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Coupe du monde / Mathieu Valbuena : "Aujourd'hui, il y a une grande force"

Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde lundi 23 juin 2014 à 18:13

Mathieu Valbuena en conférence de presse au Brésil le 23 juin
Mathieu Valbuena en conférence de presse au Brésil le 23 juin © Imprime écran BFMTV

A deux jours du troisième et dernier match de poule face à l'Equateur sur la pelouse du Maracana, le Girondin Mathieu Valbuena est revenu en conférence de presse sur un Mondial jusqu'ici parfaitement négocié, collectivement et individuellement.

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Les déclarations de Mathieu Valbuena en conférence de presse ce lundi.

En tant que titulaire, éprouvez-vous le besoin de souffler pour ce 3e match ?

Mathieu Valbuena : Mathématiquement on n’est pas qualifié et moi j’ai toujours envie de jouer, le coach me connaît assez. Après, il fera ses choix et alignera l’équipe la plus équilibrée. On a tous envie de jouer.

En quoi le jeu change-t-il avec Griezmann et Giroud ?

Ce sont deux profils totalement différents. Antoine amène beaucoup de déplacement et de l’intelligence. Quand il a joué, ca s’est super bien passé. Olivier amène un point d’ancrage quand il joue en pointe et surtout un bon jeu de tête, on a pu le voir contre la Suisse. L’équipe de France a été performante, ça montre que tout le monde est concerné et pas seulement onze joueurs. Les 23 tirent dans le même sens, c’est pour ça qu’aujourd’hui, il y a une grande force.

A titre individuel, votre liberté vous plaît ?

C’est vrai que dans ce système qui fonctionne, il y a un équilibre. Les premiers défenseurs sont les attaquants. On essaie de se replacer, de défendre. Ce ne sont pas nos qualités premières mais on le fait. Après, on essaie de mettre du mouvement, de la vitesse. Aujourd’hui ça fonctionne très bien

Le Maracana est-il un stade comme un autre ?

C’est un stade mythique où ont joué de très grands joueurs. C’est quelque chose de fantastique. Ce sont de grands moments qu’on va vivre et j’espère qu’il y aura une victoire à la clé.

Que change la présence de vos proches ?

Je les ai vus avant le match contre la Suisse. Le fait que ma famille, les gens que j’aime, soient réunis ici, ça m’apporte beaucoup de force et, de les voir heureux comme ça, j’ai envie de donner encore plus.

Le fait d’être un titulaire indiscutable change-t-il la donne ?

Même si à chaque fois on remet en cause mon statut, ça ne me dérange pas, ce sera toujours comme ça dans ma carrière. Ca s’est peut-être calmé mais je ne vais pas me relâcher, au contraire. Je vais toujours faire plus, donner le maximum pour être encore plus performant et surtout ne pas me relâcher. Parce que je sais ce que c’est et que je l’ai payé cash.

Que savez-vous de l’Equateur ?

On a pu les voir à travers les vidéos et les matches contre la Suisse et le Honduras. C’est une équipe accrocheuse, qui ne lâche rien et qui va jouer sa qualification contre nous. Ca va être un adversaire très difficile mais notre premier adversaire, c’est nous même et ça on le sait bien.

Allez-vous calculer pour éviter l’Argentine en 8èmes de finale ?

A nous de finir premier de ce groupe et après on verra qui on va rencontrer. Si on peut éviter l’Argentine, c’est mieux. On verra bien.  

Vos relations avec Didier Deschamps ont-elles changé depuis Marseille?

A l'OM, ça a été un début compliqué où je n’étais peut-être pas dans ses petits papiers. A force de travail, j’ai su gagner des titres avec lui pour après retrouver l’équipe de France. C’est un beau clin d’œil. Maintenant ça se passe très bien.

Flatté d’avoir été comparé à un maestro par la presse brésilienne ?

On est tous une pièce importante de l’équipe de France. Je suis fier d’en faire partie. Si la France en est là, il faut louer l’état d’esprit qui règne depuis un petit moment. On voit qu’il y a vraiment une très belle ambiance. Maintenant on verra quand l’équipe de France aura des difficultés. On va voir qui on est vraiment et, si ce jour là arrive, comment on va pouvoir réagir.

Comment expliquer votre réussite sur coup de pied arrêté ?

C’est vrai que c’est très important. Sur des matches très difficiles, ça se joue sur des détails. On a des joueurs de très bonne qualité à la tête. C’est vraiment un bel avantage pour l’équipe de France.

Mathieu Valbuena sous le maillot de l'Equipe de France de football
Tirez-vous profit de votre blessure à l’épaule cet hiver ?

C’est vrai que j’ai été blessé en décembre, j’ai repris en janvier. C’était un mal pour un bien. Avec Marseille, j’ai eu quatre mois compliqué même si je n’ai pas été mauvais comme certains ont pu le dire. Réentamer une mini préparation avec la sélection m’a permis d’avoir du jus et de me sentir bien sur le terrain

Didier Deschamps combat l’euphorie, message reçu ?

C’est un coach qui a beaucoup d’expérience et de vécu. Il était très heureux après la Suisse. Il veut qu’on garde beaucoup d’humilité. A nous de continuer. Après, s’il a envie de dire quelque chose, de faire une piqure de rappel, il le dit en tête à tête jamais devant le groupe.   

La France est-elle favorite ?

Il y a 5-6 mois, il n’y avait pas un grand enthousiasme autour de l’équipe de France. Aujourd’hui, c’est tout  le contraire. On le sent, nous joueurs, le soutien de tous les supporters que ce soit ici au Brésil ou en France. Mais nous on est dans notre bulle et on sait que la route est encore longue.

Que vous apporte Didier Deschamps ?

Il a su mobiliser un groupe, tirer le meilleur de chaque joueur. On sait très bien ce qu’il nous inculque, cette culture de la gagne, "mordre" nos adversaires.

Pourquoi avez-vous dû prouver toujours plus que les autres ?

Dans la vie, on ne peut pas faire l’unanimité. C’est comme ça et je n’en veux à personne. Je sais où je veux aller. Mon gabarit m’a à un moment donné desservi. Quand je ne suis pas bon, on le remarque très vite. Je continue mon bonhomme de chemin avec beaucoup d’humilité et de détermination. Je n’ai jamais rien eu dans la facilité, on ne m’a jamais fait de cadeau. Mais je le sais, c’est ce qui fait ma force. C’est pour ça que je ne me relâcherai plus.

Qu’en est-il de votre avenir et des contacts avec la Fiorentina ?

Je ne fais pas la coupe du monde pour trouver un club mais pour mon pays, pour que l’équipe de France aille le plus loin possible. Mon avenir est incertain mais on verra après.

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