Football

ASSE : pour Roland Romeyer, "l'objectif, c'est une nouvelle qualification européenne"

Par Julie Szmul, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 9 août 2016 à 6:31

Roland Romeyer invité de France Bleu St-Étienne Loire
Roland Romeyer invité de France Bleu St-Étienne Loire © Radio France

Le co-président de l'ASSE, Roland Romeyer, s'exprime dans une interview accordée à l'AFP. Il y évoque son souhait de voir le club dépasser cette année les 16es de finale de l'Europa League. Il confirme aussi les rumeurs évoquant un projet de rachat du stade Geoffroy Guichard par le club.

Roland Romeyer, quelles sont les ambitions de l'ASSE cette saison?

"Les années passent, les ambitions demeurent identiques, avec l'idée de progresser. L'objectif est de disputer une coupe d'Europe, même si c'est l'Europa League, car l'ASSE s'est fait connaître par les compétitions européennes qui sont dans l'ADN du club. Nous jouons l'Europe depuis quatre ans avec quatre matches en 2013-2014, huit en 2014-2015, douze la saison passée avec un 16e de finale. Nous espérons faire mieux en Europa League.

La Ligue des champions paraît difficile à atteindre. Il reste l'Europa League, par la Ligue 1 en terminant entre la 4e et la 6e place, qualificative grâce au PSG, ou les coupes nationales où nous avons été éliminés cinq fois par le PSG".

 Justement, quelle est votre position sur la surpuissance du PSG ?

"Paris a atteint un niveau très élevé. L'écart est très important car le PSG possède des joueurs parmi les meilleurs du monde, grandit chaque année et est inabordable. Bravo pour ce que fait Paris et je leur souhaite d'aller encore plus loin en C1. Un match de coupe nationale se joue sur un match et cela donne un petit espoir quand même".

Vous semblez plafonner avec un budget de 70 M EUR. Comment faire pour progresser ?

"Ceux qui ont de gros moyens ont plus de chances de réussir. Les gros clubs européens sont dans les grandes villes. Saint-Etienne, c'est 170.000 habitants avec des moyens limités. Ce qui a été réalisé depuis cinq ans, c'est de la sur-performance. Nous avons le 7e ou 8e budget français et nous sommes là, présents, avec une bonne image. J'en suis satisfait. Actuellement, on ne peut pas faire bien mieux. Au plan marketing, nous avons repris la gestion de notre boutique, acheté l'hôtel-restaurant le Chaudron vert, nous sommes propriétaires de notre siège-centre d'entraînement et de formation et avons ouvert le premier musée en France consacré à un club (130.000 visiteurs).

Pour augmenter le budget, il nous faut devenir propriétaire du stade Geoffroy-Guichard, symbole de l'ASSE, comme l'incite la loi Braillard, ce qui nous permettrait d'en avoir la gestion sept jours sur sept avec l'exploitation des loges 365 jours par an ou d'un restaurant par exemple. Les collectivités semblent à notre écoute".

Les cessions de joueurs formés au club peuvent être aussi une source de revenus. Qu'en est-il de la formation à l'ASSE ?

"Notre classement est 21e sur 35 en France mais il ne tient pas compte des joueurs formés et jouant dans des clubs de Ligue des champions (Ghoulam, Zouma, Guilavogui). C'est anormal. Nous travaillons bien chez les jeunes et nous avons renforcé l'encadrement du centre de formation avec l'apport d'anciens joueurs du club. Nous avons perdu en finale du Championnat de France U17 et en demi-finale en U19, chaque fois contre le PSG. La formation est dans l'ADN du club, précurseur dans les années 1970. C'est important de grandir à ce niveau mais il nous faut réussir la transition entre les équipes de jeunes et l'équipe professionnelle".

Le renouvellement de l'effectif est aussi l'un des enjeux de la saison ?

"Après Bryan Dabo et Cheikh M'Bengue, nous allons engager encore au moins deux autres joueurs d'ici la fin du mercato mais nous avions déjà bien recruté lors du marché d'hiver avec les arrivées d'Oussama Tannane, Ole Selnaes et Alexander Söderlund".

Propos recueillis par François-Jean TIXIER pour l'AFP.

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