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Football
Dossier : La saison 2019-2020 du Racing Club de Strasbourg

Alexander Djiku : "On est restés soudés, c'est ce qui fait la force du Racing Club de Strasbourg"

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

C'est le joueur de champ strasbourgeois le plus utilisé depuis le début de la saison en Ligue 1. Le défenseur Alexander Djiku n'a pas tardé à faire son trou au Racing. Enchanté par la ferveur de la Meinau, il veut poursuivre sa progression, qui pourrait le mener un jour en sélection ghanéenne.

La rage d'Alexander Djiku (ici face à Francfort en coupe d'Europe)
La rage d'Alexander Djiku (ici face à Francfort en coupe d'Europe) © Maxppp -

Strasbourg, France

Son parcours n'a pas été linéaire. Alexander Djiku débute le foot à l'âge de 8 ans, il fait ses gammes au FC Castelnau-Le-Crès, près de Montpellier, mais il n'est jamais repéré par le club de son cœur, le MHSC. Il choisit donc de s'exiler à Perpignan à l'âge de 17 ans : "J'ai dû faire beaucoup de sacrifices, je suis parti en internat. C'est là-bas que j'ai été repéré par Ghislain Printant, qui était alors à Bastia".  Il passe professionnel en Corse, il y découvre le plus haut niveau ("ça m'a appris de bonnes valeurs, si je suis la personne que je suis aujourd'hui, c'est grâce à Bastia"), mais le club bastiais dépose le bilan en 2017. 

Alex Djiku rebondit alors à Caen, lorsque le club est relégué en Ligue 2 en mai dernier, des équipes espagnoles le courtisent, mais il choisit Strasbourg pour poursuivre sa carrière et il ne le regrette pas, à la fois pour le temps de jeu (il a disputé 1.035 minutes en L1, c'est le total le plus élevé après le gardien Matz Sels) et pour l'ambiance de la Meinau. "Tant qu'on joue, on est visible, raconte le défenseur central. _C'est mieux que d'être dans un grand club et sur le banc_. C'est beau de jouer devant un public comme ça, je n'ai jamais connu autant de ferveur. Je préfère même jouer une division en dessous et d'avoir un gros public. C'est ce qu'on kiffe, rendre les gens heureux." 

Après des débuts parfois hésitants, l'ancien Caennais monte clairement en puissance, il est titulaire indiscutable en défense centrale. S'il espère enfin un réveil du Racing à l'extérieur samedi à Amiens, "Alex" Djiku a apprécié que son équipe ne se soit pas effondrée ces dernières semaines : "Il y a beaucoup d'équipes, quand elles sont dans le trou, il commence à y avoir des engueulades, les gens s'énervent. Mais nous, même quand on était derniers, franchement on est restés soudés, unis, c'est ça qui fait vraiment la force du Racing. _La cohésion de groupe est stable, je pense que c'est grâce à ça qu'on va gagner des matchs"_. Le défenseur central estime que le Racing (16ème actuellement) peut encore finir dans le top 10 de la Ligue 1. 

Un jour avec le maillot du Ghana ? 

Alexander Djiku espère poursuivre sa progression en Alsace. À 25 ans, il ne rêve plus vraiment d'équipe de France. "Il y a beaucoup de défenseurs centraux qui sont dans des grands clubs, analyse le Montpelliérain de naissance. Après, on ne sait jamais, dans la vie ça peut aller très vite, on l'a vu avec Benjamin Pavard, mais ça n'est pas un objectif dans ma tête". En revanche, il lorgne davantage vers la sélection des Blacks Stars du Ghana, le pays de son père : "C'est un objectif personnel, après je ne sais pas encore quand, mais je pense que ça va être un objectif à atteindre".

Au moins 10 heures de sommeil par jour

Pour réaliser ses rêves et être le plus performant possible, Alexander Djiku insiste sur la récupération, alors il passe beaucoup de temps dans son lit. "En dehors du foot, ma préoccupation, c'est surtout le repos, s'amuse-t-il. L'après-midi, je fais une sieste de deux heures, deux heures et demi, tous les jours. Et la nuit, c'est bien huit, neuf heures.  Il me faut beaucoup de repos, le foot c'est intense et j'aime mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas me blesser".

Le "gros dormeur" du Racing n'a en effet pour l'instant pas connu une saison sans blessure (il a disputé au mieux 31 matchs de Ligue au cours d'une seule saison, en 2018-2019 avec Caen), ce qui ne l'empêche pas d'avoir déjà joué 115 rencontres en Ligue 1.

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