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Dossier : 100% AJA

AJA : "La vie est trop courte pour ne pas sourire" confesse Kévin Fortuné

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Par , France Bleu Auxerre

Depuis qu'il est arrivé à l'AJA, il brille par son sourire et sa bonne humeur : Kévin Fortuné, première recrue du mercato ajaïste de la saison 2020/2021, détonne par sa joie de vivre et son parcours atypique. Portrait.

Le nouvel attaquant de l'AJA Kévin Fortuné, premier renfort du mercato d'été, ne se départit jamais de son sourire, que ce soit sur le terrain ou dans la vie de tous les jours.
Le nouvel attaquant de l'AJA Kévin Fortuné, premier renfort du mercato d'été, ne se départit jamais de son sourire, que ce soit sur le terrain ou dans la vie de tous les jours. - Crédit photo : AJA

La première chose qui frappe quand vous croisez le regard de Kévin Fortuné, c'est son sourire, radieux. Une large banane jusqu'aux oreilles, en photo à l'entraînement de l'AJA, comme dans la vraie vie. Et un rire très communicatif. 

L'attaquant de 30 ans, ancien joueur de Lens et Troyes, est devenu l'un des boutes-en-train de l'effectif auxerrois dont il est la première recrue du mercato. Et il est ravi d'avoir pu découvrir ses nouveaux coéquipiers, surtout après la période de confinement et quatre mois sans compétition de foot. "C'est clair ! Ça fait du bien parce que même si on s'est entraîné individuellement, ce n'est pas pareil que collectivement. Surtout, retrouver le terrain, les amis, tout ça... Franchement, ça fait plaisir !"

A-t-il déjà eu droit à un petit bizutage dans ce vestiaire plutôt chambreur ? "Non, pas encore (rires). De toute façon, si on veut m'attaquer, j'attaque aussi ! Mais ça va, je suis tombé dans un bon groupe." Un surnom alors ? "Non plus. En général, les gens pensent que je suis fou (rires). Donc on devrait m'appeler 'le fou'. Je ne me prends pas la tête, je suis toujours happy."

J'ai eu des aléas de ma vie qui m'ont ouvert les yeux

Mais cette joie de vivre cache une blessure profonde. Il y a trois ans, Kévin Fortuné, qui jouait alors sous le maillot des Sang et Or, a perdu l'une de ses filles, Giulia-Rose, décédée d'une maladie à l'âge de 17 mois. Un drame qui a transformé le joueur. "J'ai eu des aléas de ma vie qui m'ont ouvert les yeux", souffle-t-il, moins souriant, plus solennel.

Deux ans plus tard, lors des play-offs d'accession à la L1 entre Lens et Troyes de la saison 2018/2019 qu'il disputait sous le maillot troyen face à son ancienne équipe, de violents messages d'insultes de la part de certains supporters lensois, liés au décès de sa fille, ont émané sur les réseaux sociaux. Ce qui avait déclenché, à l'époque, une vague de soutiens des joueurs et fans nordistes.

Un épisode douloureux qui, même s'il ne l'évoque pas ouvertement, a marqué Kévin Fortuné. On comprend mieux, alors, le recul du bonhomme au quotidien. "Je pense que la vie est trop courte pour ne pas sourire. Je pars toujours du principe qu'il y a des moments de la journée qui sont plus durs que d'autres, et qu'il faut toujours avoir le sourire et la joie de vivre. C'est important d'apporter de la joie, tous les jours, que ce soit à vos partenaires ou même aux gens de l'extérieur. Avoir un sourire, ça ne coûte rien. Donc pour moi, être toujours souriant, c'est primordial."

Un Kévin Fortuné qui était sans club depuis le mois de janvier après six mois passés dans le championnat iranien, au Tractor FC. Une autre expérience qui a fait grandir l'ancien avant-centre de Lens et Troyes.

"Franchement, ça s'est bien passé dans l'ensemble. Beaucoup de gens ont des a priori sur l'Iran, mais en soit, c'est un pays qui vit énormément football, avec beaucoup de supporters dans les stades, à domicile à l'extérieur. C'était une très belle aventure pour moi que je ne regrette pas du tout. Maintenant, c'est une page qui se tourne et on se concentre à fond sur l'AJA."

C'est un honneur d'évoluer à Auxerre, parce que c'est un grand, grand club français

L'attaquant international martiniquais (7 sélections, 1 but) trentenaire, passé professionnel sur le tard (26 ans, à Lens) s'est très vite fondu dans le moule auxerrois, auquel il a rapidement adhéré. "C'est un honneur d'évoluer à Auxerre, parce que c'est un grand, grand club français. Et quand on est sollicité par un tel club, c'est toujours très plaisant. À vrai dire, j'étais en relation avec pas mal de formations. À partir du moment où l'AJA est rentrée en contact avec mon agent en expliquant son projet, moi, je n'ai pas hésité."

Et la présence de Jean-Marc Furlan, comme beaucoup de recrues cette année, a joué. "Le coach, je le connaissais déjà, livre Kévin Fortuné. Ça a favorisé mon choix de venir ici. Il ne m'a jamais entraîné, mais quand il était à Brest, il m'avait déjà sollicité. Ça n'avait pas pu se faire. Là, il y a eu cette deuxième chance, et je n'ai pas hésité. Mon objectif, c'était surtout de revenir en France après mon expérience à l'étranger. Et quand Auxerre vient vous chercher, il faut foncer. J'espère que l'on fera ce qu'on peut cette saison pour aller chercher la montée avec le club !"

Avec 29 buts et 25 passes décisives en 111 matches de L2 (il termine meilleur passeur du championnat en 2018/2019 avec 9 passes dé' sous le maillot troyen), celui qui est aussi cousin d'Olivier Thomert a du bonheur à revendre et pas mal d'autres qualités. "Je veux amener ma joie de vivre sur le terrain à l'AJA, et ce que je sais faire de mieux quand je joue au football : ma percussion, ma vitesse et mon efficacité. Être décisif que ce soit par la passe ou par les buts. Parce que c'est ce qui a fait de moi, je pense, un bon joueur de Ligue 2. À moi de prouver que j'ai toujours ce niveau-là. Je sais que je vais être attendu. Mais j'ai totalement confiance en mes qualités."

En espérant que la roue de Fortuné tourne en faveur de l'AJA cette année.

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