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Coupe de France : l'ASNL critique l'intervention des forces de l'ordre à Besançon

Par Cédric Lieto, France Bleu Sud Lorraine jeudi 19 janvier 2017 à 19:02

Environ 400 supporters nancéiens étaient présents pour le match à Besançon
Environ 400 supporters nancéiens étaient présents pour le match à Besançon © Maxppp - Sam Coulon

Après la plainte d'un supporter nancéien interpellé après le match de Coupe de France à Besançon le 7 janvier dernier, c'est au tour de l'AS Nancy Lorraine de critiquer les forces de l'ordre mobilisées sur cette rencontre. Dans une lettre, le club y accuse la SIR d'avoir gazé les supporters.

L'AS Nancy Lorraine critique (elle aussi) l'intervention des forces de l'ordre lors du match de 32e de finale de Coupe de France face à Besançon. Alors qu'une plainte pour violences a été déposée par un supporter, membre des Saturday FC, après son interpellation et son placement en garde à vue, le club nancéien a adressé un courrier au préfet du Doubs, au directeur départemental de la sécurité publique, à la division nationale de lutte contre le hooliganisme ainsi qu'à la fédération française de football. Des copies ont aussi été envoyées aux autorités de Meurthe-et-Moselle.

La SIR montrée du doigt

Dans ce courrier, que France Bleu Lorraine a pu consulter, le club remercie le Besançon FC pour son accueil, ne revient pas sur l'interpellation de son supporter mais accuse les policiers de la SIR (Section d'intervention rapide) d'avoir chargé et gazé à la sortie du stade l'ensemble des supporters nancéiens "sans discernement". Un comportement, estime le club, qui "n'est pas digne ni conforme à l'attitude que l'on attend de ces policiers". Dans le courrier, Pascal Rivière, directeur général adjoint de l'ASNL, poursuit en affirmant que "des personnages âgées ont été bousculées, des enfants ont été choqués".

"Il faut une prise de conscience"

Joint par France Bleu Lorraine, Vincent Thiery, responsable de la sécurité de l'ASNL explique le pourquoi de ce courrier :

Le but, c'est qu'il y ait une prise de conscience. Effectivement, il y a des publics à risque en tribunes qui, parfois dépassent les limites et les règlements des stades de football. En revanche, il ne faut pas tout mélanger et faire la part des choses quand il y a une intervention en tribunes. Le problème, c'est qu'il y avait un public familial. Sur 400 supporters, il y avait 150 ultras et donc 250 supporters lambda, des parents avec leurs enfants. Du gaz lacrymogène, ça peut être très dangereux pour des enfants en bas âge."