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Coupe du monde féminine 2019 : "C'est de la balle" pour les volontaires du stade de la Mosson

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Dernier des cinq matchs du Mondial féminin de foot ce mardi 25 juin à Montpellier : Italie-Chine à 18h. Fin de l'aventure aussi pour les 250 volontaires qui auraient aimé que ça dure plus longtemps.

les volontaires  du stade de la mosson les volontaires  du stade de la mosson
les volontaires du stade de la mosson © Radio France - Pascale Viktory

Ils ont entre 18 et 75 ans et en moins de trois semaines ils ont créé une "famille". Les 250 volontaires mobilisés pour la coupe du monde à Montpellier ont vécu l’événement de l’intérieur, au plus près. Ces bénévoles étaient déployés dans le stade de la Mosson, les jours de matchs dans les tribunes auprès du public, d'autres à l'accompagnement des médias et même des équipes.

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"Quand on est à quatre mètres des joueuses prêtes à entrer sur le terrain, c'est pas comme à la télé !"

Serge rêvait de vivre une Coupe du monde de l'intérieur, il a fallu qu'il soit à la retraite pour le faire."Je regarde ça avec les yeux grand ouverts". Serge est un passionné de ballon rond, il a joué au foot à un bon niveau, suit les matchs à la télé ou dans les tribunes, mais là, il a pu approcher de près les équipes. Il était volontaire au service communication-médias."J_'ai vu, ressenti la concentration des joueuses, le stress des entraîneurs."_ Celles qui l'ont le plus impressionné, ce sont les Allemandes : "Quand tu es à quatre mètres d'elles, tu prends conscience de leur gabarit, elles font entre 1m70 et 1m85, ce sont des athlètes de haut niveau." Serge le dit : "Je les vois en finale !" 

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"Ça m'a donné envie de refaire du foot "

Aziza a 22 ans, elle est étudiante en licence d'administration-économie sociale. Elle parle d’aventure humaine, "des photos, beaucoup de blagues, de rires". Et ces trois semaines vont peut être changer sa vie : elle pensait faire de la gestion d'entreprise, elle va s’orienter vers l’événementiel dans le sport. Aziza ne s'est pas engagée comme volontaire par hasard. Elle aime le foot qu'elle a pratiquée petite : "J’étais en Algérie, une fille qui veut faire du foot c'est mal vu, j'ai eu des difficultés à trouver un club. Quand je vois avec cette Coupe du monde comment les choses changent, j'ai envie de rechausser les crampons... Oui, je vais reprendre le foot."

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Serge et Aziza, deux volontaires montpelliérains © Radio France - Pascale Viktory

"J'aimerais avoir 50 ans de moins pour pouvoir rejouer au foot !"

Marie-France fait 1.000 kms aller-retour pour vivre sa passion pour le foot. Cette dirigeante d'un club de Trelissac, près de Bordeaux, voulait participer à la Coupe du monde. Pas de stade retenu dans sa région, elle s'est engagée comme volontaire à Montpellier. Marie-France est une pionnière : à 16 ans, elle a disputé le premier championnat féminin de foot, en 1974, avec les équipes de Reims, Quimper, Marseille. "J'ai assisté au rejet du football féminin pendant les années 80. Ce sont les Américaines qui l'ont remis à la mode et là, c'est sur la bonne voie." et Marie-France de conclure : "Je regrette de ne pas avoir 50 ans de moins !"

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Les volontaires de Montpellier croient tous que les Bleues iront au moins en demi-finales. Ça, c'est la raison qui parle, mais ils espèrent tous qu'elles seront championnes du monde !

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