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Faits divers – Justice

Affaire OM / Yankee : le jugement mis en délibéré au 4 juin

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Par , France Bleu Provence, France Bleu Vaucluse

Le feuilleton aura bientôt un an : les Yankee peuvent-ils espérer être réintégrés parmi les associations de supporters reconnues par l'Olympique de Marseille ? Le jugement est mis en délibéré.

Guillaume Barthélémy, porte-parole des "Yankee Nord Marseille"
Guillaume Barthélémy, porte-parole des "Yankee Nord Marseille" © Radio France - Tony Selliez

Marseille, France

Les Yankee vont-ils pouvoir retrouver leur place au stade Vélodrome ? Encore un peu de patience avant d'être définitivement fixés. Le jugement est mis en délibéré au 4 juin prochain, soit à peu de choses près au moment de la campagne d'abonnement du club pour la saison 2019-2020. L'association a porté plainte contre l'OM, et le procès, déjà repoussé car l'OM n'avait pas répondu présent, a eu lieu ce mardi matin, devant le tribunal de grande instance de Marseille. Les Yankee ont été éjectés du stade en juin 2018, le club ne reconnaît plus l'association et la convention liant les deux parties a été résiliée de manière unilatérale.

Quatre reproches principaux  aux Yankee

Le premier grief de l'OM, le tifo de Netflix pour lancer la nouvelle saison de la série Marseille. Les Yankee sont soupçonnés par l'OM d'avoir touché de l'argent en contrepartie de l'organisation et de la mise en place de ce tifo.

Le club reproche aussi à l'association une atteinte à l'image de l'OM, en particulier avec l'affaire de la carte bancaire volée de Michel Tonini, le président des Yankee. L'association réplique en mettant en avant qu'il est lui-même la principale victime. 

Dans la ligne de mire du club également, l'affaire des "bracelets" vendus comme des tickets pour le match OM / Lyon en mai 2018. L'OM met notamment en avant que ces bracelets auraient été distribués seulement deux heures avant le coup d'envoi, et pas quatre heures comme d'habitude, la "coutume" voulant que ces bracelets soient distribués à "des minots qui peuvent ainsi entrer gratuitement" selon l'avocat du club en échange de leur participation à l'organisation des tifos. Les Yankee parlent plutôt de défaillance de l'organisation du club, et soulignent que pour seules preuves, l'OM présente des extraits d'articles de presse et des captures d'écran de réseaux sociaux (Facebook ou Twitter), notamment le message d'un certain "ApacheLoco" dont le seul nom prête à sourire, message d'ailleurs effacé depuis.

Enfin, l'OM affirme que les Yankee ont encore des dettes envers le club, de l'ordre de près de 200.000 euros. Des sommes contestées encore ce mardi par l'association.

"Le juge a les pièces dans les mains, mais le plaidoyer de l'OM ressemble beaucoup à l'OM, c'est-à-dire à de l'enfumage. Leur procédure n'expose aucune preuve matérielle, ils utilisent des témoignages avec des captures d'écran de réseaux sociaux, avec des gens qu'on ne peut même pas identifier." Guillaume Barthélémy, porte-parole des Yankee Nord Marseille

Le principal point de contre-attaque pour l'OM consiste à dénoncer les statuts de l'association des Yankee Nord Marseille : ils ont été modifiés lors d'une assemblée générale, avec un paragraphe qui pourrait tout changer. Jusqu'ici, historiquement, une association de supporters n'avait pas le droit de se retourner contre l'OM, ne pouvait pas attaquer le club en justice. Cet alinéa a été modifié quand le vent a tourné. L'OM et les Yankee avaient d'ailleurs le même avocat depuis longtemps. La donne a changé. Et les Yankee, dans une assemblée générale, ont ainsi modifié leurs statuts, comme l'explique Guillaume Barthélémy "pour garder notre indépendance et notre autonomie".

Les Yankee réclament leur réintégration en priorité.  Sinon, s'ils ne l'obtiennent pas, ils demandent plus de trois millions d'euros d'indemnités, car ils avaient un contrat avec l'OM jusqu'en 2036. Pourquoi ce calcul ? Les Yankee mettent en avant leur quota de 5.000 places, à 35 euros l'adhésion, et la durée du CDD de la convention les liant au club. L'association fait également une proposition "plus basse", se basant uniquement sur la moyenne de ses trois dernières années dans le virage Nord du stade Vélodrome (Environ 2.000 membres, soit une demande d'indemnité d'environ 1,6 million d'euros, si la réintégration n'est pas obtenue devant le tribunal).