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Football

Clarisse Le Bihan (Montpellier Hérault) : "Objectif : atteindre la finale et gagner la coupe de France"

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Par , France Bleu Hérault

À la veille d'un quart de finale de coupe de France entre Montpellier et Bordeaux, Clarisse Le Bihan confie sur France Bleu Hérault, au micro de Bertrand Queneutte sa volonté de remporter le trophée, de bien finir la saison et de retrouver, tôt ou tard, l'équipe de France.

Clarisse Le Bihan est l'une des cadres de l'équipe féminine de Montpellier
Clarisse Le Bihan est l'une des cadres de l'équipe féminine de Montpellier © Maxppp - Frédérique Grando

À 25 ans, Clarisse Le Bihan est l'une des cadres de la formation héraultaise actuellement quatrième en D1, derrière Bordeaux, le PSG et Lyon. Mais ce n'est pas tout : la Bretonne est aussi l'un des visages connus du football féminin en France. Internationale, elle a disputé plusieurs championnats d'Europe et une coupe du Monde, en 2014. 

L'équipe de France, elle aspire à la retrouver le plus vite possible. Mais pour l'heure, son objectif est de performer avec Montpellier et notamment ce samedi (13h), face aux girondines, à l'occasion d'un quart de finale de coupe de France, à Grammont.

La coupe de France et la saison du MHSC

Un match capital, du fait des résultats en dent de scie en D1 ? 

Clarisse Le Bihan : C'était déjà un objectif d'atteindre la finale et de gagner la coupe de France. Maintenant, c'est sûr qu'avec les résultats et la difficulté d'accrocher la deuxième place, c'est forcément un match super important contre un adversaire qui l'est aussi en championnat. Cela permettrait de prendre l'ascendant psychologique sur les Bordelaises, d'aller en demi-finale et de nous maintenir une source de motivation sur la fin de saison. 

Peut-on dire que Bordeaux est devenu votre ennemi numéro un ? 

C'est sûr que, pour nous, c'est un match très important. On a très envie de prendre notre revanche, on se rappelle de notre défaite en championnat, chez elles. À la maison, c'est un avantage. On espère en profiter. Et que cela nous donnera un bon allant pour finir le championnat, les battre à nouveau en D1 et finir en beauté. 

Diriez-vous que Montpellier et Bordeaux sont deux équipes qui se valent ? 

Oui, je pense. C'est une très belle équipe, avec de bons résultats. Elles ont l'air d'avoir une super cohésion. De base, ce sont elles qui sont censées nous chasser. Les positions se sont inversées, cela ne nous fait pas peur. Au contraire, cela nous stimule. Je pense que ce sont des équipes qui se ressemblent, avec aussi le PSG, même si les Parisiennes sont un cran au dessus au niveau des points. Nous sommes des équipes avec beaucoup de qualité, les matchs se jouent à peu de chose

L'ancienne guingampaise a disputé la Couep du Monde en 2014 et l'Euro en 2017 - Maxppp
L'ancienne guingampaise a disputé la Couep du Monde en 2014 et l'Euro en 2017 © Maxppp - Frédérique Grando

Gagner la coupe de France, ça voudra dire battre Bordeaux et sans doute ensuite l'OL, voire le PSG. Difficile de titiller ces deux équipes en championnat, mais possible sur un match couperet ? 

Oui, bien sûr. C'est ce qui fait la beauté de la Coupe. Sur la longueur, c'est compliqué. Mais sur un match, tout est possibilité. Avec la "grinta" et la solidarité, notamment. 

Huit points vous séparent du PSG Avez-vous tiré un trait sur la deuxième place, en championnat ? 

Tant que mathématiquement c'est possible, on y croit. C'est vrai que d'avoir perdu contre le Paris FC à domicile, cela nous a mis un coup. Pour autant, on ne s'arrête pas. Maintenant, c'est sûr qu'on s'est tiré une balle dans le pied, mais tant qu'il y a de l'espoir, on va y croire. 

Votre plus beau parcours en coupe de France, c'était quoi ? 

C'était avec Guingamp, une demi-finale. On avait battu Paris à la maison, aux penaltys. On avait ensuite tiré Lyon, et là... c'était difficile. 

Le fait de jouer ce quart de finale à Grammont, c 'est un vrai avantage ? Il y a du monde pour vous pousser ? 

On aborde le match avec beaucoup de confiance et beaucoup d'envie. J'espère qu'il y aura beaucoup de monde pour nous supporter. À Montpellier, c'est pas énorme au niveau du nombre de spectateurs. En revanche, j'ai l'impression que ça prend beaucoup plus, cette saison, dans d'autres clubs. On est beaucoup plus visibles. Les matchs sont télévisés. C'est positif. 

