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Cédric Barbosa : "Mon coeur bat toujours pour Montpellier"

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Par , France Bleu Hérault

Ancien joueur de la Paillade, entre 1997 et 2003, avant de rejoindre le Stade Rennais, Cédric Barbosa fête aujourd'hui ses 44 ans. L'ex milieu de terrain héraultais, qui joue toujours pour le plaisir et qui entraîne en R1, se confie sur France Bleu Hérault.

Cédric Barbosa a joué 25 saisons au haut niveau
Cédric Barbosa a joué 25 saisons au haut niveau © AFP - Boris Horvat

BQ : Tout le monde salue Vitorino Hilton, par rapport à sa longévité. Mais vous faîtes mieux que lui... puisque vous non plus, vous n'avez toujours pas raccroché...

CB : (Sourire) On ne joue pas tout à fait au même niveau non plus, et il faut comparer ce qui est comparable. C'est sans doute plus facile pour pour moi que pour lui, même s'il doit être bien choyé par les kinés et qu'on doit lui mettre plein de choses à disposition pour réaliser les meilleures performances. Il doit y avoir aussi une communication importante avec le coach et il doit avoir des moments de récupérations importants. 

BQ : Vous, c'est à Saint-Privat des vieux que vous avez repris du service, au niveau départemental. Vous devez vous balader, non ? 

CB : Non, non, on ne se balade pas. Ce n'est pas toujours évident. Autour de nous, le niveau n'est pas celui de la Ligue 1 et de la Ligue 2, que j'ai connues, mais c'est un football différent. J'étais habitué à jouer en une ou deux touches, désormais il faut parfois attendre un peu plus. Le ballon n'arrive pas forcément quand on le souhaite. Les joueurs ont besoin de plus de temps pour être décisif et dans leurs décisions. C'est différent. 

BQ : Le but, pour vous, était surtout de jouer avec votre fils. On peut parler d'un rêve qui se réalise ? 

CB : A la base, je ne l'aurais jamais imaginé. C'est devenu quelque chose de magique quand on a eu l'opportunité de le faire. Au départ, c'était inimaginable, parce que Antoine a commencé très tard le foot. Aujourd'hui, il est mordu et il supporte Montpellier. Bien évidemment, pour un papa, c'est quelque chose de magique de jouer avec son fils. Je n'ai même pas de mot pour le décrire, c'est immense. 

BQ : Quand vous m'avez rappelé, après un échange par sms et avant cette interview, vous m'avez dit que pour parler de la Paillade, vous rappeliez toujours. C'est si particulier, pur vous ? 

CB : J'ai pour habitude de répondre à toutes les sollicitations, mais c'est vrai que la Paillade restera à jamais gravée dans mon coeur. Ce son mes premières années en Ligue 1, c'est le club qui m'a fait débuter à ce niveau-là. Vous savez très bien l'attachement que tous les joueurs peuvent avoir à ce club, quoi qu'on en dise. Notamment à la famille Nicollin. Ce sont des choses qu'on oublie jamais. Mr Nicollin restera à jamais gravé dans mon coeur. Dans ma carrière, ce sont aussi nos plus belles années au niveau familial. C'est un tout. 

BQ : Tous les souvenirs de la Paillade ont une anecdote avec Louis Nicollin. Quelle est la votre ? 

CB : J'en ai plein, mais celle qui me vient à l'esprit, c'est la fois où on jouait contre Lens à domicile et où j'avais raté un penalty. Je l'avais tiré lamentablement. Ensuite, le président s'était lâché contre moi dans les médias. Il avait dit qu'il avait assisté à un cirque, et que c'était moi qui avais le rôle de clown. Quinze jours après, on bat Guingamp à domicile et on se sauve. Il avait alors eu des mots complètement différents. C'était le personnage, on le connaissait, et il ne fallait pas y attacher d'importance. L'autre anecdote, même si je n'étais pas directement visé, c'est le jour où il avait dit qu'il avait une équipe de saucissons. Il s'est fait pardonner la fois d'après, parce qu'on avait gagné à Toulouse, et qu'il nous avait offert un très belle prime de match. C'était juste avant Noël, et il nous avait donné cette prime pour nous et nos familles. 

BQ : Vous évoquiez votre premier match : c'était en D1, contre Strasbourg, en 1997. Vous vous souvenez ? 

CB : Oui, bien sûr. J'étais remplaçant et j'étais rentré. On avait fait match nul (1-1) à la Paillade. Michel Mézy était le coach. Forcément, on s'en souvient. Ca reste, comme beaucoup de choses dans une carrière. 

BQ : Montpellier, pour vous, c'est aussi un sacre en Coupe Intertoto ? 

CB : Oui... il y a eu des hauts et des bas : une descente, une remontée, des matchs de Coupe d'Europe, l'Intertoto, une demi-finale de Coupe de France. 

BQ : Et la Mosson, ce sont des bons souvenirs ? La plupart des anciens adversaires du MHSC nous disent que c'était difficile de venir jouer ici...

CB : Pas pour moi (rires) ! En fait, ce que je trouve un peu déplorable, et c'est le seul petit point négatif des supporters de la Paillade, c'est que quand un joueur de Montpellier revient, il est systématiquement sifflé, jamais applaudi. C'est le côté négatif. Mais ce qu'ils n'avaient pas compris avec moi, c'est que ça me motivait encore plus. Je savais que ça allait se passer comme ça à chaque fois. Et d'ailleurs, on leur a fait souvent du mal avec Evian. 

BQ : Après Montpellier, vous êtes parti à Rennes. La fin d'un long chapitre. C'était dur ? 

CB : J'avais fait six ans au club et je sortais d'une très belle année. On venait de se sauver à l'avant dernière journée contre Lyon, à domicile. On avait fait des gros coups, à Sedan et Paris, qui nous avaient permis de nous maintenir. J'avais repris la saison d'après avec Montpellier, mais j'avais des sollicitations. J'arrivais à un âge, 27 ans, où j'avais besoin de voir autre chose, par rapport à l'évolution de ma carrière. Le club s'y est retrouvé, en récupérant un transfert. Moi, ça me permettait de passer un échelon supérieur, car le club n'avait pas les infrastructures qu'il a aujourd'hui.

BQ : Sur un Rennes - Montpellier, votre coeur est montpelliérain ? 

CB : Malheureusement pour Rennes, la réponse est oui. Forcément que les clubs par lesquels on passe, on a envie qu'ils fassent de bons résultats. Mais Montpellier, c'est un peu plus que les autres. 

BQ : Beaucoup de vos anciens partenaires sont aujourd'hui au club. Votre nom s'ajoutera-t-il à la liste et à l'organigramme ? 

CB : On ne sait jamais de quoi demain est fait. Mais bien évidemment, parce que je me suis rapproché de la région et parce que mon coeur bat toujours pour Montpellier, si l'opportunité se présente un jour, je pense que je la saisirai. 

BQ : En attendant, vous entraînez Rousson, en R1. Une équipe dont vous venez de prendre les commandes. Entraîneur, c'est ce vers quoi vous vous destinez sur le long terme ? 

CB : L'occasion s'est présentée à moi. Le club était en grosse difficulté au niveau du classement, il avait besoin d'une personne un peu comme moi pour le structurer plus qu'il ne l'est. J'ai accepté la mission du maintien et cela me permet de mettre le pied à l'étrier à un niveau déjà intéressant. 

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