Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Andy Delort (Montpellier) : "Cristiano Ronaldo et Conor McGregor sont des modèles"

-
Par , France Bleu Hérault

La fin d'année 2020, ses souhaits pour celle qui démarre, ses performances, son hygiène de vie, les clefs de sa réussite étincelante, le mercato, le futur stade : Andy Delort s'est longuement confié en conférence de presse, ce mardi, avant un déplacement à Marseille en Ligue 1, mercredi (21h).

Andy Delort est l'un des meilleurs attaquants du championnat de France
Andy Delort est l'un des meilleurs attaquants du championnat de France © Getty - Tim Clayton

Bourreau de travail

Andy Delort nous a livré l'une des clefs de sa réussite et de sa forme époustouflante. Elle réside notamment dans le travail, mais pas seulement dans celui accompli quotidiennement à l'entraînement. En dehors de Grammont, le buteur algérien multiplie les séances de sport, notamment de musculation, avec un préparateur personnel : "J'adore ça. Je le fais pour être meilleur sur le terrain, mais j'en ai aussi besoin. Si je ne fais que l'entraînement, je vais rentrer chez moi et je vais m'emmerder. Je vais tourner en rond. J'ai besoin de sortir toute cette énergie. J'ai trouvé un préparateur, qui s'appelle Aurélien Simon. Depuis deux ans, on travaille ensemble, et ça m'a apporté énormément sur le terrain, en dehors aussi. Ca m'aide à occuper mes journées, ça m'aide physiquement. Dans la vie, il n'y a pas de secret. Quand tu travailles, tu as de la réussite. J'ai trouvé ma petite bulle, je me sens bien, je m'y tiens, ça fonctionne, on continue comme ça (...) c'est ce qui me permet d'être bien aujourd'hui, ce qui me permet d'être régulier et de répondre présent quand il y a deux ou trois matchs dans la semaine".

C'est pas en mangeant du Nutella ou en allant au McDo tous les jours que tu obtiens ça

Ce qui l'a poussé à aller aussi loin dans la recherche de la performance ? Réponse du buteur sétois : "Des reportages que j'ai regardés, des Cristiano Ronaldo, des mecs comme ça. Cristiano, il a 35 ou 36 ans, et tu vois le corps qu'il a ! C'est pas en mangeant du Nutella ou en allant au McDo tous les jours que tu obtiens ça. Après, moi aussi je fais des écarts. J'y mange de temps en temps, sont mes enfants qui me poussent à bout, parce que eux, c'est trois ou quatre fois par semaine (rires). Des fois, si je mets un but le dimanche, je déconne, je vais au Drive et je prends un petit truc (rires). 

Je craque de temps en temps, mais le lendemain, je mets le K-way et j'envoie le pâté

La star portugaise est donc l'une de ses sources d'inspiration, mais elle n'est pas la seule. Andy Delort s'inspire aussi d'un célèbre boxeur irlandais : "Je me sers de ces modèles là. Mc Gregor aussi est un fou d'entraînement. Les gens me demandent comme je fais pour courir autant, pour m'entraîner. Bien sûr, il y a de l'envie, mais il y a du travail. Et cela se transforme sur le terrain. On le voit aussi avec Vito, il n'y a pas de secret. Vito, c'est une hygiène de vie, du travail. Après, je craque de temps en temps, mais le lendemain, je mets le K-Way et j'envoie le pâté. C'est ce qui fait la différence. Quand je fais des excès, je m'entraîne deux fois plus que les autres le lendemain. C'est mon mental qui fait ça. Des fois, en vacances, j'avais pas envie d'aller un courir, je restais un quart d'heure sur le lit, et d'un coup... je me levais et j'allais courir, j'allais m'entraîner. C'est ce qui fait ma force et c'est ce qui fait que des petits ou des gens s'identifient à moi, comme moi je m'identifie à Cristiano Ronaldo ou Connor McGregor. 

Son nouveau surnom : "bouzelouf"

Redoutable buteur de la tête, tout comme son compère Gaëtan Laborde (4), l'ancien tourangeau est surnommé "bouzelouf" (tête de mouton) en Algérie, depuis un coup de casque assassin lors d'un match de qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations, il y a quelques semaines. Meilleur buteur avec le crâne sur les cinq grands championnats européens, il a inscrit cinq de ses huit buts de cette manière, depuis le début du championnat. 

