Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coupe de France : les joueurs de l'AS Fabrègues "gonflés comme des têtards" avant de défier Alès

-
Par , France Bleu Hérault

Dans un duel entre pensionnaires de National 3, l'AS Fabrègues se rend à Alès ce dimanche (14h) à l'occasion des 32eme de finale de la Coupe de France. Entretien avec Jean-Luc Muzet, co-entraîneur du club héraultais avec Laurent Scala.

L'AS Fabrègues va disputer son troisième 32eme de finale sur les 4 dernières saisons
L'AS Fabrègues va disputer son troisième 32eme de finale sur les 4 dernières saisons © AFP - STEPHANE ALLAMAN

Ils sont inséparables et en Coupe de France, ces dernières années, ils font des miracles. Jean-Luc Muzet et Laurent Scala, qui se sont connus alors qu'ils évoluaient chez les poussins de l'AS Paillade, viennent de nouveau d'emmener l'AS Fabrègues en 32eme de finale de la Coupe de France

Jean-Luc Muzet - Entretien

Entretien avec JL Muzet, avant le déplacement à Alès (14h), ce dimanche. Dernier tour entre club amateurs, avec en jeu une qualification pour les 16emes de finale, synonymes de retrouvailles avec les professionnels. 

Jean-Luc Muzet avec Bertrand Queneutte

Peut-on dire que la Coupe de France est devenue une spécialité pour l'AS Fabrègues ? 

C'est gentil de le rappeler. Effectivement, une spécialité car en quatre saisons, l'équipe de Fabrègues a été amenée trois fois en trente-deuxième de finale. 

Il y a un esprit Coupe au sein du club ? 

Je ne sais pas si on peut parler d'esprit Coupe, mais c'est vrai que le club est très familial depuis des années. Les joueurs se font remarqués surtout en Coupe de France depuis qu'ils sont en National 3, ça fait déjà sept saisons. La Coupe de France donne une saveur particulière. Je ne dirais pas que ça surmotive, mais c'est vrai les joueurs sont des compétiteurs, et en Coupe de France, les prestation ne sont pas toujours les mêmes qu'en championnat. La motivation est différente. 

La saison passée, vous aviez fait trembler le Paris FC en 32e de finale, mais vous aviez joué avec une équipe amoindrie et aviez fini par vous incliner ? Vous n'aviez pas eu de chance, on peut le dire ? 

Tout à fait, parce que l'année dernière, la Ligue de Football d'Occitanie nous avait mis un match en retard le 21 décembre contre Balma. Ce jour là, on avait perdu deux joueurs sur des cartons cartons rouges, qui du coup n'ont pas effectué le match contre Paris. On avait un effectif amoindri, on n'avait pratiquement pas d'attaque. Ce weekend, ça ne sera pas la même. Tout l'effectif est au complet. On ne sera peut-être pas à 100%, du fait qu'on s'entraîne depuis peu. Mais on a tout l'effectif à disposition pour aller rivaliser et essayer d'aller passer ce tour contre cette équipe d'Alès. 

Pour retrouver les pros, il vous faut cette année vous hisser jusqu'en seizième de finale : est-ce mieux de les avoir évités, jusque-là ? 

Vue la configuration cette année, c'était quand même bien mieux. Parce que si on avait dû rencontrer une équipe pro deux tours en arrière, physiquement, on n'était pas apte à jouer la compétition. Nous n'avons repris l'entraînement que début janvier et on a accentué à partir du 15 janvier, quand on a su qu'on rentrait dans la compétition. On n'aurait pas pu rivaliser athlétiquement et physiquement avec ces équipes professionnelles. L'avantage d'avoir pu faire quelques tours entre équipes amateurs, c'est qu'on s'est confronté à des équipes de notre niveau, tant athlétiquement que techniquement. Ca nous permet d'avancer et de se préparer, si on devait passer ce tour, à Alès.  

Comment jugez-vous cette équipe d'Alès ?

On appréhende ce match avec un peu de peur. C'est très bien d'ailleurs que les joueurs arrivent un peu sur la pointe des pieds contre cette équipe d'Alès, qui nous a battus sur les trois dernières confrontations en championnat. Aujourd'hui, on va à Alès un peu tendus, mais déterminés pour essayer de passer le tour. C'est vrai qu'Alès a un autre potentiel financier, avec beaucoup de joueurs qui ont des contrats fédéraux, c'est à dire des semi-professionnels. Eux n'ont pas arrêté les entraînements, à l'inverse de nous. Nous, nous sommes des purs amateurs, mais on y va gonflés comme des têtards, pour faire basculer le match en notre faveur. 

L'ancien pailladin que vous êtes rêve-t-il d'affronter e MHSC en Coupe de France ? 

Qui ne rêverait pas déjà d'affronter un club professionnel ? Le plus proche de chez nous, bien sûr, c'est Montpellier. Les trois quarts des joueurs vont souvent voir les matchs à la Mosson, c'est notre club de cœur, et on a un ou deux joueurs qui habitent encore dans le quartier de la Paillade. Mais après, pourquoi pas prendre d'autres équipes, pour les éliminer et pour faciliter la tâche de Montpellier, pour les approcher plus rapidement du bout du tunnel (rires). 

Vous voyez Montpellier aller loin, en Coupe de France ? 

Il faut dire que cette année, à Montpellier, il y a quand même du potentiel devant et au milieu de terrain. Ils ont eu un passage à vide sur cinq ou six matchs, mais ils ont l'air de se remettre sur les bons rails. Montpellier a comme objectif de faire le mieux possible en championnat et pourquoi pas ramener la Coupe de France qu'ils ont déjà ramenée en 90'. 

Dans quel état physique sont vos joueurs ?

Depuis quinze jours, on les ménage et on allège un peu les entraînements. On avait ressenti, contre Ônet le Château, que nos joueurs avaient été un peu émoussés et fatigués, en raison d'une reprise rapide. Il faut reconnaître qu'en moyenne, il faux six ou sept semaines de préparation physique, en début de saison, avec des amicaux, pour attaquer la compétition. Et de peur de perdre des joueurs en route, on a allégé un petit peu les entraînements à trois séances par semaine. Pas plus. Des séances dosées, avec beaucoup de travail technique pour permettre, même si on n'est pas dans la forme optimale, d'avoir un maximum de garçon pour disputer la compétition. Donc physiquement, on n'est pas à 100% mais mentalement, ils sont à 200%. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess