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Football DOSSIER : Mondial 2018 de football

Coupe du monde 2018 : Matuidi revient sur les coulisses du Mondial dans une lettre touchante

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Il y a un an, la France fêtait son succès en finale contre la Croatie et pour décrocher son deuxième titre de champion du monde. Blaise Matuidi, acteur majeur de la réussite tricolore est revenu sur les coulisses de la victoire dans une lettre où le milieu nous explique la vie du groupe en Russie.

Matuidi a peut-être disputé sa dernière Coupe du monde en 2018.
Matuidi a peut-être disputé sa dernière Coupe du monde en 2018. © AFP - Matteo Ciambelli

Acteur majeur du titre de champion du monde, Blaise Matuidi était le poumon et la hargne de cette Équipe de France. 

Un an après la finale victorieuse contre la Croatie (4-2), le milieu de terrain revient, dans une lettre intitulée "À ma bande de fous" pour Bros Stories, sur les coulisses de ce groupe qui a rapporté une deuxième étoile à la France. 

"À ma bande de fous" 

L'expérimenté joueur de la Juventus le sait bien, lors des compétitions internationales il est possible de trouver le temps long. Lui qui a participé à l'Euro 2012 et 2016 ainsi qu'à la Coupe du monde 2014 n'a jamais eu ce sentiment dans ce Mondial russe : "L’été dernier, à aucun moment je n’ai eu ce sentiment. Jamais. Le temps filait, j’étais bien, c’était ma maison", explique t-il. 

Et ce sont les moments où les 23 joueurs n'étaient pas sur le terrain qui ont permis au groupe de se souder : 

"Comme souvent dans ces moments là, ce sont les loisirs qui permettent de souder l’équipe. Je me souviens de la salle de cinéma, où il nous arrivait de regarder des films quasiment au complet. Des petits paniers de baskets façon « fête foraine » qu’ils avaient installé parce qu’ils savaient que certains d’entre-nous aimaient y jouer. Ah, cette machine, je l’ai saignée. C’était notre petit rituel. Je me débrouillais bien, mais on sait qui est le grand joueur de basket du groupe : Alphonse. Il a battu tous les records ! Il y avait aussi les parties de poker, avec Hugo et Olive en meneurs".

De la détente, sans jamais oublier l'objectif affiché : "tu as beau déconner, l’intérêt sportif est réel" poursuit-il. 

Matuidi revient sur l'épisode de l'extincteur

Ce sont ces liens qui ont permis aux Bleus de réaliser le parcours incroyable qu'ils ont fait. Il y a tout un tas de moment de complicité comme le désormais célèbre épisode de l'extincteur : "c’était après l’Argentine, il me semble, donc c’était un peu festif. Il arrivait souvent que les couches-tard réveillent les couches-tôt. Ce soir-là, c’est tombé sur moi. Ça a frappé à la porte, j’ai ouvert, j’ai commencé à sortir et à chanter. Lucas, il avait ses rituels de chant, c’était marrant. Puis c’est tombé sur Adil. Et Adil a dit : « Si vous retapez, je vous jure que je vais sortir le grand jeu ». La suite, vous la connaissez, c’est cet extincteur et l’alarme incendie qui va avec. Dans la foulée, on se retrouve tous dehors, très tard. On était là, les 23, comme des enfants, à avoir peur de se faire taper sur les doigts par leur papa. On voit le coach qui arrive au loin, on se regarde tous. Puis on attend que l’alarme s’arrête avant de regagner nos chambres dans le silence. Ce moment… C’était parfait."

Il explique que c'est ces histoires qui ont bâti le succès de l'équipe, mélangés avec le travail de Didier Deschamps : "Ce succès, il s’est bâti sur ces moments et sur tout ce qu’on a mis à l’entrainement. Dans notre sérieux, notre investissement, notre capacité à se concentrer sur l’événement. Mais aussi sur tout le travail qui est fait dans le groupe. Là, le mérite revient au coach." 

Une victoire qui s'est jouée sur des détails mais la solidarité du groupe a permis à chacun de faire les efforts nécessaire à la réussite : 

"Vas-y, c’est ton gars, ces deux mètres en plus, tu les fais".

La volée de Pavard :  "ah ouais, là on est chaud quand même"

L'ancien joueur de Troyes, de Saint-Étienne, du Paris Saint-Germain et désormais de la Juventus de Turin l'affirme : "A 32 ans, je n’avais jamais connu un groupe comme ça."

Mais le déclic, le groupe l'a eu pendant le match contre l'Argentine après la sublime reprise de volée de Benjamin Pavard : "l’égalisation de Benjamin Pavard, elle m’a donné des frissons, même sur le terrain. La joie partagée avec les gars et surtout ce moment où tu te dis « ah ouais, là on est chaud quand même ». On s’est sentis invincibles après ça, plus rien ne pouvait nous arriver." 

Derrière ce but, l'Uruguay, la Belgique ou la Croatie ont fait les frais de cette invincibilité qui a permis à l'Équipe de France de décrocher la deuxième étoile sur le maillot bleu.