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Coupe de France : les footballeurs de Haute-Garonne jonglent avec les horaires pour s'entraîner

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Par , France Bleu Occitanie

Avec le couvre-feu à 18h et un lourd protocole sanitaire, les clubs de foot amateurs de Haute-Garonne ont dû trouver des solutions, pour participer au 6e tour de la Coupe de France, ce week-end. Exemple à Castanet-Tolosan, au sud de Toulouse.

Entre les restrictions sanitaires et le couvre-feu, l'Union Sportive Castanéenne a dû bouleverser ses entraînements pour la Coupe de France.
Entre les restrictions sanitaires et le couvre-feu, l'Union Sportive Castanéenne a dû bouleverser ses entraînements pour la Coupe de France. © Radio France - Mathieu Ferri

Pour s'entraîner, il a fallu jongler. Non pas avec le ballon, mais avec les horaires, explique Cyril Lacombe, l'entraîneur de l'Union Sportive Castanéenne, qui affronte les Héraultais de Fabrègues ce week-end en Coupe de France : "On a partagé le groupe en deux, avec ceux qui pouvaient s'entraîner, et ceux qui ne pouvaient pas. Et on a avancé les entraînements à 16h, jusqu'à 17h15", histoire de rentrer à temps à la maison pour le couvre-feu de 18h. Pour ceux qui ne peuvent pas se libérer en semaine, il y a eu aussi des grosses séances le samedi et le dimanche.

Tous les clubs du département encore en compétition s'organisent comme ils peuvent. À Castanet, on a trouvé cette solution. Pour Colomiers, pas de problème : le club de Nationale 2 fonctionne déjà de façon semi-professionnelle, et les joueurs s'entraînaient déjà en semaine à 14h30.

"Les entraînements ? On n'en fait pas, tout simplement."

En revanche, c'est bien plus compliqué pour le Rangueil FC, le plus petit club haut-garonnais de ce sixième tour. L'équipe toulousaine, avec beaucoup de joueurs qui travaillent, n'a pas pu organiser des entraînements en semaine, même à la mi-journée. "Les entraînements, on n'en fait pas, tout simplement" explique Clément Braouet, le président de Rangueil. Son club affronte Castelnau-Le Crès, autre club de l'Hérault.

"On a fait quelques séances sur les derniers week-ends, mais ça ressemble plus à du sport santé qu'autre chose. Ca a permis aux joueurs de courir un peu, de s'aérer, mais de là à dire qu'on sera prêts à jouer un match de Coupe de France d'une heure et demie, ça ne sera pas le cas", précise le dirigeant.

Pas de forfait, par "besoin de rêver"

Et puis le plus dur pour ces clubs, c'est de respecter le protocole sanitaire, long d'une vingtaine de pages. "C'est copieux. Ce sont des exigences que nous n'avons jamais connu dans le monde amateur", réagit Jean-Pierre Rellier, le secrétaire du club de Castanet. Avec notamment l'obligation de trouver un médecin le jour du match, et celle surtout de passer des tests Covid, PCR et antigéniques, jusqu'aux dernières heures avant la rencontre.

"C'est un énorme boulot, mais ça vaut le coup !"

"Prendre des rendez-vous chez les pharmaciens, faire venir des docteurs, s'assurer qu'on sera servi à temps sur les résultats, c'est un énorme boulot, mais ça vaut le coup ! Oui, un sixième tour de Coupe de France, ça vaut le coup d'être joué_. Et en ce moment, on a besoin de rêve_r".

Un rêve de qualification qui n'a découragé aucun club de la région encore en compétition, alors que d'autres équipes du nord de la France ont préféré déclarer forfait. "On va jouer avec le cœur", promet Clément Braouet à Rangueil. "Déclarer forfait ? Ça ne nous a pas traversé l'esprit".

Il y a aussi un enjeu financier : chaque club qui se qualifie pour le septième tour gagne 7.500 euros. Toutes les équipes occitanes devraient donc jouer ce week-end, sauf si le Covid en décide autrement, avec des cas positifs.

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