Comme Jérémie Janot à l'poque : petit gardien, mais super gardien

"Celle contre Strasbourg, si je n'avais pas mis celle contre l'Algérie avant, je ne l'aurais pas tentée. Mais là, dans ma tête, j'avais ce truc : bouzelouf, bouzelouf. J'étais à douze mètres, je recule, je mets une tête. Et après, c'est que du mental. Tu tentes et ça rentre (...) En plus, avec Gaëtan, on n'est pas les plus grands. J'ai lu un article qui disait que j'étais numéro un, et dans le classement, il y a des mecs qui me rendaient entre six et dix centimètres. C'est aussi une question de timing, je l'ai toujours eu, Gaëtan aussi. Ca fait plaisir. Comme Jérémie Janot à l'poque : petit gardien, mais super gardien"

Le mercato

Alors que le mercato a ouvert ses portes en début de mois, que les rumeurs se multiplient, et que les supporters craignent un ou plusieurs départs au sein de l'effectif du MHSC, Andy Delort s'est exprimé et s'est voulu rassurant : "Je ne suis pas directeur sportif et encore moins président, mais on sait qu'un mercato, c'est toujours compliqué. Mais c'est beau dans le football de toujours trembler, de ne pas être serein, de ne pas savoir ce qu'il va se passer (...) Je pense quand même que le club va essayer de garder tout le monde. Je ne pense pas qu'ion va se quitter (avec Gaëtan Laborde). Ce serait une lourde séparation (...) Est-ce que je suis certain de rester ? On ne sait jamais, mais là, maintenant, tout de suite, je peux dire que j'ai envie de rester et que je resterai à 100% ! Mais comme a dit le coach, tu ne peux rien promettre dans le football, je sais de quoi je parle. Mais je dis la vérité, j'ai envie de jouer l'Europe avec Montpellier, et on va tout faire pour rester".

J'ai envie de jouer l'Europe avec Montpellier, et on va tout faire pour rester

Quand tu as ton jardin, que tu t'y sens bien, c'est compliqué de changer

Le futur stade

Au lendemain de l'annonce de Michaël Delafosse et Laurent Nicollin dans 100% Paillade sur France Bleu Hérault, Andy Delort a réagi à l'idée d'un nouveau stade pour le MHSC : "Je suis un peu mitigé. Je sais que le président va me gronder, mais je suis mitigé. Je sais que ça va faire grandir le club, mais La Mosson, j'adore ! Il va falloir découvrir mon nouveau jardin, mais La Mosson, c'est La Mosson. On le sait, je suis superstitieux et casse couille là dessus. C'est pour ça, c'est compliqué. Quand tu as ton jardin, que tu t'y sens bien, c'est compliqué de changer. Mais je serai quand même fier d'avoir un nouveau stade et de faire trembler les filets là-bas aussi". 

La crise et la pandémie

Ce but (la bicyclette contre Lille, ndlr), j'aurais aimé le mettre avec un stade plein, ça aurait duré plus longtemps. J'espère qu'on va vite basculer, qu'on va vite profiter des bons moments, qu'on pourra de nouveau vivre les choses ensemble. Ca commence à faire long. Nous, on a la chance de faire un beau métier, de travailler, de venir s'entraîner, de côtoyer des gens. Tout le monde n'est pas dans le même cas. A mon niveau à moi, malgré la vie que j'ai, c'est déjà compliqué. Alors je n'imagine même pas pour les gens, pour qui c'est encore plus compliqué, au quotidien. 

 Marseille, c'est un match spécial

Marseille 

Marseille, c'est un club spécial, on le sait. Je ne suis pas trop ami avec les parisiens, alors vous savez de quel côté je suis entre Paris et Marseille (sourire). Depuis le début de saison, on a l'impression qu'il n'y a pas de matchs à domicile et à l'extérieur, avec les stades vides. Mais Marseille, c'est un match spécial. Il intervient dans un mois compliqué. Il y a deux ans, le mois de janvier était un mois de merde. C'est toujours un coupe gorge. Mais c'est une année spéciale, peut-être que les choses vont changer. 

Ce sera plus une Coupe de la Ligue que une Coupe de France

La Coupe de France

Si elle redémarre, ce sera plus une Coupe de la Ligue que une Coupe de France. Je pense qu'il n'y aura pas les surprises qu'il y a d'habitude. c'est dommage. Je le vois avec mes collègues qui jouent en DH, ils ont pris du poids. J'ai fait un footing avec un collègue, il n'arrivait pas à tenir. Mais c'est normal, ils ne s'entraînent pas depuis six ou sept mois. Ils ne sont pas professionnels, donc ils ne mangent pas équilibré. Je le comprends, mais c'est dommage pour la Coupe de France, si on la joue cette année. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess