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Football

OGC Nice : ce qu'il faut retenir de l'interview du président Jean-Pierre Rivère

mardi 4 septembre 2018 à 6:05 Par Jean-Baptiste Marie, France Bleu Azur et France Bleu

Pendant une heure, Jean-Pierre Rivère a répondu à nos questions et celles des auditeurs de France Bleu Azur ce lundi soir. Le président du Gym a balayé tous les sujets à commencer par le mercato. Il a aussi indiqué qu'il cherchait de nouveaux actionnaires. Verbatim.

Jean-Pierre Rivère a commenté l'actualité de l'OGC Nice sur France Bleu Azur
Jean-Pierre Rivère a commenté l'actualité de l'OGC Nice sur France Bleu Azur © Maxppp - .

Nice, France

Le mercato

Les recrues

"Nous avons compensé les départs. Jean-Michaël Seri, on l'a remplacé par Danilo. Personne ne connaissait Seri quand il est arrivé à Nice. Danilo on verra ce que ça donnera mais je suis confiant. Christophe Hérelle remplace Maxime Le Marchand. Cela faisait deux ans qu'on le suivait. Myziane remplace Plea. Et pour Youcef Atal, c'est une opportunité que l'on a saisie. On n'a pas hésité une seule seconde. La difficulté que l'on avait, c'était de remplacer Balotelli.

Balotelli

"Les gens ne réalisent pas ce que c'est de garder Mario Balotelli. Quand on voit que les grandes écuries ne réussissent pas à prendre un "grand attaquant", je pense que les Niçois ne se rendent pas compte du travail effectué par le club. Et quand on ne joue pas la coupe d'Europe, et bien c'est 17 millions d'euros de budget en moins."

Vous aviez un plan B en cas de départ de Balotelli ?

"On s'est rendu compte que trouver un attaquant du calibre de Mario c'est très compliqué. Ils sont très rares, très chers. Ce sont des dossiers très compliqués. On avait une liste de noms. Le club avait ciblé deux, trois joueurs mais le fait de ne pas jouer la coupe d'Europe c'est plus délicat pour attirer un avant-centre. On est resté tapis dans l'ombre, et dès que l'on a eu l'opportunité de poursuivre avec Mario on l'a fait. Il avait un bon de sortie, mais il est bien à Nice. Quand on vu que c'était possible, on s'est remis à table avec lui, et il a fait le choix de rester."

LIRE AUSSI : 100% Aiglons avec Jean-Pierre Rivère (VIDÉO)

Belhanda, Ben Arfa et Boudebouz en fin de mercato

Belhanda

"Quand en fin de mercato il y a une opportunité on regarde. Mais ce n'est pas un nom sorti du chapeau, c'est des joueurs que l'on connait que l'on suit. Belhanda c'est 4 millions d'euros de salaire net par an, 700.000 euros par mois.  On regarde avec son président s'il peut nous le prêter. Younes adore l'OGC Nice. On adore Younes. Il était prêt à baisser de moitié son salaire. Mais c'était 10 millions pour un transfert plus le salaire ! C'est impossible pour l'OGC Nice. Puis le président de Galatasaray a mis un veto, ils sont en Ligue des Champions. Il a dit 'Younes ne part pas'."

Younes Belhanda, entouré de Jean-Pierre Rivère et Lucien Favre, lors de sa présentation en septembre 2016 - Maxppp
Younes Belhanda, entouré de Jean-Pierre Rivère et Lucien Favre, lors de sa présentation en septembre 2016 © Maxppp - .

Ben Arfa

"Hatem Ben Arfa a fait le choix de Rennes. Mais quand un joueur, à la fin du mercato est encore libre on essaye, pour voir. C'est ce que l'on a fait car on se dit s'il veut vraiment aller à Rennes, il signe avant le début de la saison, il n'attend pas la fin du mercato. Et puis il a déclaré ne pas vouloir revenir avec son ex. On ne peut pas pousser un joueur à venir nous rejoindre."

