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Barrages L1/L2 : face à l’union sacrée à Toulouse, l’indifférence des supporters du FC Nantes

Deux salles, deux ambiances. Si à Toulouse, le car des Violets avait eu du mal à se frayer un chemin au milieu de centaines de supporters ce jeudi, les Nantais ne bénéficieront pas d’une trêve dans le bras de fer qui oppose les associations à la direction. La colère a laissé place à l'indifférence.

Si plus d'un millier de personnes ont manifesté leur colère contre la direction du FC Nantes, il y a une semaine, aucun rassemblement n'est prévu, ce dimanche, pour le barrage retour contre le TéFéCé.
Si plus d'un millier de personnes ont manifesté leur colère contre la direction du FC Nantes, il y a une semaine, aucun rassemblement n'est prévu, ce dimanche, pour le barrage retour contre le TéFéCé. © AFP - Sébastien Salom-Gomis

Le brouhaha était infernal. Les joueurs, regard dans le vide, peinaient encore à ce moment-là à réaliser. En tribunes, les goûtes de sueur avaient soudain laissé place aux larmes de joie et à l’envahissement du terrain. C’était il y a 16 ans jour pour jour. Le FC Nantes arrachait son maintien miraculeusement à la dernière journée en battant Metz. 16 ans après, les Canaris jouent à nouveau leur survie, ce dimanche en barrage retour. Dans l’indifférence totale, cette fois. Du moins en apparence. 

La ferveur nantaise a contaminé le Sud-Ouest

Les années passent mais les souvenirs restent. De cette saison compliquée, la bande à Landreau garde surtout en tête cet épilogue à rebondissements. "J’avais l'impression qu'on était champion avec les supporters qui sont descendus sur le terrain, a confié Emerse Faé à France Bleu. Dans ma tête, c'était l'apothéose." Il faut dire que ce soir-là, toutes les planètes étaient alignées. Les Jaunes l’emportent sur le fil alors que Caen et Bastia trébuchent. "C'est sans aucun doute un des matchs qui a marqué ma carrière", a poursuivi Loïc Guillon.

On aurait préféré avoir un peu plus de soutien, mais malgré ça on a réussi de bons matches ces derniers temps.

Quelque 465 kilomètres plus au sud, les supporters toulousains ont pu tutoyer brièvement cette ferveur, ce jeudi. Amassés près des rambardes du pont Pierre de Coubertin, qui surplombe le Stadium, présents par centaines en contre-bas, ils ont chanté, craqué des fumigènes, allumé quelques bombes agricoles. Les plaies de la saison passée ont cicatrisé et ça s’est vu au moment du passage du bus, au milieu de la foule. 

Des centaines de supporters ont accompagné le bus du Toulouse FC, ce jeudi soir en barrage aller de la Ligue 1.
Des centaines de supporters ont accompagné le bus du Toulouse FC, ce jeudi soir en barrage aller de la Ligue 1. © Maxppp - Jérôme Fouquet

Après l’enterrement, le silence

A Nantes, la ferveur est restée. Enfouie chez beaucoup qui, absents des stades en raison du Covid-19, ont chanté leur dégoût à l’endroit de la direction, chaque quinzaine depuis plusieurs mois. L’enterrement symbolique du "FC Kita", la semaine dernière, où plus d’un millier de personnes s’est joint a été le dernier coup d’éclat d’une saison où les ultras ont redoublé d’ingéniosité pour ridiculiser la présidence de Waldemar Kita. Et la fracture est telle qu’aucune manifestation n’est pour l’heure prévue afin d’encourager les Canaris dans ce dernier tour de piste, décisif pour la survie du club en Ligue 1. 

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L’énorme tifo "FORZA VIOLA" déployé au Stadium et les dizaines de bâches accrochées sur les ponts enjambant la rocade toulousaine tranchait avec la banderole affichée dans le même temps par quelques ultras à l’entrée de la Jonelière : "Avec d’autres dirigeants et un projet cohérent, vous auriez eu tout un peuple derrière vous" (voir ci-dessus). 

Face à l’indifférence, le FC Nantes tente de rameuter 

"Je ne suis pas surpris, a lâché Kombouaré dans son franc-parler habituel. Depuis le début [de son mandat sur le banc du FC Nantes, ndlr] c’est comme ça." "Je suis sûr que même de gens qui sont allés aux manifestations font partie de ceux qui nous adressent des messages de soutien, a modéré Ludovic Blas, face à la presse. On aurait préféré avoir un peu plus de soutien, mais malgré ça on a réussi de bons matches ces derniers temps." Et ça a été encore le cas contre Toulouse. Du moins pendant les 45 premières minutes. 

Devant ce constat, la communication du FC Nantes a été contrainte de se retrousser les manches. Si en Haute-Garonne l’union sacrée a été spontanée, chez les Jaunes on veut la créer. Coûte que coûte, en incitant les supporters à faire le déplacement jusque devant la Beaujoire. 

"Contrairement aux habitudes de ces derniers mois, le bus des Jaune et Vert se stationnera devant l’entrée du tunnel officiel, près de la boutique, peut-on lire dans un communiqué du club, paru ce vendredi. Les joueurs arriveront à 16h30 au stade […] Il est donc conseillé aux supporters nantais qui le souhaitent de venir à partir de 16 heures pour commencer à donner de la voix." Une voix qui pourrait ne pas être du goût de Waldemar Kita, son fils, et des deux agents proches de la direction Mogi Bayat et Yaya Sanogo, présents à chaque rencontre. Avant un été à rebondissement ?

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