à chaque entrainement, tous les jours de la semaine, explique Siad Gourville, défenseur central. C'est vrai que le match, c'est révélateur. Mais il y a aussi beaucoup d'efforts tout au long de l'année".

Ce que Bernard David tient aussi à rappeler : "petit à petit, on leur apprend à devenir des joueurs professionnels, y compris tout l'environnement du football. Arriver à l'heure, respecter les adversaires, l'arbitre. On forme des hommes avant de former des footballeurs, c'est facile à dire mais ça revient souvent". Facile à dire, mais pas inutile à rappeler : le football, ce n'est pas que 90 minutes par semaine.

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