Boudebouz

"Ryad Boudebouz, cela fait deux ans qu'on le suit. On essaye mais malheureusement son club n'a pas voulu le lâcher. C'était pour nous un complément. Dans notre tête, notre mercato s'arrête quand Mario décide de rester. Mais s'il y a une opportunité on essaye de la prendre. Mais ça ne marche pas chaque année. On ne va pas sortir un nom, pour sortir un nom."

Les actionnaires

Les actionnaires ont-il perçu des dividendes ?

"Les actionnaires ne touchent pas de dividendes. Mais on procède au remboursement de comptes courants. Aujourd'hui, on a des actionnaires qui veulent récupérer une partie de leur investissement. Je m'y suis opposé. Mais on va trouver une solution pour satisfaire tout le monde. Donc ça nous laisse moins de latitude pour faire ce que l'on faisait dans le passé. Avant je décidais tout seul et quand il y avait une opportunité je la prenais. Là, c'est plus compliqué. Ce n'est pas un regret. Les choses sont comme elles sont."

De gauche à droite, Elliot Hayes (membre du conseil de surveillance), Chien Lee, Jean-Pierre Rivère, Alex Zhend et Paul Conway (actionnaires de l'OGC Nice). - Maxppp
De gauche à droite, Elliot Hayes (membre du conseil de surveillance), Chien Lee, Jean-Pierre Rivère, Alex Zhend et Paul Conway (actionnaires de l'OGC Nice). © Maxppp - .

Vous êtes à la recherche de nouveaux partenaires ?

"Moi mon objectif aujourd'hui, et je ne sais pas si j'y arriverai, c'est de trouver des investisseurs complémentaires pour faire franchir un nouveau pas au club. On pourra dire à ce moment là que nous visons les cinq ou six premières places. Mais si vous reprenez mes discours ces dernières années, je n'ai jamais dit que notre objectif était celui là. On a un club sain financièrement, qui a un peu de trésorerie et qui peut voir venir la saison prochaine tranquillement. On aime ou pas cette gestion, mais au moins on ne se retrouvera pas au fond du trou à la fin de la saison. Les gens ne réalisent pas d'où l'on vient et où l'on est aujourd'hui."

C'est simple de convaincre de nouveaux actionnaires ?

"C'est compliqué de trouver des gens qui ont les moyens. Mais l'OGC Nice, aujourd'hui, est identifié comme un club qui a de très bonnes fondations, qui a une possibilité de croissance intéressante. Je pense qu'en France, d'après que les gens que je rencontre à l'étranger notamment, on est ciblé comme un club qui a effectivement un des meilleurs potentiels parmi les clubs de deuxième catégorie dont on fait partie. 

La saison 2018/2019

Vous vous attendiez à un début de saison compliqué ?

"On a tous beaucoup d'espoir quand la saison commence. Mais dans le football on va trop vite. Aujourd'hui, une défaite et on remet tout en question. Non, il faut regarder le contenu des matches. Je n'étais pas inquiet avec ce que j'avais vu. Les trois premiers match pas, ce n'est pas ce que l'on espérait sur le plan comptable. Le match de Dijon (défaite 4-0) : on a loupé des occasions, on est maladroit.  On fait un bon match jusqu'à l'ouverture du score puis ça s'enchaîne. C'est le foot ! C'est sûr que que l'on serait plus confortable avec 7 points. On ne les a pas (Nice compte 4 points, ndlr). Mais je trouve que la réaction de l'équipe à Lyon (victoire 1-0) a été remarquable."

Quel est l'objectif de la saison ?

"Je n'ai jamais fixé d'objectif de classement à un entraîneur. On est le dixième budget de la Ligue (50 millions d'euros, ndlr). Donc l'objectif est de terminer parmi les dix premiers et d'aller le plus haut possible. Finir en-dessous de la dixième place serait un échec."