Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Football

DFCO, au cœur des Rouges : l'élégance plus forte que la bêtise

lundi 15 avril 2019 à 10:29 Par Arnaud Racapé, France Bleu Bourgogne

La bêtise humaine, c'est malheureusement ce que l'on retient de la rencontre de Ligue 1 ce vendredi, entre le DFCO et Amiens.

© Maxppp - Philippe BRUCHOT

Certes, il y a ce match nul (0-0) concédé au stade Gaston-Gérard par le DFCO face à Amiens. Il y a aussi cette place de barragiste (18e) toujours aussi inquiétante pour le maintien dans l'élite. Mais ce n'est pas le jeu que l'on retient de cette rencontre. Non, ce qu'on retient, ce sont ces cris racistes descendus des tribunes du stade.

Des injures honteuses, intolérables, proférées contre le capitaine amiénois Prince Guano, qui a décidé d'arrêter de jouer, tout simplement, et obligé l'arbitre à interrompre le match pendant six minutes.

Un suspect a été placé en garde à vue, puis relâché ce dimanche soir. Pas de mise en examen pour lui, pas de contrôle judiciaire non plus, il est placé sous le statut de témoin assisté. L'instruction va se poursuivre pour faire toute la lumière là-dessus, mais en attendant, c'est l'indignation totale qui règne au sein du club après cet épisode. Le président du DFCO Olivier Delcourt est au micro de Thomas Nougaillon.

Olivier Delcourt, président du DFCO

Prince Guano, l'amour au coeur

La victime de ces cris de singes et autres monstruosités, Prince Guano, s'est exprimé très vite dans la presse, dès la sortie du match. Et il le fait de manière exemplaire.  Avec beaucoup de tact, de délicatesse, et avec un recul que beaucoup n'ont pas, il explique qu'en arrêtant de jouer, il a voulu "marquer le coup", sans imaginer une seconde que son geste à la fois fort et pacifique allait prendre une telle ampleur.

A noter pour conclure que l'autre victime collatérale de cet abruti, c'est le DFCO. Certes, le club condamne fermement ces propos - il va porter plainte -, tout comme ses supporters comme les Lingon's Boys dans un long communiqué. 

Mais dans ces cas-là, on échappe rarement à une sanction de la part de la ligue de football professionnel. C'est d'ailleurs ce que confirme son directeur général, Didier Quillot.