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Dossier : La saison 2021-2022 de l'Amiens SC en Ligue 2

Coupe de France 2001 - Denis Troch (Amiens SC): "Vingt ans après, zéro regret!"

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Par , France Bleu Picardie

Ce mercredi 26 mai marquera le 20e anniversaire de la finale de Coupe de France perdue par Amiens contre Strasbourg aux tirs au but en 2001 au Stade de France. L'entraîneur amiénois de l'époque Denis Troch garde le souvenir d'une "aventure magnifique et hors norme"

Denis Troch, entraîneur de l'Amiens SC de 2000 à 2004, ici lors du coup d'envoi fictif du match Amiens-Strasbourg en 2019 à la Licorne
Denis Troch, entraîneur de l'Amiens SC de 2000 à 2004, ici lors du coup d'envoi fictif du match Amiens-Strasbourg en 2019 à la Licorne © Maxppp - .

Vingt ans après, le samedi 26 mai 2001 reste un souvenir douloureux pour des milliers de supporters amiénois. Pour la première et seule finale de Coupe de France de son histoire, l'Amiens SC (National) échouait aux tirs au but contre Strasbourg (Ligue 1) devant plus de 78000 spectateurs au Stade de France (0-0, 5-4 tab). A 61 ans, l'entraîneur de l'époque Denis Troch, aujourd'hui préparateur mental dans le sport de haut niveau et le monde de l'entreprise, garde lui un souvenir magnifique d'une saison 2000/2001 hors norme. Entretien.

Denis Troch, vingt ans après vous parle t-on encore régulièrement de cette finale de Coupe de France Amiens-Strasbourg?

"Oui bien entendu parce que mes proches étaient complètement impliqués dans cette finale et dans cette saison surtout. Car il y a eu aussi cette année là un quart de finale de Coupe de la Ligue (défaite 2-0 contre Lyon) et une montée en Ligue 2 en même temps. Ça n'existe quasiment pas! Il n'y a pas dix équipes en Europe qui ont fait cela. C'était quand même quelque chose de hors norme!"

Je n'ai jamais revu le match, seulement les tirs au but - Denis Troch 

L'avez-vous souvent revue cette finale?

"Euh... Non. J'ai revu les tirs au but mais je n'ai jamais revu le match"

Cela reste donc un souvenir douloureux aujourd'hui?

"En ce qui me concerne pas du tout! Perdre une finale, quelle que soit la manière, c'est effectivement une déception. Mais j'en garde maintenant un très bon souvenir et j'efface en général tout ce qui a pu encombrer mon esprit, ou amenuir cette performance." 

Quelle est l'image forte que vous gardez de ce 26 mai 2001?

"C'est le fait d'être présent au Stade de France, de se dire "nous y étions". C'est ce public, c'est cette ferveur derrière nous. Et le lendemain l'arrivée sur la place de l'Hôtel de Ville d'Amiens, c'était émouvant."

Est-ce le moment le plus intense de votre carrière?

"Oui un moment très fort parce que je pensais avoir réussi à faire quelques belles choses, celle-ci était vraiment extraordinaire avec comme je vous le disais le parcours en Coupe de France, Coupe de la Ligue, et la montée en Ligue 2 cette saison là." 

Est-ce que dans le niveau de jeu de cette finale, vous ne considérez pas aujourd'hui qu'Amiens méritait plus que Strasbourg de gagner?

"Pour les joueurs c'est peut-être différent mais en ce qui me concerne non. Je n'oublie pas que ça n'a pas été simple lors des tours précédents à Lambres-les-Douai où il a fallu attendre les derniers instants pour se qualifier (2-0 en 32e de finale), contre Reims (1-0 en 1/4 de finale), et bien sûr en demi-finale contre Troyes aux tirs au but. Même si la finalité de cette compétition nous a échappés, je n'ai pas de regret. Cela ne veut pas dire que je ne suis pas déçu, la déception existe, mais j'ai zéro regret car je n'aurais jamais parié au départ sur une telle saison. C'était magnifique, hors norme, c'est comme ça, j'accepte!"  

Cette finale a été le début d'une vraie et belle croyance des amiénois de se dire "pourquoi pas nous!", de se dire que le bonheur n'appartient pas qu'aux autres, mais que ça pouvait aussi nous appartenir. Le club l'a compris et il l'a fait derrière avec la montée en Ligue 1.

Pensez-vous que cette finale a permis à l'Amiens SC de se décomplexer, de prendre conscience de ses possibilités?

"J'en suis intimement persuadé! Cela a été le début d'une vraie et belle croyance des amiénois et des picards, de se dire "pourquoi pas nous!" Et de se dire que le bonheur n'appartient pas qu'aux autres villes, qu'aux autres régions, mais que ça pouvait aussi nous appartenir. Le club l'a compris et il l'a fait derrière avec la montée en Ligue 1. Mais à l'époque on n'avait pas ce passé qu'a eu plus tard l'équipe de Christophe Pélissier avec des joueurs et un public qui savaient que c'était possible, la preuve avec la montée en Ligue 1 dans les dernières secondes à Reims en 2017." 

Quel regard portez-vous sur la situation actuelle de l'Amiens SC en Ligue 2?

"J'étais hyper déçu de la descente de Ligue 1 en Ligue 2 totalement anormale la saison dernière. Je le revendique encore aujourd'hui, on ne peut pas sanctionner une équipe qui n'a pas terminé quelque chose de son fait. C'était honteux! Du coup, la saison qui vient de s'achever ne m'a pas surpris parce que soit on fait jouer la colère et ça peut marcher mais c'est épisodique, soit on est patient en se disant que ça reviendra puisqu'on l'a déjà fait, un peu comme après la Coupe du Monde 98 pour l'équipe de France. Aujourd'hui l'Amiens SC sait qu'il peut jouer en Ligue 1 et que sa place n'y serait pas usurpée".

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