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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "La Ligue 1 ne reprendra pas avant le 15 juin" (Bernard Caïazzo, président de l'ASSE)

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

Le président du conseil de surveillance de l'ASSE, également président du syndicat représentatif de la Ligue 1, est très inquiet pour l'avenir de tous les clubs.

Bernard Caïazzo, président du conseil de surveillance de l'ASSE et du syndicat Première Ligue.
Bernard Caïazzo, président du conseil de surveillance de l'ASSE et du syndicat Première Ligue. - Maxppp

Pour Bernard Caïazzo, la Ligue 1 ne reprendra pas avant le 15 juin. Le président du syndicat Première Ligue, représentatif des clubs de Ligue 1, et président du conseil de surveillance de l'ASSE s'est confié à France Bleu Saint-Étienne Loire. Et il est extrêmement inquiet. Selon lui, les clubs vont mettre plusieurs années à se relever de cette crise sanitaire et financière. C'est pourquoi, pour perdre le moins d'argent possible, il "faut à tout prix finir le championnat. Quitte à terminer l'exercice en juillet-août, et reprendre dans la foulée".

La moitié des clubs menacés

"Actuellement, l'ensemble des clubs perd environ 250 millions d'euros par mois. Et on ne pourra pas jouer tant que la courbe ne sera pas inversée. C'est à dire en juillet-août, au mieux le 15 juin. Je suis très, très, très inquiet pour tous les clubs. Sans aides de l'État, d'ici six mois, c'est la moitié des clubs pro qui dépose le bilan. Les cinq grands championnats européens ont déjà perdu quatre milliards d'euros, le championnat français entre 500 à 600 millions."

"Le chômage partiel c'est 6.000 euros maximum. Derrière, ce sont les clubs qui vont devoir payer."

"La différence entre l'économie générale et le football, ce sont les gros salaires. Et le chômage partiel c'est 6.000 euros maximum. Y a pas beaucoup de footballeurs qui gagnent 6.000 euros. Derrière, ce sont les clubs qui vont devoir payer. Et actuellement, ils n'ont plus de recettes. Il y a aussi la possibilité de donner des congés payés. Concernant l'AS Saint-Étienne, on doit d'ailleurs avoir une réunion en tout début de cette semaine. Mais cette problématique est vraie pour tous les clubs. Et si on veut s'en sortir, on doit trouver des réponses collectives."

"Pas de mercato. Sans parler des droits télé en moins, et du manque à gagner en billetterie."

"Après, il y aura l'absence de mercato. Nos voisins n'auront pas les ressources pour acheter des joueurs cet été. Or les clubs de Ligue 1 comptent sur des ventes d'ici la fin juin. Sans parler des 170 millions d'euros en moins de droits télé, et du manque à gagner en billetterie pour les clubs."

"Claude Puel c'est un patron"

Le président du conseil de surveillance de l'ASSE revient aussi sur les bisbilles évoquées par l'Équipe entre, d'un côté le président du directoire Roland Romeyer, et de l'autre, le directeur Xavier Thuilot et le manager Claude Puel. Pour Bernard Caïazzo, il n'y a "pas de problème. C'est normal de devoir rendre des compte à Roland Romeyer. Mais il ne faut pas faire le job à la place de Claude ou Xavier. Il faut une charte de fonctionnement mais il n'y a pas de problème de fond. Roland cherche à faire du mieux possible. Même si parfois il est un peu interventionniste. Mais Claude Puel, c'est un patron. Il sait que ce sera difficile mais il est motivé. C'est à lui de tout gérer, le recrutement, la formation". L'entraînement qui devait reprendre ce lundi à l'Étrat est suspendu jusqu'à nouvel ordre.

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