Football

Coupe de la Ligue : Le Havre, en pleine débâcle face à Châteauroux

Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mercredi 24 août 2016 à 4:14

Les espoirs du HAC ont vité été douchés par la détermination et par l'eficacité castelroussine
Les espoirs du HAC ont vité été douchés par la détermination et par l'eficacité castelroussine © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Battu, mais surtout humilié par Châteauroux (2-5), au Stade Océane, à l'occasion du second tour de la Coupe de la Ligue, le HAC quitte la compétition prématurément. Plus qu'une déception, un revers cinglant et inquiétant, pour les hommes de Bob Bradley.

Il fallait se pincer pour y croire, ce mardi. Pour croire que le HAC était de nouveau en train de sombrer à domicile, quatre jours après la gifle reçue par Troyes en championnat (1-3), mais cette fois, face à un pensionnaire de National. Pour croire que le HAC venait d'en prendre cinq contre une équipe, la Berrichonne, qui en avait elle-même pris trois, quelques jours plus tôt, contre QRM. Au final, les hommes de Bob Bradley ont bel et bien pris l'eau de toutes parts, à l'occasion du second tour de la Coupe de la Ligue. En dessous de tout, ils ont même été copieusement sifflés, chose rarissime, par une partie du public. Sans énergie ni révolte, sans rage ni orgueil, ils ont laissé s'envoler le rêve de tout un peuple d'atteindre enfin les seizièmes de finale ; un stade de la compétition après lequel le club courrait pourtant depuis 2010. Affligeant, et même inquiétant.

Bob Bradley, entraîneur du HAC : "Je voudrais m'excuser auprès des supporters, car on n'a pas été bon. Quand vous arrivez sur le terrain, c'est pour gagner des duels, pour avancer, pour jouer. Mais quand vous avez 3 ou 4 joueurs qui ne sont pas dans cet été d'esprit, vous ne pouvez pas gagner ce genre de matchs. A la fin de la saison dernière, on a goûté à ce qu'était une équipe qui avait envie de se battre, mais ce n'est pas parce que vous y avez goûté une fois que cela va se reproduire à chaque match, la saison d'après."

Analyse et sentiment de Bob Bradley, entraineur du HAC, au micro de Bertrand Queneutte :

Bob Bradley, avec Bertrand Queneutte

Revivez le match, avec les commentaires de Bertrand Queneutte et Alexis Bertin, sur France Bleu Normandie : 

Une faillite collective

Comme contre Troyes, vendredi dernier, les Ciel & Marine ont entamé le match de la plus mauvaise des manières : en encaissant un but rapidement (15'), par l'intermédiaire d'un gamin (19 ans) à la fois intenable et usant, Jean Philippe Mateta. Seulement, à la différence du dernier match de championnat, jamais les hommes de Bob Bradley, qui ont littéralement été piétinés et dominés dans tous les compartiments du jeu, n'ont été en mesure de produire quoi que ce soit de positif dans cette partie. Jamais ils n'ont été capables de rivaliser avec un adversaire pourtant largement inférieur, sur le papier. Il s'agit donc, selon Alexandre Bonnet, d'une faillite collective à tous les niveaux : physique, technique, tactique. Le capitaine du HAC est au micro de Bertrand Queneutte :

Alexandre Bonnet, avec Bertrand Queneutte

Alexandre Bonnet, capitaine du HAC : "C'est une grosse claque, cela fait très mal. Les défaillance ont été physiques, techniques, tactiques. On est déçu. On ne méritait rien de plus. Il va falloir vite rebondir., vite tourner cette page."

Pour cette rencontre, rappelons que Bob Bradley avait fait le choix de ne quasiment pas faire tourner son équipe, en n'opérant que deux changements, dont un contraint (Ferhat, blessé). Avant le match, le coach américain justifiait son choix par l'arrivée, la semaine prochaine, d'une trêve internationale. Seulement, force est de constater que certains joueurs ont semblé émoussés physiquement, ce mardi. Incapables de rivaliser, même sur ce plan, avec leurs adversaires.

Aujourd'hui, et alors que certains s'interrogent sur la condition physique du groupe, Bob Bradley répond simplement que son équipe "doit être capable d'enchaîner les matchs". L'entraîneur américain va pourtant vite devoir trouver un remède à ce mal. Vite appeler un plombier, aussi, afin de fermer le robinet : le HAC a en effet encaissé 8 buts... en seulement deux matchs ! Remettre en question, enfin, le statut de certains de ses joueurs.  Sans compter qu'il serait plus qu'urgent de parvenir à ressouder un groupe et un staff, au sein duquel apparaissent parfois des désaccords, voire des tensions. Sans cela, les havrais qui, c'est indéniable, possèdent intrinsèquement beaucoup de qualités, pourraient bien replonger.

Coup de chapeau aux hommes du Berry

Elle a beau pointé à la huitième place du National (3ème division) après trois journées, l'équipe de Châteauroux a offert une prestation de grande qualité, ce mardi. Jean-Philippe Mateta, auteur d'un triplé et d'une superbe Madjer sur sa première réalisation, symbolise a lui seul toute la détermination et l'envie affichées par les hommes de Michel Estevan. A l'issue de la rencontre, le coach de la Berrichonne a d'ailleurs confié son étonnement  de ne pas avoir déceler une motivation au moins égale à celle de ses joueurs, chez les hommes de Bob Bradley :

Michel Estevan, entraîneur de Châteauroux : "Je sentais cela ne pétillait pas chez eux. Je ne vais pas dire qu'ils étaient sûrs d'eux. Mais on ne sentait pas une grande motivation. Je me disais qu'il y avait quelque chose à faire"

Michel Estevan, au micro de Bertrand Queneutte

Prochain math : Red Star - Le Havre (Ligue 2 | J5), ce samedi 27 août, à 15h. A suivre en direct et en intégralité, sur France Bleu Normandie, avec Bertrand Queneutte et Alexis Bertin.

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