Les résultats parfois négatifs, en championnat, à quoi sont-ils dus ? Aux nombreux mouvements au sein de l'effectif, l'été dernier ? 

Notre objectif, c'était de faire le mieux possible. Les objectifs étaient grands. Après, c'est sûr qu'il faut relativiser, beaucoup de choses ont changé. Mais ce n'est pas une excuse. On a les capacités pour faire mieux. On aurait pu le faire. On va se rattraper et bien finir. 

Ses objectifs personnels et l'équipe de France 

À titre personnel, comment jugez-vous votre saison ? 

Je dirais moyenne. La précédente s'était très bien passée. Je suis repositionnée dans un nouveau dispositif. Au niveau des statistiques, du coup, c'est moins parlant. Mais je continue à progresser, on travaille dur, les coachs nous apportent beaucoup. J'ai envie de faire mieux, de marquer encore, faire des passes décisives. C'était plutôt "moyen/bien"', on va dire

Finir dans le Top 10 des buteuses (ou passeuses) de D1, est-ce un objectif personnel ? 

Bien sûr, c'est inconscient. J'ai envie d'aider mon équipe. Après, ce n'est pas une obsession. On a des joueuses, devant, qui marquent des buts. Si je fais une passe clé, je suis très heureuse. La semaine dernière, on a mis sept buts, avec sept buteuses différentes, c'est très beau. Je ne suis pas une obsédée des statistiques. Maintenant, avoir ça pour soi, ça me va bien aussi. 

Ça compte, pour retrouver l'équipe de France ? 

Je pense que ça compte beaucoup. Après, l'année dernière, j'avais de super statistiques, et je n'ai jamais été appelée. Forcément, je m'appuie là dessus, j'ai envie d'égaler ce que j'ai fait l'année dernière, voire faire mieux. Maintenant, le foot, ce ne sont pas que des stats. C'est aussi le contenu des matchs. C'est également sur ça que je travaille au quotidien avec le staff. 

Votre dernière sélection remonte à juillet 2017, contre l'Angleterre, lors de l'Euro. Depuis, vous n'avez plus été appelée. Savez-vous pourquoi ? 

Non, honnêtement, je n'ai pas eu de conversation avec le sélectionneur. Je me dis que c'est une question de profil, parce que l'année dernière, mes statistiques parlaient pour moi, ainsi que mon temps de jeu. Aujourd'hui, je me focalise sur mon club, ma progression, ce que je peux apporter à l'équipe. Le club, c'est lui qui est là dernière moi, depuis des années. Ma priorité, c'est d'être performante ici. Et je me dis qu'un jour, ça paiera forcément. 

L'Euro a été un échec, avec un changement de sélectionneur dans la foulée. Et donc, aucun contact avec Corine Diacre ? 

Non, après le changement de sélectionneur, je n'ai reçu aucun appel. Cela a été dur à vivre, mais aujourd'hui j'ai retourné la situation. Je m'en sers comme source de motivation, comme moyen de me tirer vers le haut. C'est le cas. Bien sûr, je préférerais être en sélection. Mais c'est une carotte qui me permet, chaque jour, de me dépasser.

Clarisse Le Bihan est sous contrat avec Montpellier jusqu'en juin 2022 - Maxppp
Clarisse Le Bihan est sous contrat avec Montpellier jusqu'en juin 2022 © Maxppp - Frédérique Grando

Votre coach, ici à Montpellier, a déclaré que vous n'être pas loin et que vous mériteriez d'y aller...

Cela me fait plaisir. Je reçois souvent des messages sympathiques et des encouragements, ici au club et de la part de mon entourage. Après, je ne m'arrête pas à ça. Je me dis que ça finira bien par arriver

Le prochain Euro est-il dans un coin de votre tête ? 

Bien sûr ! Je ne peux pas vous dire que je ne pense plus du tout à l'équipe de France. Mais encore une fois, ce n'est pas ma priorité et il faudrait que je sois appelée au moins une fois avant de penser à l'Euro. 

D'après vous, la coupe du Monde en France a-t-elle laissé un héritage dans le foot féminin français ? 

Je dirais que dans la tête des gens, ça a beaucoup évolué. Cela ne se retranscrit pas forcément en nombre de spectateurs ou de téléspectateurs, mais je pense que les gens s'intéressent et en parlent un peu plus. Ce n'est peut-être pas à la hauteur de ce qui était attendu, mais c'est quand même positif. Tout est bon à prendre. Si les filles avaient fait un parcours encore meilleur, peut-être que cela aurait eu un meilleur impact, mais on est heureuse aujourd'hui. On vit dans une époque où il y a des changements, et on a beaucoup d'avantages à ça. 

Êtes-vous heureuse à Montpellier ? 

Oui, je suis très épanouie. J'ai re-signé cet été pour trois ans. Je me sens très bien ici, et j'espère le rendre sur le terrain. 

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