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Football
Dossier : 100% PSG sur France Bleu Paris

Denis Troch dans 100% PSG : "Focalisons sur les choses positives pour gagner la Ligue des Champions"

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Par , France Bleu Paris

Il a été gardien de but puis entraîneur adjoint du PSG en binôme avec Artur Jorge. Aujourd’hui, Denis Troch est spécialisé dans le coaching mental. Il était l'invité de Pia Clemens dans 100% PSG ce mercredi 15 janvier.

Denis Troch dans 100% PSG avec Pia Clemens et Eric Rabesandratana
Denis Troch dans 100% PSG avec Pia Clemens et Eric Rabesandratana © Radio France - Pia Clemens

Ce mercredi dans 100% PSG, Pia Clemens recevait Denis Troch, ancien entraîneur adjoint emblématique du PSG, aujourd'hui coach mental. Si la moustache est moins fournie qu'à l'époque, les conseils sont tout aussi précieux. 

Est-ce qu’on est prêt pour le coaching mental en France ?

"Il serait normal d’être accompagné mais on sous-estime et on met de côté quelque chose qui est primordial. L’important pour un sportif c’est qu’il puisse tirer le maximum de son potentiel, de ses connaissances, de son savoir pour ne pas avoir de regrets. Le coaching mental consiste véritablement à sortir les interférences qui pourraient vous empêcher d’utiliser tout ce que vous avez appris et tout ce que vous avez en vous. C’est pour ça que j’ai fait ce métier. Je me suis rendu compte que je ne savais pas comment trouver la confiance en soi, comment se sublimer, comment être meilleur aujourd’hui, plus qu’hier. On prend 35.000 décisions par jour, conscientes ou pas et on ne nous apprend pas toujours à le faire. Toutes ces questions-là je me les suis posées et c’est pour cette raison que je me suis dit OK j’ai fait le tour, j’ai entrainé pendant 23 ans, maintenant peut être qu’il faut que je me mette à disposition de ceux qui en ont besoin, dans le monde du sport, de l’entreprise ou pour les particuliers."

Est-ce qu’on coache de la même façon un sportif individuel et une équipe ?

"Je ne réponds pas favorablement aux demandes individuelles dans un club sauf si c’est en accord total avec le club concerné. En règle générale, pour ne pas dire tout le temps, le club me demande d’intervenir sur le groupe, le collectif, de façon à ce que tout le monde puisse entendre le même discours, ça va des dirigeants du staff, aux joueurs et le discours est aligné, c’est cohérent dans la transmission, aussi bien sur la confiance, l’estime, la concentration, la cohésion. Je me mets ensuite à disposition, que ce soit pour le staff, ou les joueurs dans des entretiens individuels. Mais seulement s’ils le désirent."

Vous l’entendez souvent que le coaching mental c’est pour les faibles et les malades ?

"Oui. J’ai aussi été dans cette position de joueur et je pensais il y a plusieurs décennies que j’avais suffisamment de force, de puissance, que je me connaissait suffisamment pour affronter toutes les affres du quotidien. Pour autant, on est à des années-lumière de tout ça parce que bien souvent on se pose des questions et on n’a pas la réponse. Il faut savoir qu’à chaque fois que vous vous posez une question, votre cerveau est tellement bien fait qu’il cherche une réponse. Si vous vous posez une question et que vous n’avez pas une réponse ce n’est pas grave mais si vous en avez des dizaines et des dizaines qui vous trottent dans la tête, ça devient très compliqué. D’où l’importance de pouvoir échanger  avec quelqu’un du milieu psy ou avec une approche mentale."

Y a t-il un problème de mental au PSG ?

"Je pense que la peur ou le doute est nécessaire avant une rencontre. Le doute nous permet de scanner toutes les problématiques qui pourraient nous arriver afin de les éviter en match. Dès qu’une personne a le doute à l’intérieur d’un groupe, d’une rencontre ou d’un évènement, il le transmet et c’est la gangrène. Est-ce que le PSG a la peur de gagner comme on l’entend ? Non. Tous les joueurs savent gagner. C’est plus l’atmosphère, l’environnement qui attend le PSG sur une situation bien précise qui leur fait peur et ce sont en l’occurrence les quarts de finale de la Ligue des Champions.  Et ça, à chaque fois qu’on focalise sur quelque chose, on amplifie la problématique. Alors que les quarts ne devraient être qu’un passage obligé, mais seulement un passage. On devrait pouvoir dire "On joue le titre. Et les 8emes, les quarts, les demis ne sont que des nécessités, des obligations de passage."

Si vous deviez les coacher aujourd’hui, comment vous feriez pour que les quarts de finale soit une étape et pas un mur ?

"C’est assez simple. Il faut savoir qu’autour de nous, les gens qui nous aiment le plus, sont aussi ceux qui nous mettent le plus de pression. Parce qu'ils nous aiment ils voudraient qu’on réussisse, que ce soit les supporters, les dirigeants, les partenaires. On est entouré de personnes qui nous mettent la pression. Il faut se détacher de tout ça, ce qui est loin d’être simple. Il faut revenir sur des choses pragmatiques et qui ont déjà été faites. Est-ce qu’on est capable de marquer un but ? Est ce qu’on est capable de tenir un résultat ? Est-ce qu’on est capable de gagner de gros matches ? Oui ! Il faut voir toutes ces choses-là et mettre une dynamique de réussite probante et pas virtuelle comme on pourrait le penser."

On a parfois reproché à Thomas Tuchel la calinothérapie qu’il exerce avec les joueurs, est-ce que pour vous, montrer de l’amour aux joueurs c’est un problème ou une bonne chose ?

"Il faut être en adéquation avec sa personnalité et on ne peut pas se transformer, faire autre chose que ce qu’on est capable de donner. Il doit y avoir autour de nous une complémentarité de personnes très cartésiennes, d’autres qui vont se projeter de manière à ce que les échanges et la confrontation puissent cristalliser sur quelque chose de positif pour tout le monde. Ça veut dire ouvrir les portes, orienter, canaliser, donner la place à la personne la plus importante dans l’instant. Exemple dans une rencontre si un joueur frappe le penalty, c’est la personne la plus importante qui existe pour tout le monde,  joueurs ou supporters ; il doit sentir cet amour et cette puissance. Et je crois qu’on en n’est pas encore là dans le don de soi pour que l’autre puisse prendre le lead et tirer le maximum de la situation. Ça veut dire qu’on doit tous parler le même langage, dans la même dynamique pour le bien de l’équipe. Il y a toujours les pour et les contre, ceux qui ont de l’agressivité à transmettre mais il faut être pour les pour et non contre les contre. Si on est contre les contre on perd de l’énergie à donner aux gens qui sont pour. Focalisons sur les choses positives qui peuvent nous amener à gagner cette Ligue des Champions."

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