Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Damien Da Silva : "Gagner la Coupe de France ? Je n'y pensais même pas"

Ce vendredi 24 juillet 2020, la finale de la Coupe de France oppose le PSG à l'AS Saint-Étienne. Damien Da Silva, l'ancien défenseur du Stade Malherbe l'a remportée l'an dernier avec Rennes. France Bleu l'a joint pour ouvrir la boîte à souvenirs. Il n'oublie pas le SMC et la ville de Caen.

L'ex-défenseur caennais, Damien Da Silva, a remporté la Coupe de France avec Rennes en 2019
L'ex-défenseur caennais, Damien Da Silva, a remporté la Coupe de France avec Rennes en 2019 © AFP - CHARLY TRIBALLEAU

Le football reprend ses droits, officiellement, ce vendredi soir. Le Paris Saint-Germain affronte l'AS Saint-Etienne en finale de la Coupe de France au stade de France (21h10). La vieille dame ne laisse personne indifférent sur les gazons, dans les tribunes et devant les écrans de télévision. La reine des compétitions du foot français passionne tous les amateurs de ballon rond, surtout ceux dont c'est le métier. Sentiment poussé à son paroxysme quand il s'agit de soulever la coupe. Ce qu'a fait l'ancien défenseur du Stade Malherbe, Damien Da Silva victorieux l'an dernier avec Rennes face au PSG (2-2, 6 tirs au but à 5). Il raconte ses souvenirs à France Bleu.

La Coupe de France c'est une compétition à part ?

"Pour moi c'est la plus belle des compétitions. J'ai énormément d'amis qui la disputent. Et c'est sympa de pouvoir en parler avec, eux qui jouent les premiers tours. Ce qui est beau dans ce trophée, c'est que tout le monde participe, des amateurs aux professionnels. Et être présent à l'arrivée et pouvoir la gagner, c'est un véritable honneur. J'en suis très fier et très heureux d'avoir pu la remporter."

Racontez-nous, justement, cette finale au Stade de France, face au PSG...

"Dans cette finale, il y a eu tout ce qui a fait que les émotions étaient décuplées. On perdait 2-0. Et à ce moment là, tout le monde nous voit prendre une "taule" (sic). Et puis jouer contre Paris, c'est toujours très compliqué. On revient au score. On gagne aux penaltys, au bout du suspens. Donc les émotions ont été vraiment fortes ce soir là."

Et vous inscrivez alors la première ligne de votre palmarès... 

"Je ne vais pas vous mentir, je n'y pensais même pas. Jamais je n'aurai cru gagner ce trophée là dans ma carrière. Moi, quand je commençais la coupe de France, l’objectif était d'aller le plus loin le possible. Alors se qualifier pour une finale et la remporter, c'était extraordinaire à vivre en tant que joueur. Ça n'arrive pas à tout le monde."

Gagner au Stade de France, fêter ce titre avec les supporters, devant votre famille... ça doit être fort ?

"J'étais complètement sur un nuage. Quand Paris rate son dernier penalty, j'ai un moment de flottement. Je n'ai jamais été heureux comme ça dans ma vie professionnelle. Des émotions très très très fortes que j'espère retrouver un jour, même si je sais que ça sera très compliqué. En plus, vous le faites devant votre famille. Ils ont toujours été là, derrière moi durant ma carrière. Et ils étaient tous présents au stade donc c'était génial. Quand je les vois en tribune, à la fin du match, vous êtes encore pris par l'émotion. Le fait de voir ses parents, leur permettre de toucher la coupe de France. Ce sont aussi des souvenirs pour eux. Ce qui est beau dans ce métier c'est de partager des émotions. Et ce soir là, c'était le cas."

Et quand vous prenez la coupe, qu'est-ce que vous ressentez ?

"C'est un trophée historique. Ça fait très longtemps qu'elle est mise en jeu chaque année. La toucher c'est énorme. C'est bizarre à dire mais c'est énorme d'avoir cette coupe là entre les mains. On ne s'en rend pas forcément compte sur l'instant, mais quand on revisionne les images, on se dit "ah oui". Les photos avec la coupe elles nous resteront toute notre vie. Donc avec le recul il y a beaucoup de fierté."

Damien Da Silva célèbre sa victoire en finale avec Rennes face aux supporters au Stade de France
Damien Da Silva célèbre sa victoire en finale avec Rennes face aux supporters au Stade de France © AFP - Anne-Christine POUJOULAT

Vous réalisez cette exploit juste après votre départ du Stade Malherbe. Vous restez attaché à Caen ?

"Oui, très fortement. Je me suis super bien senti dans la ville. J'ai une attache avec ce club. J'y ai découvert la Ligue 1. Pour moi c'était un rêve de pouvoir disputer ce championnat. J'ai pu réaliser ce rêve avec Malherbe donc je n'oublierai jamais ça. Et au delà, j'ai adoré les gens, la vie là bas, les coéquipiers, les personnels du club. Je garde encore des contacts très proches avec eux. J'aimerai plus les revoir."

Un petit coup d'A84 et vous êtes vite en Normandie !

"Oui (rires). Mais malheureusement, ou heureusement, on joue beaucoup avec Rennes. Du coup je ne peux pas venir autant de fois que je voudrai. Mais je suis toujours le club. Je le suivrai toujours. J'espère vraiment qu'ils vont remonter dans les prochaines années en Ligue 1."

Quel est votre programme dans les prochains jours ?

"Pour l'instant, avec Rennes, on a fait qu'un match amical (victoire 3-0 contre Châteauroux). Et là, dans une semaine, on va enchaîner les matchs amicaux. On va jouer quasiment tous les trois jours pour commencer à prendre le rythme de la saison. Et ça va arriver très vite. On bosse sérieusement pour être le mieux préparer possible."

Vous êtes impatient de retrouver la compétition ?

"Ce qui manque le plus, personnellement et aux autres joueurs aussi quand on en parle entre nous, c'est l'adrénaline des matchs. Peut-être qu'il y en aura un peu moins, surtout s'il n'y a pas tous les supporters ! Leur soutien est important. Il nous font monter le palpitant et nous donne la rage de vaincre. J'espère qu'on va vite tous les retrouver pour renouer avec ces ambiances qui nous manquent énormément."

Vous parliez tout à l'heure de la découverte de la Ligue 1 avec Malherbe, il y a cette victoire en coupe de France avec le Stade Rennais. Et peut-être bientôt la Ligue des Champions ?

"Oui, c'est vraiment fou. Après je reste prudent. Je ne m'enflamme pas. Pour l'instant on est pas encore en Ligue des Champions. Il y a deux tours à faire. On peut se qualifier directement. Mais voilà, honnêtement, je ne me projette pas. Je ne veux pas être déçu si on y parvient pas. Après, si je la fais, ça sera extraordinaire pour moi. Comme de gagner la Coupe de France, je ne pensais pas qu'un jour je jouerai la Ligue des Champions. Évidemment c'est toujours dans un coin de la tête de chaque joueur. C'est le rêve ultime. C'est un niveau extraordinaire. On peut rencontrer des équipes de top niveau. C'est très excitant. Je suis content, chaque saison, de pouvoir avoir de nouveaux objectifs comme ça. J'ai essayé de progresser tout au long de ma carrière, d'avoir des ambitions plus élevées. Là, c'est très très haut. Et je ferai de mon mieux pour être à la hauteur."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess