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Football

Coupe de France : contre Belfort, le Stade Rennais pourra (encore) compter sur son centre

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Par , France Bleu Armorique

De Lucas Da Cunha à Adrien Hunou en passant par James Léa Siliki ou Eduardo Camavinga, le Stade Rennais a utilisé pas moins de 10 joueurs* issus de son centre de formation cette saison. Ils devraient encore être mis à contribution ce mardi (20h55) sur la pelouse de Sochaux, contre Belfort.

Yann Gboho, Adrien Hunou et Eduardo Camavinga, trois produits de la Piverdière, célèbrent face à Amiens.
Yann Gboho, Adrien Hunou et Eduardo Camavinga, trois produits de la Piverdière, célèbrent face à Amiens. © AFP - François Lo Presti

Rennes, France

C'est une statistique qui a été peu rapportée, mais que Julien Stéphan, bien sûr, connaissait : à Nice, le 24 janvier, sur les 14 joueurs qui ont participé à la rencontre, huit ont été formés à Rennes, au centre d'entraînement de la Piverdière. Ce soir là, Sacha Boey, Joris Gnagnon, Eduardo Camavinga, James Léa Siliki et Adrien Hunou étaient titulaires, alors que Joris Gnagnon, Gerzino Nyamsi et Yann Gboho étaient entrés en jeu. 

Si l'on ajoute Lucas Da Cunha, le Stade Rennais a utilisé neuf joueurs de son centre de formation cette saison en Ligue 1. C'est autant que Toulouse, aucune équipe de Ligue 1 n'a fait mieux. Le dixième, Pépé Bonet, a joué en Ligue Europa.

"On nous dit qu'on a un groupe très étoffé et élargi. On l'a surtout élargi par les décisions que l'on a prises sur ces jeunes joueurs là. Tous les clubs font de la formation, encore faut-il pouvoir mettre ces joueurs jeunes là en situation. C'est aussi une nécessité dans le modèle économique, et ça fait partie des objectifs que l'on fixe à un entraîneur", explique Julien Stéphan. Revue des troupes. 

Les débutants : Pépé Bonet, Sacha Boey, Lucas Da Cunha et Yann Gboho 

Le premier est aussi le plus jeune de tous. Pépé Bonet, né en février 2003 (!) ne devrait pas, a priori, revenir sur le terrain cette saison. Mais il a fait ses débuts professionnels le 7 novembre dernier en Ligue Europa contre Cluj, à cause de la blessure de Romain Salin, et de l'expulsion d'Edouard Mendy. Débuts difficiles, avec un but encaissé dès le coup franc suivant, mais qui n'empêchent pas le Stade Rennais de compter sur lui. Même l'arrivée cet hiver de Riffi Mandanda de l'a pas fait reculer dans la hiérarchie. Il reste le n°3 dans le but Rouge et Noir. 

Pépé Bonet a fait ses débuts en Ligue Europa contre Cluj. - Maxppp
Pépé Bonet a fait ses débuts en Ligue Europa contre Cluj. © Maxppp - Marc Ollivier

A 19 ans, Sacha Boey est lui la seule alternative à Hamari Traoré dans le couloir droit de la défense. Certes, l'international malien ne manque pas beaucoup de matchs (il a été titulaire 23 fois en Ligue 1 sur 24 journées), mais Boey a été solide sur ses rares occasions de s'illustrer. Déjà aperçu la saison dernière, il est entré en jeu lors du Trophée des champions, au cours des deux premières journées de Ligue 1, et a été titulaire sur les deux derniers matchs d'Europa League et à Amiens en coupe de la Ligue. Titulaire pour la première fois en Ligue 1 à Nice, l'international U20 n'est pas sorti du groupe depuis. 

Dans le secteur offensif, Lucas Da Cunha est le dernier arrivé. Titulaire surprise pour la première fois en Ligue 1 face à Brest samedi, il était déjà entré en jeu quatre jours avant, à Lille. A 18 ans, l'ancien joueur de Roanne a été préféré, sur les deux derniers matchs à des joueurs comme Romain Del Castillo ou Adrien Hunou. Triple buteur en finale du championnat de France U19 l'an dernier, il était déjà apparu cette saison en Ligue Europa et en Coupe de la Ligue.

