Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Football

Coupe du monde de football 2018 | l'histoire brestoise de Gonzalo Higuain

samedi 30 juin 2018 à 10:05 Par Thomas Lavaud, France Bleu Breizh Izel

En huitièmes de finale de Coupe du monde contre l'Argentine, l'équipe de France de football ne devra pas se méfier que de Leo Messi. Elle devra aussi surveiller Gonzalo Higuain, né à Brest à l'époque où son papa Jorge jouait au Brest Armorique. L'entraîneur de l'époque Bernard Maligorne se souvient.

Un Brestois surnommé Pipita
Un Brestois surnommé Pipita © Maxppp - Kyodo

Brest, France

L'arrivée des Higuain, à l'été 1987

Bernard Maligorne : "En 1987, le directeur sportif de l'époque, Slavo Muslin, entre en contact avec un agent qui nous présente Jorge. Il vient en stage avec nous, en Suède, dispute plusieurs matches. C'était un pur défenseur axial. Pas très technique, à la relance incertaine, mais il avait un bon jeu de tête et une bonne culture défensive. J'ai un bon souvenir du joueur, et un souvenir encore meilleur de la personne. Il était curieux. Il venait me voir l'après-midi, pour traduire des mots, avancer dans la langue."

La naissance de Gonzalo, en décembre 1987

Bernard Maligorne : "Mon épouse est allée voir la sienne, à la clinique, pour lui remettre un cadeau à la naissance de Gonzalo. Elle était restée un moment. Elle parlait un peu anglais, la femme de Jorge aussi. Elles avaient réussi à se débrouiller... On était tous contents de l'arrivée de son enfant. "

Le retour vers l'Argentine, au printemps 1988

Bernard Maligorne : "On avait une défense qui tenait la route, un bon milieu mais on avait des lacunes dans l'efficacité. Et on ne s'est pas maintenus. Jorge était le premier ennuyé car il sentait le potentiel de l'équipe. D'un commun accord avec le Président Yvinec, il a quitté le club. Le Président n'était pas à l'initiative du recrutement. Or, il aimait bien que ça passe par lui. Il n'était pas satisfait des matchs de Jorge. Même si on s'était maintenus, je ne suis pas sûr qu'il serait resté en D2 (...) Dommage qu'il ne soit pas arrivé dans un contexte très serein, après l'éviction de Raymond Keruzoré, la perte de plusieurs joueurs partis au Matra Racing. Dans un climat plus apaisé, on aurait dû faire mieux"  

Bernard Maligorne est aujourd'hui directeur sportif du Stade Plabennecois, en Nationale 3 - Radio France
Bernard Maligorne est aujourd'hui directeur sportif du Stade Plabennecois, en Nationale 3 © Radio France - Jérôme Fouquet / Ouest France
  • Dans le numéro 152 de So Foot (décembre 2017), Gonzalo Higuain évoque sa ville natale, et son unique venue en 1998, à l'age de 10 ans. "J'étais curieux de savoir où j'étais né. Ce n'est pas la ville la plus belle du monde, mais ce n'est pas la plus moche non plus. C'est une ville normale, populaire, où les gens sont très bons. _A Brest, on vit sans doute mieux que dans des villes mieux réputées_. Il y a plus de sécurité. Les gens ne sont pas envieux. Et puis, j'ai l'impression qu'ils ne vivent pas en se demandant comment faire du mal à l'autre. Parfois, on vit mieux dans des endroits moins beaux. Il y a plus d'humanité, plus d'honnêteté. " Approché par Raymon Domenech pour intégrer l'équipe de France, "Pipita" avait décliné l'invitation. "J'avais vécu dix-huit ans en Argentine, et dix mois en France. La décision était plus qu'écrite."
  • So Foot est également revenu en détail sur le passage de Jorge Higuain au Brest Armorique.