Yann Gboho remplace Lucas Da Cunha, ce samedi, face à Brest. - Maxppp
Yann Gboho remplace Lucas Da Cunha, ce samedi, face à Brest. © Maxppp - Philippe Renault

Lui cumule quasiment autant de minutes cette saison que ses trois coéquipiers ci-dessus. Et Yann Gboho a déjà été décisif, d'abord contre Toulouse, en offrant la victoire à Rennes d'une reprise du plat du pied au bout du temps additionnel. Enchaînant ensuite les entrées en jeu, sans trop faire de différence, il a fait son meilleur match en Rouge et Noir à Angers en Coupe de France, avec un but et une passe décisive. Si Rennes reste en 4-4-2, il a une grosse carte à jouer en fin de saison aux côtés de M'Baye Niang.

Les alternatives : Joris Gnagnon, Jérémy Gélin et Gerzino Nyamsi

Leur temps de jeu dépend en grande partie de la forme de la charnière titulaire. Gnagnon (23 ans), Gélin (22 ans) et Nyamsi (23 ans) sont en effet pour l'instant des remplaçants de Damien Da Silva et Jérémy Morel. En l'absence de ce dernier fin janvier, Joris Gnagnon et Jérémy Gélin ont été utilisés, sans vraiment apporter de réelle plus-value. Pendant cette période, Rennes a encaissé sept buts en trois matchs à Angers, contre Nantes et à Lille. 

Entré en jeu en Anjou, Gnagnon a été en difficulté, concédant un penalty pour un coup d'épaule grossier sur Romain Thomas, entraînant l'égalisation angvine à 3-3. Ce soir là, Jérémy Gélin avait été meilleur, donnant la victoire avec un cinquième but magique. Mais aligné trois jours plus tard contre Nantes, il a souffert face à la vitesse de Moses Simon. Les deux hommes ont été titulaires en début de saison, lorsque Julien Stéphan privilégiait une défense à trois. Ils devraient l'être de nouveau ce mardi à Belfort, et mettre en valeur leur passé commun, eux qui formaient la paire centrale titulaire lors de la saison 2017/2018. Ils auront d'autres occasions de se montrer, puisque Morel a rechuté contre Brest. 

Joris Gnagnon pourrait avoir une carte à jouer en seconde partie de saison. - Maxppp
Joris Gnagnon pourrait avoir une carte à jouer en seconde partie de saison. © Maxppp - Thomas Brégadis

Une opportunité dont ne profitera pas Gerzino Nyamsi. Alors que Julien Stéphan lui avait fait confiance en le faisant entrer en premier à la place de Morel, le natif de Saint-Brieuc s'est claqué. Seulement titulaire trois fois cette saison, dont aucune en Ligue 1, il vit un exercice difficile. 

Les "anciens" : James Léa Siliki et Adrien Hunou

A respectivement 23 et 26 ans, James Léa Siliki et Adrien Hunou sont les deux plus anciens des joueurs formés au club utilisés cette saison. Et les deux ont connu un exercice un peu similaire. 

James Léa Siliki et Adrien Hunou lors du Trophée des champions, à Shenzen. - AFP
James Léa Siliki et Adrien Hunou lors du Trophée des champions, à Shenzen. © AFP - Liu jialiang

Peu utilisé jusqu'à mi-octobre, Hunou a été le tube de l'automne, marquant cinq buts en neuf matchs entre le 20 octobre et le 4 décembre. Le 4-4-2 mis en place par Julien Stéphan lui a réussi, avec des joueurs plus nombreux sur les côtés pour lui adresser des centres, une situation où sa qualité de renard des surfaces a fait merveille. Alors qu'il a prolongé son contrat jusqu'en 2023, ce qui lui évitera de partir libre à la fin de la saison, Hunou, qui a déjà 132 matchs derrière lui avec le Stade Rennais, n'est pas non plus devenu un titulaire indiscutable : menacé par Gboho et Del Castillo, il n'était pas titulaire lors des deux derniers matchs de Ligue 1. 

De son côté, James Léa Siliki a su bien saisir sa chance, un peu plus tard dans la saison. Entre Angers, le 7 décembre et Nantes, le 31 janvier, il a démarré sept matchs consécutifs en Ligue 1. Son volume de jeu et sa capacité à se porter vers l'avant ont fait merveille, dans la doublette qu'il formait avec Eduardo Camavinga. Récompensé par son premier but de la saison, à Angers en Coupe de France, Léa Siliki aurait pu marquer son deuxième, samedi, si sa frappe lointaine ne s'était pas fracassée sur la barre transversale. Avec le retour de blessure de Benjamin Bourigeaud et l'arrivée de Steven Nzonzi, celui qui a signé à Rennes à 18 ans en provenance de Guingamp va devoir continuer sur sa lancée. 

L'exception : Eduardo Camavinga

Eduardo Camavinga entouré de ses jeunes coéquipiers Sacha Boey et Lucas Da Cunha, avant la réception de Nantes. - Maxppp
Eduardo Camavinga entouré de ses jeunes coéquipiers Sacha Boey et Lucas Da Cunha, avant la réception de Nantes. © Maxppp - Thomas Brégardis

A à peine 17 ans, Camavinga est le seul issu de la formation rennaise à être un titulaire indiscutable dans la formation de Julien Stéphan. Ultra précoce, son ascension a été rapide. Entre ses débuts la saison dernière, où il fut le premier joueur né en 2002 à être titularisé dans les cinq grands championnats, et sa sélection en équipe de France espoirs, en passant par les 31 (!) matchs qu'il a déjà disputé cette saison, Camavinga a beaucoup joué. 

Trop, peut-être, au gout de Julien Stéphan : "il a enchaîné des matchs, reconnaissait l'entraîneur avant de jouer contre Brest. Il a un peu moins de fraîcheur, il est plus émoussé." Contre Brest, donc, Camavinga n'a pas joué du tout, pour la première fois en Ligue 1 depuis le match à Dijon, le 23 novembre. Dans les duels, la seconde d'avance qu'il avait en début de saison sur ses adversaires semble ne plus être là. Mais s'il retrouve de la fraîcheur, il sera évidemment l'un des grands artisans de la seconde partie de saison rennaise, tant sa classe balle au pied et sa faculté à récupérer des ballons soulagent ses coéquipiers. 

*Romain Salin a passé une saison au centre de formation rennais (2002-2003), mais le critère utilisé par l'UEFA pour considérer un joueur formé au club est d'y passer trois saisons avant ses 21 ans. 

Le match

Affronter une équipe de National 2 au stade des quarts de finale, c'est une chance inattendue lorsque l'on évolue en Ligue 1, et que l'on est tenant du titre. Mais cela peut aussi représenter un match piège, "imperdable" pour les Rouge et Noir. D'autant qu'avec l'éviction d'Olivier Létang vendredi, les Rouge et Noir évoluent dans un contexte particulier. Et que les résultats sportifs récents, avec la défaite à Lille et le nul contre Brest, ne sont pas géniaux. Une qualification en demi-finale, couplée à la 3e place toujours présente en Ligue 1, ressemblerait tout de même à une bonne manière de s'éviter la crise. 

La joie des Belfortains après leur qualification aux tirs au but contre Montpellier. - Radio France
La joie des Belfortains après leur qualification aux tirs au but contre Montpellier. © Radio France - Lionel Vadam

En face, pour les Belfortains, qui luttent pour leur maintien en National 2, la rencontre ressemblera à leur match de la saison. Parce que, pour la première fois, ils délocalisent le match, dans l'enceinte du FC Sochaux-Montbéliard, à Bonal. Un stade qu'ils vont probablement remplir, puisque ce lundi matin, 16 000 places, sur 20 000 avaient été vendues. Et parce que les Rouge et Bleu sont des habitués des exploits. Ils ont déjà éliminé le Gazéléc Ajaccio (N, 1-0), Nancy (L2, 3-1) et Montpellier, cinquième de Ligue 1, au tour précédent (0-0, 5-4 aux tirs au but), dans un parcours qui les a également conduit en Guadeloupe, où ils ont battu la Jeunesse Evolution.

Le groupe rennais

Encore un groupe élargi convoqué par Julien Stéphan, qui a sélectionné 20 joueurs, dont Rafik Guitane et Jordan Siebatcheu. Des incertitudes pèsent sur les présences au coup d'envoi de Damien Da Silva, sorti blessé contre Brest et de Raphinha, qui n'était pas sur la feuille de match à cause de douleurs au dos. 

Absents : Morel, Nyamsi, Grenier, Martin, Johansson, Da Cunha (blessés), Bonet, Güçlü (choix)

Le programme des quarts de finale 

  • Mardi 11 février

Belfort (N2) - Rennes (20h55, à Sochaux)

  • Mercredi 12 février

Dijon - Paris SG  (18h30)
Lyon - Marseille (21h05)

  • Jeudi 13 février 

Epinal (N2) - Saint-Etienne (21h00, à Nancy)

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